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Test The Hong Kong Massacre sur PS4

Image de couverture de Test The Hong Kong Massacre sur PS4

Fiche technique :

  • Genre : Shooter en vue de dessus, die & retry
  • Développeur :Vreski
  • Plateforme : PS4
  • Prix : 16,99 €
  • Taile : 2,92 Go
  • Version : 1.00
  • Date de sortie : 22 janvier 2019
  • Disponibilité : Dématérialisé
  • Platine : Oui
  • Test sponsorisé : non
  • Obtenu via : acheté sur le PS Store

 

Grand fan de John Woo à qui l’on doit des chefs d’œuvres comme The killer, A tout épreuve ou encore Une balle dans la tête, mais également de Chow Yun Fat dans des films comme Un tueur pour cible ou Le corrupteur par exemple, lorsque j’ai vu le trailer de The Hong Kong Massacre, mon sang n’a fait qu’un tour ! Il me le fallait ! Est-ce que je ne me suis pas un peu emballé ? Le jeu en vaut-il le coup ? Réponse dans ce test.

Annoncé depuis 2014, et après avoir fait parler de lui lors de la Paris Games Week de 2017, The Hong Kong Massacre, développé par le studio indépendant suédois Vreski et sorti le 22 janvier 2019, est un shooter en vue de dessus, véritable hommage au cinéma d’action Hong Kongais pouvant être comparé à un certain… Hotline Miami. Mais pas que.

 

Un cocktail explosif

Prenez une base de Hotline Miami : des endroits clos comme des ruelles, des restaurants ou des appartements dans lesquels vous devez éparpiller façon puzzle une ribambelle de voyous qui repeindront le décor dans des quantités de sang défiant toute logique biologique. Ils prennent une balle, ils sont morts, vous prenez une balle, vous êtes mort.

Ajoutez des fusillades en slow motion à la Max Payne.

Transposez le tout dans un film de John Woo et vous obtiendrez The Hong Kong Massacre !

Une histoire classique : Hong Kong, 1992, un flic nerveux décide d’éradiquer les triades de Hong Kong pour venger la mort de son partenaire. Un 9 mm dans chaque main, il arpente la ville en trouant la peau de tous ceux qui se trouvent entre lui et sa vendetta. Vous l’aurez compris : ici le scénario n’est qu’un prétexte pour aller buter du malandrin aux quatre coins de la ville !

 

Plat du jour : salade de balles et sa sauce hémoglobine

menu

 

L’écran d’accueil, écriture rouge sang sur fond noir donne le ton, et nous propose 3 choix : Continue, New Game et Options. Ces dernières nous permettront de régler le niveau de sensibilité de la visée, le son de la musique et des effets sonores ainsi que de visualiser les contrôles (non modifiables) et les crédits.

options

Le jeu est intégralement en anglais, mais le langage des balles n’est il pas universel ?

 

Clic, clic, BOOM !

Le premier niveau va nous permettre de nous familiariser avec les commandes, mais également de nous rendre compte de ce qui nous attend ! Car le jeu est dur, et même de plus en plus dur au fil des niveaux. Comme je le disais plus haut, si une balle suffit à tuer vos adversaires, il en est de même pour vous. Pas de barre de vie, pas d’item de soin. Ajoutez à ça le fait que les adversaires sont tous limite des tireurs d’élite qui n’ont rien à envier au SWAT ou au GIGN : une porte qui s’ouvre un quart de seconde leur suffit pour vous envoyer ad patrès… et au début du niveau ! Du pur Die and Retry !

Il n’existe dans le jeu que 4 types d’armes :

  • Double pistolets 9 mm (qui s’avèrera être ce qu’il y a de mieux selon moi)
  • Fusil à pompe
  • SMG (pouvant également être doublé en upgradant)
  • AK 47

les flingues

Au début, vous n’avez accès qu’aux 9 mm, le reste devant être débloqué par des points en forme d’étoiles, obtenus en finissant les niveaux ou en réalisant les défis de ceux-ci (j’y revendrais). Ces étoiles serviront également à upgrader les armes débloquées.

armes

Vous pourrez, et même vous devrez, ramasser les armes sur les corps encore fumants des ennemis car il n’y a pas ici d’attaques au corps à corps, autrement dit, si vous vous retrouvez à court de cartouches, c’est la mort assurée ! Cela dit, vous ne pourrez pas conserver les armes ramassées pour le niveau suivant.

