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[Test] Screamer - Le fils prodigue de Milestone réinvente la course combative

[Test] Screamer - Le fils prodigue de Milestone réinvente la course combative
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Milestone / PLAION - PlayStation 5 / Xbox Series / PC - 26.7 Go - Sous-titres et interfaces en français - Durée de vie minimale : 15h - Prix conseillé : 69,99 €

Milestone aux manettes

Si votre premier pad remonte aux années 2000, le nom Screamer ne vous dira peut-être rien.

Lancé en 1995, exclusivement sur PC MS-DOS, ce jeu de course arcade est développé par Virgin Interactive Entertainment et le studio italien Graffiti Productions, qui deviendra dès 1996 Milestone S.r.l.. Oui, le studio derrière de nombreux jeux de course actuels existe depuis bien plus longtemps qu’on ne l’imagine !

Après deux épisodes réussis et une certaine omniprésence dans le paysage vidéoludique PC, la licence explore ensuite avec succès le rallye et puis se perd en cours de route avec Screamer 4x4 (édité par Eden interactive), titre 100% simulation, réussi mais tellement hors sujet pour les fans du jeu.

screamer oldschool pc

À l'époque déjà (il y a plus de 30 ans !) l'équipe d'Antonio Farina maîtrisait son sujet !


Pendant près de 25 ans, la licence disparaît complètement des radars. (hormis le travail de préservation de GOG régulièrement mis en avant).

C'est en 2026 que le nom Screamer revient sur le devant de la scène, tel un écho du passé, avec un reboot pour ainsi dire "anniversaire", dont Milestone a pris les commandes, bien décidé à y injecter tout son savoir faire et sa passion. C'est qu'entre-temps, le studio a eu le temps de s'imposer comme une référence des jeux de véhicules, simulation comme arcade, avec des séries à succès telles que MotoGP, MXGP, Gravel, Ride, WRC ou encore Hot Wheels Unleashed et Monster Jam Showdown.

Cette nouvelle version modernise totalement la formule : ambiance cyberpunk, narration inspirée des animés japonais et positionnement arcade assumé. Le gameplay introduit aussi une nouvelle approche du pilotage, annoncée comme l’un des éléments centraux du projet. Bienvenue dans SCREAMER !

bienvenue dans screamer

Une intro qui à elle seule vaut son pesant de cacahuètes et nous fait bien comprendre qu'il y aura du grand spectacle !

 

Une histoire de pouvoir, de vengeance et d’amour

Le scénario tient une place prépondérante dans le mode histoire de Screamer, appelé "The Tournament", avec une intrigue se situant dans un monde très axé sur les thèmes cyberpunk, la technologie et le transhumanisme. Les nombreux personnages du récit qui va se dérouler sous nos yeux, parlent pour ainsi dire tous une langue différente (français, japonais, anglais, allemand, italien, etc). Tous se comprennent grâce à un implant neuronal : l’hyperglotte. Et nous, nous les comprenons grâce aux sous-titres en français.

Pour la faire court, un certain Gabriel, riche et intouchable membre de la Anaconda Corp (la bonne grosse corpo qui aime faire du profit et faire taire ses opposants) est la cible de notre trio de héros, bien décidés à se venger de la mort de leur amie et partenaire Quinn. Autrefois nommés les "Banshee", ce n'est pas une simple bande de potes attach(i)ante et blanche comme neige, puisque leur passé trouble de mercenaires, à la botte des plus offrants, leur sera rappelé à leur bon souvenir.

dialogues

Les dialogues ne feront pas dans la demi-mesure, je vous préviens d'emblée.

 

Le tournoi de courses illégales de voitures "Screamer", organisé par un mystérieux "Mr. A."... où est justement censé participer notre “Gaby le bras long” va devenir le support et le prétexte idéal pour découvrir, développer et prendre tour à tour la peau de personnalités hautes en couleurs.

