Milestone / PLAION - Switch 2 / PlayStation 5 / Xbox Series / PC - 15,7 Go - En français - Durée de vie minimale : 10h
Les petites voitures vont enfin voir les choses en grand avec une nouvelle aventure en monde ouvert se déroulant sur plusieurs îles et cachant de nombreux challenges aux caractéristiques variées.
Une licence vieille comme le monde
Hot Wheels est certainement l’une des licences les plus présentes dans le milieu du jeu vidéo de course depuis plusieurs décennies avec près d’une vingtaine de titres sur consoles de salon et portables, et plus du double si on compte les jeux mobiles !
Confié à de nombreux studios de développement au fil de sa longue carrière (depuis 1985), Hot Wheels fait l’an dernier un bref et oubliable passage dans le giron de GameMill, connu pour être à l’origine de jeux comme la série Nickelodeon Kart Racer, avec “Let’s Race”.
Cette année, Mattel a de nouveau fait appel au savoir faire maintenant bien établi de Milestone et nous donne le privilège de découvrir une itération faisant indirectement suite à la série “Unleashed”... qui sortira nos petites miniatures de ses carcans pour l’immerger dans une dynamique open-world.
C’est également l’occasion d’embrasser le présent avec une édition maintenant full new-gen, sortie uniquement sur Switch2, PS5, Xbox Series et PC ! (adieu donc le cross-gen).
Démarrage à chaud
Milestone nous propose une expérience assez directe avec des menus peu présents, embrassant pleinement la dynamique des open-world. Pas de vrai menu principal mais un "hub" logé dans le menu pause, ainsi qu'une carte accessible à tout moment avec le pavé tactile. Tout se passe donc sur le terrain. Les options à disposition sont cependant très complètes et couvrent de nombreux aspects ergonomiques, d'assistance et d’accessibilité, le tout bien évidemment en français.
Le début de partie est pour ainsi dire immédiat avec une mise en condition du joueur dans son vaste environnement et une phase tuto assez rapide, expliquant les bases mais également les spécificités du titre.

Par exemple, la possibilité de choisir à tout moment un véhicule répondant à quatre grandes familles, adaptées à chaque type d’épreuves qui nous attendent.

Dès les premiers instants au volant, on ressent dans Hot Wheels Infinite Rush une immédiate sensation de liberté qui nous autorise à effectuer un peu ce que l’on veut entre deux épreuves, comme se balader pour découvrir la ville... qui n'est qu'une mise en bouche.

Des activités variées
Vous pensez que ce nouvel opus de Hot Wheels va se contenter de vous faire courir sur des pistes bien balisées en quête de première place ? Détrompez-vous, il y aura bien plus à faire, et les cartes à disposition deviennent un immense terrain de jeu dynamique :
- Courses classiques avec des adversaires et checkpoints, utilisant les rues, tremplins et éléments de décor.
- Courses éliminatoires où il faudra absolument éviter d'être en fin de peloton.
- Course contre un adversaire rencontré dans les rues (on lance un défi à un des "Dare Devils", dont on peut voler la voiture en cas de victoire)
- Casser un max de trucs en un minimum de temps dans une zone définie.
- Livrer une voiture le plus vite possible avec le moins de dégâts possible.
- Des épreuves de chronos.
- Des épreuves de drift.
- De la cascade / saut.
- Une activité de touriste, mettant en avant le mode photographe (prendre en photo un élément, un lieu, un véhicule… parfois plusieurs sur le même cliché)
- Se lancer le plus vite possible à la recherche de la "Flamme" souvent cachée à l'autre bout de la map.

La course reste cependant le coeur de métier du jeu, et il le fait bien.
Un soupçon de fil rouge
Pour vous amuser en dehors de toute compétition, de nombreuses mini activités de type "fil rouge" sont présentes :
- Trouver des logos Hot Wheels en flammes, cachés un peu partout en hauteur.
- Trouver des rouages bleus disséminés en très grand nombre dans toutes les cartes.
- Prendre des photos de stickers cachés (heureusement qu'un petit bip nous indique qu'il y en a un à proximité).
Et surtout... faire grandir une jauge d’expérience globale, ce qui rapporte des petits bonus, du cash, des améliorations, des voitures et débloque toujours plus d'épreuves !

