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[Test] Pinkman+ sur Nintendo Switch

[Test] Pinkman+ sur Nintendo Switch
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Un monde obscur fait de gros pixels hostiles, un personnage haut en couleurs, de la rapidité, de la dextérité, du danger… Tout cela est dans vos cordes ? Rejoignez-nous dans l’univers dystopique de Pinkman+ sur Switch !

 

Fiche technique :

  • Genre : Plateforme, Die & retry
  • Développeur : Mateus Ferreira / Green Dinosaur Games
  • Editeur : Ratalaika Games
  • Français : oui
  • Plateformes : Switch, Xbox One, Xbox Series, PS4, PS5
  • Testé sur : Switch Lite, New Super Switch Pro XL Series
  • Prix : 4,99 €
  • Version : 1.0.0
  • Taille : 48,2 Mo
  • Date de sortie : 12 mars 2021
  • Disponibilité : Dématérialisé
  • PEGI : 7

 

C’est l’histoire d’un mec...

Pinkman est un personnage humanoïde habillé de rose qui cumule deux gros soucis : il ne fait que quelques pixels de haut et, plus grave, il est enfermé dans un monde hostile, sorte de complexe d’expérimentation à la Portal (ou même Hypercube)... dont le seul but est l’annihilation pure et simple de toute forme de vie.

Pour tenter de l’en sortir, nous allons devoir traverser à ses commandes 100 salles remplies de pièges et de dangers toujours plus vertigineux. En tout bon die & retry qui se respecte, je vous préviens d’avance, vous allez provoquer la mort de “Mr. Rose Bonbon”… très souvent. Pas de funérailles prévues, alors il va falloir s’accrocher !

 

Minimalisme sans Whiteman

Tout dans Pinkman+ est une ode au minimalisme, à la sobriété, la simplicité, et (quasiment) la lisibilité. Cela commence par l’écran principal et les menus qui sont réduits à leur plus simple expression. Ici pas d’options ou de fioritures puisque le seul choix possible est de passer à l’action !

menu

Un petit proverbe avant de débuter une partie ? De nombreux messages sont présents, à l’instar de Minecraft.

 

Avec Pinkman+, nous avons affaire - une fois de plus avec Ratalaika - à un jeu de plateforme 2D vue de côté. Les graphismes sont d’une simplicité extrême, tels nos premiers jeux CPC que l’on passait de longues minutes à charger via une bande magnétique. Ici, il n’est nulle question de profusion de couleurs, de jolis aplats, ombrés, dégradés, textures, ou même de diagonales... Seuls le pixel et la perpendicularité sont rois.

pinkman déplacer

Un numéro de niveau ? Un tutoriel ? Pas besoin de pancarte, le fond suffira pour “héberger” les premières consignes.


pinkman

Se déplacer sauter… le gameplay semble lui aussi extrêmement simple et facile à prendre en main, pour l’instant ?

 

Comme vous pouvez le constater, tout ce qui peut soutenir le poids de notre ami se trouve être d’une couleur (parfois claire, parfois sombre), le fond est lui d’une autre couleur complémentaire et… notre héros reste bien rose, lui.

pinkman

Rose, noir, rose… pourquoi pas, allez !

 

Les animations de notre personnage sont elles-aussi extrêmement simples et se décomposent en très peu d’images. Bon après vu le nombre ridiculement bas de (gros) pixels, cela fait sens...

 

Quand faut y aller...

Votre mission sera donc de traverser 100 “niveaux”, qui font chacun davantage penser à une grande salle de test du jeu Portal plutôt qu’une caverne géante de MetroidVania (ouf).

Simple comme bonjour ? L’affaire semble pliée : se rendre d’un point A (le départ) à une point B (la porte de sortie)... mais ce qui se trouve entre les deux n’est peut-être pas de votre avis.

pinkman

Burps !