Gage, "le petit génie" de service qui est le préparateur officiel de la compétition, installe dans les caisses de tous les coureurs, un dispositif assez spécial et inédit nommé "Echo", une fois intégré à la mécanique et l'électronique de notre véhicule, celui-ci permettrait de ramener les morts à la vie instantanément après un accident grave. Ce qui sera une bonne explication à la notion de respawn d’une voiture explosée (c’est vrai qu’on n’y avait jamais pensé n'empêche !).

Hmmm, ne pas pouvoir mourir sur la piste... ce n'est pas fait pour arranger nos plans... Puisqu'on aimerait bien que ce cher Gaby périsse par mégarde dans un accident. Oops.

la mort en face

Ce n'est pas parce qu'on est ramené à la vie que l'expérience est plaisante !

 

Et alors, cet Echo ça donne quoi ? Très rapidement, le jeu nous place derrière le volant afin de tester notre première voiture et son gameplay pour le moins… singulier !

tutoriel initial

"J'ai déjà vu ces tunnels aux éclairages jaunâtres quelque part !"

 

On se focalisera sans tarder sur le parcours d’autres protagonistes tous plus extravagants et tourmentés les uns que les autres, avec eux aussi leur lot d'aspirations et de rancœurs…

Les différents trios qui constituent des équipes, au nombre de 5, ont dans chacune d'elles un membre désigné comme leader, ce qui revêt une certaine importance dans certaines situations de course comme de narration, où le choix entre individualisme et esprit d'équipe sera toujours dans la balance.

 

Anime, dialogues, courses

Bien que l’on puisse s’amuser à piloter immédiatement dans les divers modes arcade du jeu, ce serait passer à côté du meilleur et plus gros morceau de ScreamerLe mode histoire architecture intelligemment les phases de gameplay autour d’une colonne vertébrale scénaristique plutôt accrocheuse et bien pensée, qui alternera phases de courses, séquences d’animation et dialogues de type Visual Novel / JRPG.

Une aventure au long déroulé qui vous tiendra en haleine sur 4 gros chapitres et 71 épisodes (dont la plupart contiennent une course !).

anime polygon pictures

La direction artistique et les animations étant élaborée en partenariat avec un studio japonais d’animation reconnu : Polygon Pictures.

 

Nous retrouvons ainsi tout au long du jeu, pas mal de références à la culture populaire, vidéo ludique et anime des années 80 à 2000, que ce soit par la thématique, la direction artistique, le coup de crayon ou bien les animations, dont notamment la plus évidente dès les premières minutes : AKIRA

akira

Plus personne ne se prive plus de refaire le freinage à 90° de Kaneda avec sa belle moto rouge !

 

Des caisses hautes en couleurs

Les véhicules que nous aurons le plaisir de piloter, évoquent pour ainsi dire tous des modèles existants et mythiques, complètement repensés et extravagantisés façon Cyberpunk. On sent que les devs aimaient particulièrement les possiblités de modifications dans NFS Unbound... avec des moteurs, échappements et suspensions à l’air libre, appendices fourmillant de détails, décalcomanies en pagaille et autres peintures irisées.

screamer 2026

Je n'ai jamais vu un aileron autant donner un look de rasoir Wilkinson à une voiture, nul doute que l'on va tailler un short à nos concurrents très rapidement !

 

On retrouve un peu de l’âme de ces caisses dans la forme : NSX, Dodge Challenger, Mazda RX7, Nissan Skyline GT-R 33, 34, 35, Mitsubishi EVO, Porsche, Cobra, Jaguar, Viper, Camaro, une Fiat Panda (sic) et même une sorte de megamix aux airs de Batmobile… 

Les livrées et pièces disponibles sont très loin d'être bâclées et vous permettront de leur donner une personnalité unique !

Mais ce sentiment de DEJA VU passe par nos oreilles également avec des sons moteurs d’excellente facture, très proche de la réalité du terrain et pas trop trafiqués façon grille-pain électrique du 22ᵉ siècle.

les voitures de screamer

Quelques voitures du jeu, natures et après personnalisation. Le garage sera bientôt votre deuxième maison...