Avec 300 rouages par île, Milestone a prévu de vous faire visiter les moindres recoins du jeu !
Gameplay
Plusieurs catégories de véhicules sont disponibles, avec la possibilité de swapper à tout moment en mode libre : vitesse, tout terrain, dérapage et universel. En plus de proposer des caractéristiques et un gameplay tranché, chaque type de véhicule propose un boost au fonctionnement différent et adapté à ses capacités.
Certains véhicules sont très sympas à piloter avec une bonne maniabilité et une physique intéressante, malgré le curseur arcade poussé à son paroxysme. D’autres sont plus pénibles et nous font parfois perdre le plaisir de faire de beaux drifts et trajectoires parfaites.

Les véhicules "Speeder" sont tellement rapides que l'on peut décoller très haut et voyager très loin...
Le point positif est que même si les plus férus joueurs de sim racing n’y prendront pas forcément de plaisir, les plus jeunes et débutants y trouveront rapidement leur compte, de par sa versatilité et son accessibilité.
Globalement, une fois qu’on a testé un grand nombre de voitures on finit tout naturellement par reprendre celles qui nous correspondent le mieux, et je dois avouer que j’ai pu trouver chaussure à mon pied dans chaque catégorie assez rapidement !
Les possibilités de dash latéraux sont intéressantes sur le papier mais dans la pratique ne servent quasiment jamais, ou alors il vaut être très vif, histoire d’envoyer un ennemi dans le décor.

Toi, tu vas visiter la stratosphère...
Un level design gargantuesque
Comme évoqué à mainte reprise, on bascule vers un univers open-world qui, ici, n’est pas une seule map géante comme on aurait pu le rencontrer dans un Burnout Paradise ou NFS Most Wanted 2013 (même si on retrouve parfois la notion de zones à débloquer), mais plus un réseau d’îles de grande taille que l’on va pouvoir "envahir" à mesure que nous progressons.

Un système astucieux de tremplin de voyage rapide permet de sauter de l’une à l’autre, en échange d’un petit moment d’attente dans les cieux sur “Air Miniatures”.
Chaque grande zone propose une identité plus marquée : ville et plage (type LEGO City), campagne / montagne, industriel / désertiques, Japon... avec des “boss” géants charismatiques saupoudrés de part et d'autre de celle-ci, ainsi qu'un rusher à battre.

On remarque que chaque map comporte elle-même des sous zones thématiques avec plusieurs "quartiers" au style marqué
Comparé à Unleashed, on sent que le level design, qui se déroule en extérieur et non plus dans des lieux de vie, est un peu plus générique, et propose souvent le même schéma de configuration : du plat, de la plage, de la montagne, des zones urbaines denses... avec tout de même des dénivelés intéressants par moment.

Quitte à se retrouver la tête en bas.
Au début c’est un peu blasant je dois l’avouer, et j’ai eu du mal à accrocher… puis l’intérêt a nettement augmenté avec les nouvelles îles et surtout la dernière, sur la thématique du Japon, qui m’a laissé bouche bée et vaut à elle seule son pesant de cacahuètes tellement elle est “complète”, vaste et magnifique !

On se croirait presque dans Horizon Chase Turbo !
Dans Infinite Rush, tout est absolument “destructible” ou plutôt “poussable”... tout, à part les très gros éléments… Cool mais dommage de ne ressentir absolument aucune masse… En gros, tous les objets, gros ou petits, font 10 Kg, et glissent facilement sur la chaussée quand ils sont poussés. Côté immersion, on essaye sans cesse de se rappeler que oui, au final, on est juste une petite voiture sur un tapis de jeu, entourée de blocs en plastique vides, créant un environnement à la fois très réaliste visuellement, mais à la physique “playmobil”.

De nombreux véhicules sont d'ailleurs à découvrir, garés, ou en circulation (PNJ), très (trop) faciles à bousculer, eux aussi.
Les IA ne sont pas particulièrement mauvaises ni même polishées… les circuits étant très larges, avec des possibilités de déborder facilement des “chemins balisés” lors des courses… elles se contentent de foncer et trouver une trajectoire optimale, tout en envoyant le boost dès que nécessaire. Il n’y a pas de difficulté insurmontable à arriver dans les premiers ou réaliser des performances de chronos. C’est une bonne nouvelle pour les novices, mais les érudits auront l’impression de littéralement rouler sur le jeu.