 

Finir un niveau peut prendre 20 secondes... comme plusieurs minutes, alors qu'ils font tous un volume équivalent. Pourquoi ? Parce que leur complexité montera crescendo, et leur difficulté proposera quelques pics bien sentis. Les niveaux font à la fois dans l’horizontal et le (très) vertical. Ils se complexifieront également par la présence de pièges et d’éléments facilitateurs de progression… ou de perdition.

pinkman

La base d’un jeu de plateforme, ce qui est pointu on ne touche pas. Donc ces oursins, aussi beaux soient-ils… c’est niet sinon… BOOOM au premier contact.

 

Attendu au tournant

Les pièges sont disséminés en grand nombre à l’intérieur de chacune des salles que vous allez traverser afin, bien entendu, de vous compliquer la tâche !

  • Le plus répandu premièrement : des étoiles (ou oursins) infestent littéralement les paroies des lieux, il faudra absolument éviter tout contact avec elles.
     
  • Certains types de plateformes s'évaporent sous vos pieds ou par simple contact. Si cela peut vous amener à progresser, l'inverse est valable.
     
  • Des tourelles équipées de roquettes à têtes chercheuses dont la vitesse est identique à la vôtre et dont la portée est illimitée.
     
  • Des plateformes mobiles aux dents acérées zigzaguent attendant patiemment que vous les touchiez.
     
  • Des disques se projettent vers vous dès que vous êtes dans leur ligne de mire puis se brisent sur le premier obstacle venu (ouf, il ne manquerait plus qu’ils rebondissent).
     
  • Des mines à retardement provoquent l’envoi de sharpnel dans 8 directions peu après contact.

  • Des plateformes de saut (à la Portal une fois de plus) vous envoient très rapidement dans les airs... ce qui peut être un bonne chose, à condition qu’un danger ne vous attende pas sur la trajectoire.
     
  • Des lasers qui tirent à intervalle régulier dans plusieurs directions.
     
  • Des masses rotatives.
     
  • Des blocs qui dès que vous les touchez, créent un alter ego diabolique de vous, qui vous pourchasse.
     
  • Des mitrailleuses rotatives, des..., des..., je vous laisse découvrir.

 

pinkman

Oh bor… Je fais comment maintenant ?
La structure des niveaux est faite de telle sorte que vous soyez obligé d'être au contact du danger en quasi permanence.

 

Bon, vu qu’il y a une bonne vingtaine de types “d’ennemis”, même s’il n’ya pas de monstres à proprement parler dans le jeu, nous avons le plaisir de découvrir que parfois des éléments peuvent au contraire nous aider, ou presque :

  • Des portails de téléportation… souvent galère à atteindre (sic).
     
  • Des ascenseurs et plateformes mouvantes (sauf quand elles se dirigent vers des oursins).
     
  • Des checkpoints (même si les niveaux sont courts, ce sera plus d’une fois salvateur).
     
  • Des interrupteurs en tout genre qui ouvriront bien des portes (et vous exposeront parfois au danger, prudence donc).
     
  • Des tapis roulants (pour vous donner de l’élan... ou vous retarder).
     
  • Etc, etc….

 

pinkman

Merci d’exister, amis checkpoints (les piquets avec un anneau à leur sommet).

 

Avec un bon gameplay, aucune crainte de difficulté

Le gameplay de Pinkman+ va contenter les personnes qui veulent de la simplicité et de l’efficacité, et c’est tout ce que l’on demande quand on est face à un die & retry :

  • Se déplacer avec la croix directionnelle ou le joystick gauche.
     
  • Sauter avec B.
     
  • S’accrocher, glisser le long et s’élancer d’une paroie, toujours avec B.

  • Utiliser le jetpack avec A.

  • Enfin Y pour passer en vue globale ou revenir à une vue rapprochée (les deux sont jouables en temps réel).

 

pinkman

La vue globale est presque pire qu’un “Où est la panthère rose Charlie ?”