 

C'était la direction à prendre

Spoiler : Dans Screamer, oubliez tout ce qui existe en termes de gameplay, et forgez de nouveaux neurones afin d’accueillir une manière de diriger son bolide totalement novatrice (mais pas inédite).

Et c’est là que je pousse mon premier ouf de soulagement. En effet, actuellement, il y a quelques grosses mécaniques de gameplay qui sont dominantes sur la scène des jeux de course arcade, Burnout et NFS en tête : le brake to drift. Et je suis heureux de voir un jeu se débarrasser de ça et trouver une alternative, quitte à devoir réapprendre et assimiler quelque chose de potentiellement satisfaisant !

Concrètement le stick gauche vous sert juste à diriger le train avant… selon les voitures, cette incidence est quasi nulle et ne permet pas de prendre de courbes mais simplement d'ajuster précisément sa trajectoire. Le stick droit quant à lui va agir davantage sur la dérive du véhicule (et faire balancer l’arrière de manière très précise.)

drift

La caméra, plutôt bien pensée, met bien en avant les sensations de glisse et de vitesse

 

Hors ce n’est pas naturel pour nous qui sommes habitués à faire autrement. Déroutant au début, ce mode de contrôle m’a de plus en plus séduit au fil des parties – après avoir mangé un paquet de murs, il faut l’avouer –. Si vraiment cela ne passe pas de votre côté, inverser le sens de rotation du stick droit peut aider. Dans ce cas, l’arrière de la voiture part dans la même direction que le stick, pour certains, ce sera probablement plus “naturel”.

Milestone s’est bien douté que tout le monde n’a pas l’expérience, le temps, l’envie ou la patience que je peux avoir. C’est pourquoi des aides sont disponibles pour simplifier le gameplay, avec notamment un mode une main, un mode ralenti qui permet d’ajuster la vitesse du jeu (solo/offline seulement) et une difficulté “histoire uniquement”, qui, en gros, vous laissera gagner bien plus facilement.

Après avoir tout câblé correctement dans notre cerveau, on se retrouve avec un vrai Wipeout sur roulettes, sans les armes “conventionnelles”, mais avec des mécaniques plus que dévastatrices !

drift rapide

Enchainer les drifts, une activité plus que satisfaisante, quand les pistes sont bien larges et les virages bien longs...

 

Faire monter la hype

Des notions intéressantes se greffent au pilotage comme la sync / hype. À chaque changement de rapport de la boite de vitesse semi-automatique, le moteur fera vibrer votre manette pour que vous enclenchiez préventivement la vitesse supérieure avec le bouton L1. A chaque passage réussi, vous augmentez votre jauge principale et débloquez des boosts unitaires que vous pourrez utiliser en maintenant L1. Un boost prolongé peut également être déclenché quand vous relâchez L1 au bon moment.

Selon la voiture / le pilote et la phase de progression dans l'histoire, la sync peut également s'alimenter automatiquement en allant vite, en driftant ou en effectuant d'autres actions.

boost parfait

Effectuer un boost parfait vous octroie de longues secondes d'hypervitesse

 

De la même manière, à partir d'un certain stade du scénario, la notion de strike et de bouclier entrent en jeu et sont là aussi intimement lié au gain de sync. Plus vous passez vos rapports au bon moment, plus vous utilisez de boost, plus vous gagnez en jauge de strike et pourrez déclencher des attaques (et les parer).

Cette attaque peut être vue comme un dash, très rapide, succinct et dévastateur. Il enverra au tapis directement tout coureur qui se trouverait directement devant vous dans une explosion digne des meilleurs animés. Réfléchissez bien à son utilisation, car il doit être chargé pendant quelques courtes secondes précédant l'attaque. Les lignes droites et le boost sont vos amis !

dash overdrive

Gare à ceux qui se trouveront devant moi !


Enfin le stade ultime est l'overdrive qui nécessitera une jauge de strike remplie à bloc. Appuyez sur L3 et R3 et c'est parti pour 30 secondes de boost ultime avec attaque enflammée. De quoi détruire tout sur votre passage, y compris vous si vous touchez le moindre mur après que le bouclier se soit désactivé.

