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[Test] Empire of Sin sur Switch, tout plaquer pour devenir le boss de Chicago!

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Empire of Sin, le dernier bébé du célèbre John Romero est de sortie ce 1er décembre sur PC, PS4, Xbox One et Switch. Le soft nous invite à construire et gérer un empire criminel dans le Chicago des années 20, en pleine Prohibition…

 

Fiche technique :

  • Genre : Gestion/stratégie
  • Développeur : Romero Games
  • Editeur : Paradox Interactive
  • Langues : Allemand, Anglais, Espagnol, Français, Russe
  • Plateformes : PC, Playstation 4, Xbox One, Switch
  • Testé sur : Switch
  • Prix : 39,99 €
  • Version : 1.01.37963m
  • Taille : 10,1 GB
  • Date de sortie : 01 décembre 2020
  • Disponibilité : Physique et Dématérialisé

 

Boardwalk Empire

Janvier 1920, le gouvernement américain applique le Volstead Act voté quelques mois plus tôt. Cet amendement interdit la production et la vente d'alcool. Il restera en vigueur jusque décembre 1933. Évidemment, cela ne coupera pas l'envie aux Américains de consommer de l'alcool, pire, l'excitation de braver l'interdit provoque l'effet inverse. C'est donc une époque où les gangsters vont prospérer, mais aussi se faire la guerre, chacun voulant une part toujours plus importante du gâteau.

C'est une philosophie...

 

Empire of Sin nous propose de prendre part à ce trafic dans la peau d'un des 14 personnages disponibles. Certains ayant vraiment existé comme par exemple Daniel McKee Jackson le croque-mort afro-américain, Dean O'Banion le fleuriste Irlandais ou encore le célèbre gangster Al Capone. Chacun a sa propre motivation, comme l'argent ou la politique, mais tous ont le même objectif : conquérir Chicago…

 

Command & conquer

Il va donc falloir gérer son empire du péché, mais aussi combattre pour l'agrandir et le protéger. Ce sont les 2 composantes du jeu : gestion et stratégie au tour par tour.

 

La gestion

On commence avec une planque et une distillerie, le starter pack classique du gangster des années 20. De là on va pouvoir acheter des bâtiments disponibles ou récupérer d'autres immeubles abandonnés, squattés par des bandits à la petite semaine pour leur business, ici appelés "brutes". Ni une ni deux, on dégage ces traînes patins et on s'installe. L'alcool produit dans la distillerie servira donc à alimenter ces nouveaux établissements. On pourra choisir d'ouvrir des bars (speakeasy), des maisons closes ou encore des casinos. Il sera également possible d'ouvrir d'autres distilleries si la production ne suffit plus, mais aussi des hôtels pour attirer des gens dans le quartier. Mais quand il n'y a plus de locaux commerciaux disponibles, pas le choix, il faut s'attribuer ceux de la concurrence de gré ou surtout de force. Et là, quelle éclate de rentrer dans un bar avec Al Capone, toujours son cigare au bec, et d'arroser à la Thompson ! Une fois les gardes hors service, le rade est à nous!

Tout le monde est mort? Bon bah c'est à moi alors

 

Chaque business pourra (et devra) être amélioré au niveau de la sécurité, de la productivité, de la publicité via le bouche à oreille ou encore de la visibilité par les services de police en arrosant copieusement qui de droit. Aucun de ces paramètres ne peut être laissé de côté. En effet, si l'on peut virer les clans adverses de leur commerces clandestins, ceux-ci ne se gêneront pas pour nous faire la même chose, et s'il n'y a pas suffisamment de gardes, on ne restera pas longtemps en place. De même, si on ne dépense pas assez pour être invisible aux yeux des forces de l'ordre, les fédéraux débarqueront régulièrement pour faire fermer le business, et ça, c'est pas bon pour les affaires. C'est pour cela aussi qu'il faut investir dans la rentabilité de l'établissement, car il faut trouver l'équilibre qui permet de gagner de l'argent.

Il ne faut pas hésiter à investir pour faire plus de bénéfices par la suite... Et les protéger!