On ne reste pas dernier bien longtemps ! Surtout avec l'astuce du démarrage canon !
Une technique éprouvée
Les graphismes sont réussis, surtout sur les véhicules, qui ont rassemblé l’essentiel de l’attention, et sont pour un grand nombre, recyclés et améliorés de la série Unleashed. Les textures et matériaux sont vraiment travaillés, avec une vraie sensation de tenir entre les mains de vraies petites voitures aux carrosseries ultra-détaillées.

On a vraiment le sentiment (rare) d'objet “plein” en main, composé de plusieurs pièces, matériaux plastiques et métalliques emboités... et pas juste un objet 3D basiquement texturé et vide.

Vroom vroom vroom vroom vroom
L’environnement, de par son aspect “tapis de jeu” est mignon et propose une belle cohérence visuelle, très pop, colorée, saturée, mais avec un aspect jouet qui m’attire moins que les opus précédents, prenant place dans des environnements réalistes : salons, salle de jeu, laboratoires, jardins, etc. Là c’est uniquement une question de goût car j’ai appris à aimer ce style à la longue.

Et puis l'eau qui ondule en suivant les mouvements du véhicule, ces reflets... non je rigole, ce n'est pas important pour moi, mais c'est très propre.
La fluidité du jeu est parfaite, sauf en de rares moments où le jeu doit charger des données, et lors des phases de voyage rapide… Le “SSD magique” a donc trouvé ses limites, car les temps de chargement sont quant à eux incompréhensiblement longs, surtout quand on compare avec d’autres titres du genre, comme The Crew Motorfest, Forza Horizon ou Burnout Paradise.
Les sensations de vitesse sont au rendez-vous avec une caméra bien dynamique et des véhicules de plus en plus puissants et tracés de plus en plus rapides au fil des améliorations et de notre progression.

Le mode photo, réussi, nous fait réaliser des clichés mémorables !
Bande sonore :
Du côté des oreilles, c’est très réussi. Chaque véhicule dispose réellement d’une sonorité qui lui est propre, allant de pair avec un gameplay marqué et original pour chacun. Les petits sons de moteurs, turbos, dérapages sont dans la continuité d’Unleashed.
Les musiques d’ambiance type Dance / festives sont sympathiques et plutôt entraînantes ! Elles ont tendance à rappeler / réimaginer des hits des années 90-2000 et on apprécie de pouvoir réécouter certaines (Un peu comme dans Screamer où les propositions musicales étaient très intéressantes).
On ressent toutefois une sensation de vide, comme si certains sons avaient été omis volontairement pour que le jeu ne soit pas trop “réaliste” à ce niveau. C’est surtout valable pour les bruits de dégâts.

Faites péter le rupteur !
Un monde ouvert... à tous
Comme évoqué vis à vis de l’IA du jeu, la difficulté est assez bien équilibrée. C’est un jeu qui se veut rester accessible au plus grand nombre, tout en proposant un minimum de challenge. De ce côté, mission réussie, même si on espère une montée en puissance de la difficulté…
La durée de vie est assez bonne si on prend le temps de parcourir les terrains de jeu, faire tous les défis, trouver les objets cachés etc. comptez au minimum 10h en ligne droite, bien davantage si vous le visitez de fond en combles.

Il y a des spots bien sympas à visiter
Là où le bât blesse à mon sens, c’est que l’on a vite fait d’avoir la sensation de tourner en rond, tout le temps chercher une nouvelle activité à faire, se laisser déconcentrer par un rouage trouvé et un Dare Devil à poursuivre… La dynamique de course est sans arrêt entravée et les points d’intérêts bien trop disséminés et glissés au compte goutte sur la carte, surtout quand on débute sur une map.
On peut reprocher aussi que le jeu ne soit pas habillé d’un scénario qui pourrait rythmer et dynamiser l’entre deux courses et donner une colonne vertébrale à notre progression. Ici on se sent juste totalement libre et… diablement seul. Je ne suis pas particulièrement sensible aux open-worlds et préfère les jeux linéaires où le scénario me tient la main, donc ceci explique cela.

Pour rompre la solitude, une immense collection de voitures (150 véhicules personnalisables) nous attend, on peut les gagner petit à petit, les “acheter” dans la boutique avec les pièces du jeu, les personnaliser avec des livrées de la communauté ou bien en créer soi-même. Elles ne sont pas figées et les améliorer est aisé, avec les modules gagnés au fil des courses qu’il faudra activer pour chacune. Ceux-ci agissent positivement et négativement sur certaines stats de base du véhicule et peuvent être combinés.