Il faudra donc la jouer fin stratège, soit attaquer à tour de bras, soit attendre l'overdrive et faire une remontada des enfers !

 

Un univers chatoyant

Plusieurs immenses environnements, extrêmement détaillés et très variés, sont déclinés en de nombreux circuits et variantes (32) avec de vraies différences dans le level design et des tracés parfois très piégeux. On se retrouve avec une tonne de courses qui réutilisent quelques portions de zones et embranchements, mais sont globalement toutes bien différentes et satisfaisantes à faire.

On peut très bien avoir des courses très rapides, rectilignes et dynamiques, comme des courses où il faudra sans cesse gérer des courbes très serrées, avec les ennemis à nos trousses et des changements de rapports incessants.

déjà vu

Oh oui, j'ai toujours rêvé d'aller Kansei dorifto sur le Hakone Turnpike au Japon avec ma Neo NSX !

 

La phase tutoriel est quasi permanente avec des courses dédiées à l’acquisition ou au renfort de nouvelles compétences. Elles sont distillées et intégrées tout au long de l'aventure et une montée en puissance de la partie offensive/défensive + l’overdrive bien après avoir parfaitement été assuré que le joueur maîtrise la partie pilotage.

Les différentes phases de courses s’inscrivent bien dans le scénario (qui n’est bien entendu qu’une multitude de prétextes à prendre le volant et affronter les autres, mais aussi s’affronter soi-même face à la peur). Les rebondissements scénaristiques, s’ils sont parfois un peu clichés, donnent vraiment une colonne vertébrale à cet enchaînement de courses et c’est ce que j’ai apprécié.

phase animé

L'occasion de découvrir le maniement et les compétences distinctes de chaque coureur et sa monture


La manette Dual Sense est particulièrement mise à profit avec des interactions, vibrations et retours de force dans les gâchettes qui assistent réellement le pilote et l’aide à s’immerger dans son pilotage, même si au départ ça fait beaucoup d’infos remontées, auxquelles on ne sait pas encore trop faire face et qui nous déconcentrent pas mal.

Chaque course propose une liste de tâches/défis à effectuer pour valider l’étape… et ce qui est bien, c'est que ce n’est pas forcément d’arriver premier. Cela apporte un peu de variété, mais aussi du piment (surtout quand ça implique un travail d’équipe, ou plusieurs tâches pas forcément faciles à effectuer de concert). Rien d'insurmontable ceci dit.

enchainement de défis

Je file à Donki cocher ma liste de courses !

 

Une immersion sans égal

Les musiques et l’ambiance générale sont très réussies, très rythmées et entrainantes, avec principalement de la dance/electro mais aussi du rock, rappelant les jeux d’arcade des années 90-2000 (et leur attraction mode) et d'autres jeux de course à la Team Sonic Racing… et ce n’est pas pour rien.

Milestone s’est entouré de pointures : VGR (vous vous souvenez des musiques de fond de la Wii, Mii channel, Wii sport ?), James Landino, Electric Dragon, Torba, Mifumei et Hex Archive (un studio italien, il faut faire travailler local !). À cela s'ajoute un titre iconique du groupe Wagamamarakia ! Même dans les menus ou sur l’écran d’accueil de la console, on a juste envie de laisser la musique jouer toute seule et ça, c'est très bon signe.

collectibles musicaux

Le lecteur intégré dans la bibliothèque de collectibles est une excellente idée.

 

Les effets sont travaillés, correspondent bien à un jeu de course arcade et surtout, le son des moteurs, loin d’être trafiqués à outrance, font rugir les chevaux façon hypercar du futur. Une agréable surprise qui sort un peu du cliché “arcade = sons de moteurs dégueulasses”.

Les voix et acteurs (de renom, comme Troy Baker par exemple) sont top level, et ce qui est marrant, c'est que durant certaines courses, nous avons des interventions en direct des protagonistes (écrit + audio) façon, là encore, Team Sonic Racing, dont on retrouve énormément de points communs avec Screamer décidément.

dialogues in race

Ok Amy Rose, on en reparle dès que fini ce pu**** de time attack de la mort !