 

Notre cher Pinkman est facile à prendre en main, il effectue de grands sauts en hauteur et en longueur. La physique est bien pensée pour que le gameplay soit un plaisir et que la précision soit au rendez-vous, ainsi il est vraiment dur de "louper" un atterissage ou glisser par mégarde d'une corniche. Si en vol il fait preuve d’une légère inertie, celle-ci ne se présente pas à vos dépends lorsque vos pieds foulent le sol.

pinkman

Il faudra toutefois faire attention à la hauteur de nos sauts et enjambées.

 

Pinkman peut s’agripper sur les rebords mais également les murs de manière temporaire (ensuite il glisse progressivement). C’est un très gros atout qui nous permettra de segmenter notre progression verticale.

A cela s’ajoute une sorte de fonction de vol - hélas très limitée - avec un jetpack intégré à notre personnage, qui va nous permettre, sur une très courte durée, de progresser dans les airs et prolonger ces sauts, davantage horizontalement que verticalement d’ailleurs.

pinkman

L’alignement des planètes n’était pas optimal ce jour là ;(

 

Quand je dis courte durée c’est peut être une seconde ou deux de “propulsion”. Une jauge, qui suit notre personnage et se positionne au-dessus de sa tête, permet de consulter la capacité restante. Une fois la jauge vide, c’est la chute, alors autant qu’il n'y ait aucun danger sous ses pieds sinon ce sera sa mort immédiate dans une belle explosion aux milles éclats de pixels… Le bon point c’est que cette jauge peut être vidée par de brèves pressions plutôt que d’un seul coup, ce qui sera bieeeen plus efficace et stratégique tellement certaines longueurs au-dessus de la mort seront “athlétiques”.

pinkman

Précision et stratégie. Ces petits jerricans permettent de remplir instantanément la jauge de propulsion par simple contact, puis disparaissent.

 

Flappy dead

Peur de mourir ? N’ayez crainte, cela fait entièrement partie du jeu. Contrairement à la réalité, Monsieur “Rose Bonbon” cumule bien plus de vies qu’un troupeau de chats de compétition. S’il venait à trépasser dans un grand boom explosif, il réapparaît immédiatement en pleine forme. Ouf. Mais au début du niveau (Aie !) ou au dernier checkpoint dépassé (Ahhhh ça va alors).

On devrait voir le bout du tunnel avec un minimum de difficulté (f*ck les rogue-lite :])... enfin on l’espère. Bon point : il n’y a aucun temps de chargement, jamais, et la réapparition est instantanée.

pinkman

Hey mais je suis... dans une tortue en fait !

 

Autre petit détail intéressant, A chaque fois que vous aurez la maladresse de mourir ou la chance de passer au niveau suivant et quel que soit le niveau en cours, la “palette” de couleur sera de permutée aléatoirement parmi 16 disponibles. Certaines sont extrêmement lisibles et so(m)bres, d’autres beaucoup plus “pète rétine”.

pinkman

Pinkman n’est plus qu’une poussière d’étoile... attention à la crise d'épilepsie.

 

Prêt à relever le défi ?

Pinkman+ va vous demander plusieurs choses, qui je le pense sont à portée d’à peu près tout le monde sans jeter la manette ou la console par la fenêtre :

  • Un peu de réflexion et perspicacité : passer sur les bons interrupteurs, si possible dans le bon ordre pour ouvrir des sas ou portes utiles à notre progression. Il n’y a pas vraiment de pièges ou de complexité à ce niveau.
     
  • De la dextérité : sauter de plateforme en plateforme, progresser tout en évitant pièges statiques et mobiles variés.
     
  • De la patience et de l’abnégation : recommencer de nombreuses fois certains passages difficiles dont il faudra trouver un “pattern” de chorégraphie idéal.
     
  • Des réflexes : aller vite sans se vautrer ni se faire rattraper.
     
  • De la tactique : pour ne pas griller sa jauge de vol au pire moment.
     