 

Il faudra également gérer son clan, en recrutant du personnel qualifié : escrocs, mercenaires, tueurs à gages ou médecins viendront nous prêter main forte contre rétribution. On dispose d'un "livre noir" où l'on peut consulter le CV et les tarifs des ces braves gens. Une sorte de pôle emploi du crime. Selon leur niveau de compétence, ils seront plus ou moins chers, mais demandent tous un acompte à l'embauche puis un pourcentage du chiffre d'affaires en échange de leurs services. Plus on passera de temps avec eux, plus ils nous seront fidèles. On pourra même en nommer un second et un autre conseiller. Mais il est possible que certains soient en réalité des taupes pour d'autres gangs de Chicago, ou encore qu'il y en ait qui tapent dans la caisse quand on a le dos tourné. On est jamais à l'abri d'une trahison avec ces oiseaux-là. Par contre, il nous est aussi possible d'en envoyer comme taupe dans une autre famille pour avoir des renseignements afin de la détruire.

Le Livre noir nous informe également des affinités entre les gangsters

 

La bagarre

Le système de combat est un système de stratégie au tour par tour tout ce qu'il y a de plus classique. En haut de l'écran, on peut voir dans quel ordre les personnages vont pouvoir effectuer leurs actions. Ils ont tous de base 2 points d'action (PA), on peut donc par exemple effectuer un déplacement puis attaquer, ou attaquer 2 fois si l'on ne se déplace pas. La zone de déplacements se divise en 2 : une blanche et une jaune. Se rendre dans la blanche coûte 1 PA, se rendre dans la jaune 2. Quand c'est au tour d'un de nos personnages de jouer, la barre en bas de l'écran comporte toutes les actions réalisables par celui-ci. On peut se mettre à couvert, soit entièrement derrière un mur, ou à demi derrière une caisse ou une table par exemple, ce qui réduit les chances d'être touché.

Ce rade sera bientôt mien

 

Chaque classe de ces voyous utilise sa propre catégorie d'armes et peut apprendre ses propres capacités. Lorsqu'un personnage, allié ou ennemi, n'a plus de PV, il peut soit mourir sur le coup, soit agoniser pendant quelques tours. Pendant ce temps, il peut toujours soit être soigné, soit abattu ou encore exécuté. Les combats peuvent avoir lieu autant dans la rue que dans les établissements disputés.

Chaque niveau propose différents choix de capacités

 

J'ai vraiment apprécié cet aspect du jeu, classique mais efficace. Ce que j'ai beaucoup moins apprécié, ce sont les combats qui sont lancés automatiquement lorsqu'un clan adverse nous attaque. On doit gérer le combat avec nos gardes, et le moins qu'on puisse dire, c'est que ce ne sont pas des flèches ! Ils sont capables de rater l'ennemi même en étant à une case ou deux de distance, et sans obstacle ! Cela donne des affrontements qui durent des plombes car ceux d'en face ne sont pas bien plus efficaces, encore que parfois ils arrivent à atteindre nos gardes à travers des murs de briques... Alors quand nos gardes de l'extérieur tombent, le combat s'arrête, on peut reprendre nos activités quelques secondes avant qu'un nouveau combat reprenne à l'intérieur du bâtiment. J'aurai apprécié une option pour simuler le résultat du combat, ou encore la possibilité de choisir de lancer l'affrontement ou de se rendre etc… En effet, lorsque l'on commence à avoir un empire assez conséquent, on se fait de plus en plus d'ennemis et ces attaques deviennent fréquentes, ce qui constitue une perte de temps importante. Je préférerais encore qu'ils prennent directement l'établissement et que j'aille le récupérer avec mon équipe de tueur, ce qui au final est souvent le cas.

 

Empire of Bugs

Il faut savoir que la version 1.0 contenue sur la cartouche est littéralement truffée de bugs. Ce n'était pas injouable mais presque. Les développeurs ont donc sorti un patch correctif de 4,9 GB (!). Depuis, c'est nettement mieux, même si ce n'est pas encore parfait. On a encore parfois des grosses baisses de frame rate ET de résolution lors de combats en intérieur par exemple. Certaines touches ont été réaffectées à cause des conflits qu'il y avait dans leur utilisation. Si certaines activités se produisent en même temps, cela peut faire planter le jeu, exemple : on sort d'un bâtiment et un tutoriel se lance en même temps, hop obligé de quitter le jeu depuis le menu principal de la Switch car on a même plus accès au menu pause. Il y a bien une sauvegarde automatique mais je ne saurais que vous conseiller de sauvegarder régulièrement. Et vraiment, si vous voulez jouer plus ou moins tranquillement, téléchargez et installez le patch, même si 5 GB ça fait beaucoup.