 

Ça fait longtemps que l’on n'a pas vu de jeu de ce style, avec autant de travail, sur autant de facettes importantes du monde de la course arcade. Si je dois comparer, je trouve pas mal de refs et similarités piochées dans des jeux récents et plus anciens comme NFS Unbound, Blur, Dirt 5, Split second, Wipeout, Hot Wheels Unleashed, SEGA Touring Car, Ridge Racer, Pod et un en particulier : DethKarz (autre exclusivité PC des années 90) duquel on retrouve quelques inspirations et ressemblances dans les environnements, les choix esthétiques et le gameplay.

 

Activités annexes

Si le solo vous barbe au bout d'un moment ou que vous avez terminé l'histoire, le jeu en ligne est disponible, accompagné d'un multi local à 2, 3 et 4 en écran partagé !

Les collectibles sont trèèèès nombreux, l’écran dédié à leur relecture est rempli : musiques, artworks, vidéos…

récompenses

On reçoit régulièrement une pluie de récompenses, pour peu que l'on s'intéresse à l'histoire et aux différents modes arcade.

 

De nombreux modes annexes sont présents également avec des courses classiques, en équipe, du contre-la-montre, mais aussi des défis assez chauds mettant en avant un leaderboard mondial.

Le garage est un vrai plaisir à parcourir avec nos véhicules en détails que l’on peut personnaliser à loisir : des tonnes de décorations, coloris et éléments de carrosserie à débloquer (et aussi acheter pour certains via des DLC).

strike force romanda

 

Enfin un mode photo très complet est de la partie

mode photo

 

 

Accessibilité

Il faut bien l’avouer, Screamer est un jeu à la courbe d'apprentissage très raide, dès le départ, à cause premièrement de son contrôle inédit de la direction qui sera un peu difficile à appréhender, puis ça ira, promis

Autre difficulté, ne vous attendez pas à enchaîner les victoires sans recommencer un minimum 2 ou 3 fois certaines courses, arcade oblige, l’IA reste retorse et n’hésitera pas à mettre tous les moyens à sa disposition pour remonter et vous écraser. C'est aussi ce qui m’a fortement rappelé l’époque bornes d’arcade et ce sentiment d’insécurité permanent qui donne du piment et du challenge lors des courses. 

Bonne nouvelle, les patchs récents ont bien rééquilibré la difficulté de l’IA qui était quasi imbattable lors de la sortie du jeu.

Trois modes de difficulté sont disponibles : histoire (pour les débutants ou ceux qui ne veulent pas se prendre la tête), équilibré (celui que j’ai fait), défi (pour les hardcore gamers).

Tout est en français dans les interfaces et les dialogues sont sous-titrés.

D’autres options sont disponibles : Contrôle à une main, Réglage de la vitesse du jeu (solo), Filtres daltoniens / taille des interfaces et textes et Réduction des acouphènes. c’est vraiment très complet de ce côté-là.

 

Conclusion, un peu plus près des étoiles

Screamer est réellement un jeu que j’attendais et qui ne m’a pas déçu. Pourtant, il est loin de faire l’unanimité, car sa difficulté demande beaucoup d’implication et d’oublier le gameplay classique pour se plonger dans une maniabilité disons le, pour le moins singulière.

Ne pensez pas que c’est un jeu qui se laisse dompter en 10 minutes et qui vous laissera enchaîner les courses en finissant premier à chaque fois dès le first try, c’est mal connaître Milestone qui s’adresse à notre fibre combattante et notre instinct de survie.

Si vous n’avez “pas le temps” passez votre chemin, ou jouez en facile avec les aides, mais si comme moi, vous avez envie de vous investir dans le jeu, la difficulté façon borne d’arcade des années 90 (Qui n’a pas hurlé sur SEGA Touring Car ou Cruis’n USA en voulant jeter l’IA par la fenêtre ?), donne une grosse dose d’adrénaline, de challenge et surtout une fois chaque véhicule maîtrisé et les drift parfaits se succédant, apporte un max de satisfaction et récompense pleinement le joueur.

