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[Test] Distraint : Deluxe Edition sur PS Vita, le Price de l'humanité

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Plébiscité sur PC, Distraint : Deluxe Edition, le point'n'click développé par Jesse Makkonen est maintenant porté sur consoles par Ratalaika Games. Plongeon dans l'horreur et la culpabilité…

 

Fiche technique :

  • Genre : Point'n'click, horreur
  • Développeur : Jesse Makkonen / Ratalaika Games
  • Plateformes : PS Vita / PS4 (cross-buy)
  • Prix : 5,99 €
  • Version : 1.00
  • Taile : 239 Mo
  • Date de sortie : 11 septembre 2019
  • Disponibilité : Dématérialisé
  • Platine : Oui 
  • PS TV : Oui 

 

Confessions intimes

Distraint nous invite à suivre l'histoire de Price par le biais de sa confession. Le bonhomme travaille pour un cabinet chargé de saisir les propriétés. Il a les dents longues, et souhaite s'enrichir pour améliorer son quotidien. Il a en plus pour objectif de devenir associé au cabinet. Mais c'est aussi un job qui lui donne des états d'âme. C'est difficile d'expulser une vieille dame, veuve et sans argent… C'est difficile aussi de saisir la maison d'un homme qui y a toujours vécu sous prétexte que la future nouvelle autoroute doit passer par chez lui… 

 

Price aimerait passer du miteux au luxueux

Price aimerait passer du miteux au luxueux

 

À chaque fois, Price est torturé entre son ambition et son appât du gain d'un côté, et son empathie et son bon cœur de l'autre. Un peu comme dans les vieux dessins animés où le personnage a sur les épaules des avatars de lui en ange et en démon qui lui donnent chacun des conseils. Alors pour ses intérêts personnels, Price s'efforce d'aider comme il peut les malheureux dont il est venu saisir les biens, pour se donner plus ou moins bonne conscience. Et il y laisse à chaque fois une partie de son humanité…

 

Horreur...

 

L'étrange point'n'click de M. Price

Distraint est donc un point'n'click, plutôt orienté horreur, en 2D et en pixel art. Les déplacements se font de manière horizontale uniquement. Les personnages, difformes avec une tête plus grosse que le corps, semblent tout droit sortis d'un film de Tim Burton. Malgré cette apparence, le contexte les rends attachants, on se prend à ressentir de l'empathie pour eux.

 

Désolé poto, mon parapluie n'est pas assez grand pour ta tête

 

Je dois avouer que la réalisation du titre m'a vraiment bluffé. Difficile d'expliquer sans spoiler par contre. En tout cas, la narration, très visuelle, exprime de façon profonde le poids de la culpabilité par des métaphores très sanglantes. Il faut se rappeler que cette histoire, comme dit plus haut, est la confession de Price. Ce que l'on voit à l'écran est donc le fruit de ses angoisses et de ses remords, c'est l'image de ce qu'il se passe dans son esprit.

 

Mais qu'est ce qui se paaaaaaasse?

 

Ainsi, par le biais de couleurs et d'effets de lumière, ainsi que par une bande son très juste, se créée une ambiance que l'on ressent très bien comme de la détresse psychologique. 

Petite précision, et pas des moindres : le jeu est intégralement traduit en français, et, dans un jeu à texte, c’est toujours un bon point. D’autant qu’ici on a affaire à une traduction de qualité et pas à un copier-coller dans Google Trad! D'ailleurs les patrons de Price ont un langage... plutôt fleuri!

 

Et vous pouvez me croire, il faut y aller!

 

Énigmes ? 

Comme dans tout jeu du genre, il faut interagir avec des personnages, ramasser des items, les donner à un autre personnage, etc… Vous connaissez le principe. Dans certains titres, comme les LucasArts de la bonne époque, ces interactions pouvaient être vraiment tordues et difficiles à trouver. Ici ce n'est pas le cas, le jeu est plus orienté narration. Il n'a pas pour but de proposer des puzzles compliqués à résoudre mais plutôt de raconter une histoire. D’ailleurs, dès qu’une action est possible, un point d’exclamation s’affiche au dessus de la (grosse) tête de notre ami.

Je n'ai pas rencontré de difficulté particulière à part à un endroit : les lumières hallucinogènes. Quand vous y serez, vous penserez à moi ^^'

 

C'est quelle type de drogue ça?

 

Galinette ? 

Distraint : Deluxe Edition demandera environ 3 heures de votre temps pour arriver au générique de fin. Le platine demande d'ailleurs de finir le jeu et il aurait été vraiment dommage que ce ne soit pas le cas tant la fin mérite d'être connue. Certains trophées peuvent être manqués mais le jeu étant plutôt court, il est hautement recommandé de le faire une première fois pour profiter de l'histoire, puis, si des trophées manquent, regarder comment les obtenir. Mais de manière générale, les descriptions des trophées font qu'un guide n'est pas nécessaire pour décrocher le graal. 

 

Je ne te le fais pas dire

 

Deluxe Conclusion 

Pour conclure, je tiens à souligner le travail de Jesse Makkonen, développeur solo indépendant. La qualité de la narration de ce soft nous prouve une fois de plus, que l'industrie vidéoludique a autant besoin des indés que des AAA. 

 

Promenons nous dans les bois...

 

Distraint est certes un jeu court, mais marquant. Son concept fait que ce n'est pas le jeu auquel on va jouer des dizaines d'heures, ou le refaire plusieurs fois, mais, comme un film qu'on a apprécié, on peut être pris un jour de l'envie de se revoir l'histoire de Price. En tout cas on ne l'oublie pas. Et ça, c'est déjà quelque chose.

 

 

On a aimé :

  • la narration
  • la direction artistique
  • la morale de l'histoire

On n’a pas aimé :

  • assez court

On aurait voulu :

  • que le jeu dure un peu plus longtemps

Dans le même genre :

  • The long reach
  • Lone survivor
  • Actual Sunlight

 

Notes :

Graphismes :
Du beau pixel art, un style graphique original
8/10
Musique et sons :
Bande son très juste qui colle à l'ambiance et au moment de l'histoire, elle en fait littéralement partie
8/10
Gameplay :
Simple, basique... Mais suffisant et efficace. Le système de gestion des objets n'est pas hyper intuitif mais vu le peu qu'on transporte, s'avère suffisant.
7/10
Scénario et histoire :
Une morale profonde, un scénario bien amené et très psychologique
9/10
Durée de vie :
Environ 3 heures. Assez court mais même si on en aurait aimé plus, on n'a pas l'impression qu'il en manque.
6/10
Rapport qualité / prix :
Pour 5.99€, le jeu est cross-buy entre la PS4 et la PS Vita (2 platines pour les chasseurs). Assez court certes, mais la qualité est au rendez-vous
7/10
Coup de coeur :
Intéressant pour sa narration et son style graphique, la morale vaut aussi le détour. C'est un coup de coeur
8/10
Total : 7.6/10

 

N'hésitez pas à commenter et nous dire ce que vous avez pensé du test et du jeu !

Nous remercions Ratalaika Games qui nous a fourni une clé de review du jeu

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