 

Sur un air de fox trot

Empire of Sin jouit d'une ambiance années 20 particulièrement fidèle, notamment sonore grâce à ses airs de jazz et de fox trot, ou encore les coups de klaxon des autos de l'époque lorsque que l'on traverse la rue. Encore en pleine période d'immigration européenne, notamment italienne et irlandaise, les doublages (en anglais) tiennent compte de ce détail avec des personnages à l'accent très prononcé.

Plongeon dans les années 20

 

Niveau graphismes, ça reste dans la moyenne de ce qui se fait pour ce type de jeu sur Switch, ni plus ni moins, avec toutefois un léger mieux en mode docké. Néanmoins, là encore on a un aperçu assez fidèle de l'architecture, des automobiles et des modes vestimentaires de l'époque.

Une ruelle idéale pour préparer un guet-apens...

 

L'intégralité du jeu est traduite en français, avec des doublages en anglais. On peut facilement tabler sur plusieurs dizaines d'heures pour finir l'histoire d'un des personnages et conquérir toute la ville. D'autant qu'au début d'une partie, on a le choix du nombre de quartiers (de 3 à 10) qu'il y aura, ainsi que du nombre de clans ennemis (de 6 à 13). Après, on ne fera certainement pas l'histoire des 14 personnages en entier à la suite (à moins d'être vraiment passionné ^^) mais, personnellement, j'en ai essayé plusieurs avant de me lancer vraiment. Au final, mon préféré est Daniel McKee Jackson, c'est celui que je trouve le plus efficace pour… faire le ménage ! Au début, j'attaquais même les bâtiments sans hommes de main!

La diplomatie c'est important ^^

 

Empire of Conclusion

Assez mitigé pour ma part. J'aime énormément le jeu, son contexte gangsters/prohibition, son mix gestion/stratégie, son ambiance, etc… C'est un jeu qui, sur le papier, a tout pour me plaire. Malheureusement, le portage sur consoles souffre de pas mal de lacunes, pire encore sans le patch correctif. C'est déjà énorme presque 5 GB, et il devrait y en avoir encore un peu plus à l'avenir je pense (et j'espère). Malgré tout, je ne m'en lasse pas et je prends toujours beaucoup de plaisir à y jouer. Je pense même me procurer une version PC à l'avenir même si, de base, l'intérêt de jouer sur Switch était la mobilité.

Des exécutions... sanglantes!

 

Pour conclure, je dirais donc que je vous recommande ce jeu si vous aimez le genre et que vous êtes patients face aux bugs, lags, etc… Ou bien de favoriser une version PC qui semble être plus stable d'après les derniers retours.

 

Verdict :

Les +

  • L'ambiance années 20
  • Le gameplay classique mais efficace
  • Un choix parmi 14 chefs de clans très différents les uns des autres

Les -

  • Les bugs et autres baisses de frame rate, résolution, etc...
  • Gros patch nécessaire pour jouer

On aurait aimé :

Pouvoir skiper les combats auto

Dans le même genre :

Gangsters, Omerta

Graphismes :
Graphismes acceptables
6/10
Musique et sons :
Ambiance sonore vraiment sympa
8/10
Gameplay :
Un gameplay classique mais efficace, malheureusement encore un peu bugué malgré le patch
5/10
Scénario et histoire :
14 histoires principales différentes, avec des missions annexes similaires : du grand banditisme, de la politique... Un beau panier de crabes!
7/10
Durée de vie :
Plusieurs dizaine d'heures possibles
8/10
Rapport qualité / prix :
Proposé à moins de 40 euros, le prix reste raisonnable, mais on reste en droit d'attendre un jeu plus stable à ce prix
6/10
Coup de coeur :
Malgré ses défauts, oui j'aime beaucoup le jeu et j'espère d'autres mises à jour pour qu'il devienne complètement stable.
7/10
Total : 6.7/10

 

Nous remercions Koch Media France qui nous a fourni une copie de review du jeu

 

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