Les sensations sont là, vitesse, éclairages, environnements, voitures canons, effets sonores et musiques dynamiques… un vrai retour aux sources du jeu arcade qui nous manque tellement (Si des développeurs et éditeurs veulent re-sortir un Split Second ne vous gênez surtout pas !)

Bref, on s’est beaucoup plaint collectivement de la platitude des jeux actuels, parmi lesquels Hot Wheels Unleashed, Wreckfest et quelques rares autres faisaient exception, il est maintenant temps d’assumer un vrai challenger qui bouscule un peu les GT, Forza, et autres Simcade pour proposer enfin du renouveau comme Blur, Wipeout ou Burnout l'ont fait en leur temps !

Il gagnerait seulement à proposer plus de verticalité, des chemins alternatifs et éléments de décors plus interactifs et destructibles pour devenir LA référence du moment.

Question prix, pour un AA, 70 € demandés ne sont clairement pas rien ! Si vous pouvez le trouver à 50€ ou moins c’est un très bon plan !

 

Verdict :

Les +

  • Gameplay novateur (mais pas inédit)
  • Belles sensations !
  • Une immersion visuelle et auditive totale
  • Des voitures à fort caractère
  • Les personnalisations
  • Bonne accessibilité et gestion de la difficulté à la carte
  • Les phases d’anime et le scénario en général
  • Découverte progressive des mécaniques et capacités uniques
  • Enfin un studio qui fait une proposition qui sort des sentiers battus !

Les -

  • Le mapping manette par défaut peu pratique (mais réglable).
  • Difficile, il faut beaucoup s’investir (normal ?)
  • Les dialogues type VN/JRPG qui cassent souvent le rythme (malgré un bon développement de chaque perso).
  • Tarif AAA !

On aurait aimé :

Plus de passages secrets et de verticalité, Des embranchements, sauts, dangers et interactivités

Dans le même genre :

Je crois que j'ai déjà tout dit ^^

Les yeux
C'est fluide, très bien réalisé et soigné ! Les environnements et véhicules sont bien exécutés, tout comme l'apparence des personnages. Enfin les effets visuels et les interfaces sont là aussi dans le haut du panier.
9/10
Les oreilles
Clairement mon coup de cœur ! Une OST qui m'a complètement accroché, des moteurs rugissants, des effets bien intégrés, les voix d'acteurs de renom. Au top.
10/10
Les mains
Très difficile à appréhender au début, sa maîtrise offre un sentiment de satisfaction inégalé
7/10
La plume
Un bel enrobage scénaristique parfaitement intégré et raccord avec les phases de gameplay. Pas sans longueurs et silences inutiles
8/10
La patience
Une très bonne durée de vie (71 épisodes et une bonne cinquantaine de courses !) y compris si vous passez les séquences scénarisées (mais ce serait vraiment dommage). Comptez 20h pour terminer l'histoire en normal.
8/10
Le porte monnaie
Un tarif qui aurait gagné à se placer sous la barre des 50€ comme c'est régulièrement le cas des jeux de course... mais les qualités sont là.
7/10
Le coeur
Oui oui ouiiiii !
9/10
Total : 8.3/10

 

Fiche technique :

  • Genres : Course, Visual Novel lite
  • Développeur : Milestone
  • Editeur : Milestone
  • Distribution : PLAION
  • Français : menus, sous-titres, certaines voix
  • Plateformes : PS5, Xbox Series, PC
  • Testé sur : PS5 Slim
  • Prix conseillé : 69,99 €
  • Versions testées : 1.006 à 1.008
  • Taille : 26,7 Go
  • Date de sortie : 26 mars 2026
  • Magasins : Xbox, PS5, PC

 

a plus

Allez à +, j'y retourne !


Jeu acheté par nos propres moyens.
Nous remercions PLAION qui nous a fourni un presskit du jeu à faire gagner à nos lecteurs !

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