Un véhicule "moyen" qui vous plaît, peut potentiellement devenir ultime, et ça c'est cool.
Un éditeur de circuit permet de prolonger un peu l’expérience pour ceux qui se sentent l’esprit créatif. C’est réellement un jeu que l’on peut survoler en quelques heures tout comme y revenir de manière récurrente pendants des semaines, mois, voire années.

Et puis,on peut rouler dans une Miata, c'est pas rien...
Conclusion
J’ai commencé Hot Wheels Infinite Rush l’esprit dubitatif, avec une sensation d’être perdu et en quête permanente d’activité, qui peinait à venir à moi naturellement. En persévérant et en adoptant un esprit de voyageur qui aime balader et découvrir, et avec l’arrivée de nouvelles îles, j’ai appris à aimer la structure du jeu, découvrir un gameplay, très bon de base, très arcade, très dynamique, qui se bonifie avec les nouveaux véhicules que j’ai pu gagner et acheter.
Hot Wheels Infinite Rush représente une cassure dans la lignée des Unleashed (un peu essoufflée avec un 2 qui ressemblait davantage à un 1.5). Cette cassure est également un pas vers une plus vaste accessibilité et un tempérament de jeu plus chill et “cosy”. Loin des courses systématiques et énervées, j’ai pu prendre plaisir à farfouiller les niveaux, récupérer un max de collectibles et profiter de la grande variété d’activités, même si parfois on sent qu’elles sont là pour meubler un scénario aussi vide que mon porte-monnaie après avoir fait un tour au rayon voitures miniatures de mon magasin préféré.
Accessible au plus grand nombre, fun et bourré de contenu, Cet opus n’est peut-être pas le plus impressionnant mais il a l’avantage de définir une nouvelle dynamique à la licence, qui rappellera pas mal de souvenirs aux férus de la première heure !
Techniquement on est sur un quasi sans faute avec une belle fluidité, une visibilité à perte de vue, des éclairages magnifiques, des décors et voitures très réussis et “pétillants”. Seuls les temps de chargement, parfois longs, rompent le charme.
L’immersion est bonne et l’ambiance bien festive. À recommander à tous, jeunes ou vieux, débutants ou pilotes aguerris (qui s'ennuieront peut-être un peu plus hélas).

A bientôt, je manvol !
Verdict :
- Visuellement très attrayant.
- Grosse sensation de liberté.
- Grandes cartes finement détaillées.
- La possibilité de création et personnalisation.
- Un gameplay arcade plaisant.
- La variété de comportements des véhicules.
- Belles sensations de vitesse.
- Perte de rythme entre les courses.
- Répétitivité de certaines activités “là pour meubler”.
- De longs chargements entre les maps et avant certaines épreuves.
La possibilité d’enchaîner des playlists, bon moyen trouvé par Ubisoft sur The Crew pour se laisser guider par le jeu.
Hot wheels unleashed, LEGO City Undercover, Mario Kart World, The Crew Motorfest, Off the Road Unleashed, GRIP, Table Top Racing World Tour, Hot Lap League.
Les yeux (Graphismes)
|
9/10 |
Les oreilles (Musique, ambiance, sons) |
7/10 |
Les mains (Gameplay, accessibilité) |
8/10 |
La plume (Histoire, scénario, immersion) |
5/10 |
La patience (Durée de vie) |
7/10 |
Le porte monnaie (Rapport qualité / prix) |
7/10 |
Le coeur (Coup de cœur) |
7/10 |
| Total : |
7.1/10 |
Fiche technique :
- Genres : Course, Open World
- Développeur : Milestone
- Editeur : Milestone
- Distributeur : Plaion
- Plateformes : Switch 2, PlayStation 5, Xbox Series, PC
- Testé sur : PS5 Slim 1To
- Prix : 49,99 €
- Version : 1.006
- Moteur : Unreal Engine 5
- Taille : 15,7 Go
- Date de sortie : 10 septembre 2026
- Disponibilité : Physique et dématérialisé
Nous remercions PLAION et Milestone qui nous ont fourni une copie de review du jeu.
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