  • L’âme d’un speedrunner (optionnel): Un compteur suit votre personnage et vous permet de connaître votre temps global jusqu’à la fin, sauf que si on interrompt la partie (quitter) et que l’on relance au dernier niveau terminé, celui-ci ne réapparaît plus, snif :(

 

pinkman

C’est simple, tout ce qui est dangereux pour vous est de la même couleur (souvent très claire ou très vive).

 

Conclusion : Il a l’air bien, mais peut-il être mieux ?

C’est un piège puisque la réponse est forcément oui… J’ai beaucoup apprécié Pinkman+, son aspect minimaliste et ses qualités de gameplay. Quelques détails auraient pu toutefois lui donner encore plus d’attrait.

Mon plus grand regret est que notre personnage ne peut pas évoluer, il ne gagne pas en vitesse ou en saut, il ne peut pas ramasser d’amélioration, d’armes ou de powerups défensifs par exemple. Son jetpack ne dispose pas non plus d’upgrades pour lui donner plus de longévité, tout reste figé du premier au dernier niveau… et d’un autre côté c’est cet esprit minimaliste qui plaira à ceux qui préfèrent un gameplay figé dans le marbre de A à Z.

Les notes de musique (sur un air de synthwave), parfois interrompues par un cri de douleur de votre personnage, sont de très bonne qualité (selon mes goûts) mais hélas bien trop peu nombreuses. A moins d’utiliser un casque, vous les trouverez certainement en retrait ou inaudible, ce qui est un peu dommage quand on les apprécie !

Globalement, il n’y a pas deux niveaux qui se ressemblent et les mésaventures que vous allez rencontrer se positionnent face à vous de manière progressive. La difficulté devient rapidement corsée et propose quelques pics à la limite du décourageant… mais ne rend pas le jeu infaisable pour autant. Chaque niveau ou passage très hard dispose d’un ou plusieurs patterns qui, une fois contournés, rendent la progression aisée et avec le recul on se dit “ah bah ça va en fait”. Le système de checkpoints réguliers est une véritable bénédiction (qui fera rager les puristes), qui m’a sauvé la vie plus d’une fois.

Pinkman se veut difficile par moment mais restera accessible au commun des mortels et joueurs débutants. Que ce soit d’un trait ou par petites sessions, il vous occupera entre 1 et 3 heures selon votre niveau, ce qui peut sembler court mais m’a pourtant largement suffit.

pinkman

Une fois terminé, découvrez un petit message du développeur en parcourant un niveau “spécial”

 

Verdict :

Les +

  • Minimaliste sans être simplet
  • La "physique" et le gameplay associé
  • Nombreux pièges, types d'obstacles
  • La musique dans le plus pur style années 80-90
  • Accessible (avec un peu d'effort)

Les -

  • Court
  • Un gameplay qui n'évolue pas
  • Un peu répétitif malgré tout

On aurait aimé :

Que le chronomètre soit sauvegardé

Dans le même genre :

N++, Super Meat Boy, Awesome Pea, et tant d'autres...

Graphismes :
Un hommage à l'époque des ordinosaures, sans fioritures
7/10
Musique et sons :
J'ai aimé, mais les goûts et couleurs.
Les bruitages sont simples et secondaires
6/10
Gameplay :
Propre et sans bavure, il est difficile de mettre en défaut la maniabilité du titre. L'inertie en vol sera à prendre en compte.
7/10
Scénario et histoire :
Y en a t-il besoin ?
-/10
Durée de vie :
C'est court, en rapport avec le prix demandé
5/10
Rapport qualité / prix :
Pour ce prix, un bon moyen de mettre à l'épreuve sa dextérité dans la joie et la bonne humeur.
8/10
Coup de coeur :
J'ai passé un excellent moment sur Pinkman+, me rappelant la sobriété et la simplicité qui aujourd'hui font parfois défaut dans les jeux vidéo.
7/10
Total : 6.7/10

 

Nous remercions Ratalaika Games qui nous a fourni une copie de review du jeu

 

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