Les niveaux se ressemblent (ruelles, restaurants, bureaux…) mais au fur et à mesure, compteront de plus en plus d’ennemis, et même certains équipés de gilets pare-balles qu’il faudra alors toucher 2 fois pour en venir à bout.

Tous les 7 niveaux, il faudra faire face à un boss dans un chassé croisé vertical : en remontant l’écran il faudra toucher le lascar plusieurs fois tout en se protégeant de ses tirs et en oblitérant ses sous fifres qui tenteront de vous barrer le chemin. Il y a au total 5 boss, soit 35 niveaux, ce que je trouve tout à fait acceptable.

du verre brisé

beaucoup de verre brisé
Une course poursuite à toute épreuve

 

Les défis, au nombre de 3 par niveau sont toujours les mêmes :

  • TIME : Finir le niveau plus rapidement que le temps donné
  • NO SLOWMOTION : Finir le niveau sans utiliser le slow motion
  • PERFECT AIM : Une balle, un ennemi. Il faudra donc que chaque balle atteigne sa cible

got myself a gun

 

Une réalisation exemplaire

toc toc
Toc, toc, badaboum !

 

Il faut le dire : le jeu est beau. Et une multitude de détails le rendent encore plus beau. Les effets des coups de feu, notamment en slow motion, sont magnifiques, surtout ceux du fusil. Certaines parties du décor sont destructibles comme les fenêtres ou les portes. Tirez sur les urinoirs ou les lavabos et ils explosent. Tirez sur les classeurs et des feuilles voleront dans tous les sens avant de tomber par terre et d’y rester. Une décharge de plombs sur un sbire trop proche de la baie vitrée et ce dernier finit au pied de l’immeuble…

toilettes

qui va ranger
Mais qui va ranger tout ce bor… ?

 

La bande son style electro funk est agréable et colle bien au jeu, même si il arrive par moments de ne plus l’entendre entre les coups de feu !

Par contre, ce qui m’a interloqué ce sont les cinématiques : pixellisées et mal compressées, elles font vraiment tâche à côté du reste. Enfin elles sont courtes et n’apportent pas grand-chose mais bon… Vaut mieux un jeu beau avec des cinématiques moyennes que le contraire, non ?

 

Un gameplay bien calibré

Je l’évoquais plus haut, nous avons affaire à un Die and Retry pur jus, dur et exigeant donc. La découverte d’un nouveau niveau se fera forcément dans le sang, et il faudra plusieurs tentatives pour mettre au point une stratégie efficace. Au passage vous vous surprendrez à sortir une collection impressionnante de jurons, et les mamans des voyous ne seront pas épargnées !

Il faudra viser juste et ne pas hésiter à se servir de la fonction slow motion (L2) et de la fonction plongeon (R1) pour passer entre (ou sous) les balles. C’est le point fort du gameplay de ce soft, la combinaison du plongeon avec le slow motion, tout en criblant de balles des vilains qui voudraient vous faire subir le même sort.

On trouvera en face de nous environ 5 types d’ennemis différents seulement, dont un équipé d’un gilet pare balles à partir de l’avant dernier chapitre. C’est relativement peu. Certains ont, comme vous, la faculté de plonger, ce qui les rend également intouchables pendant ce laps de temps.

Dès le moment où vous passez un porte, ou même devant une fenêtre, vous êtes repérés et l’ennemi commence à vous allumer, et faîtes gaffe, les mecs visent vite et bien.

 

Pour conclure

Je trouve que ce jeu est un vrai régal. Une oasis de violence ultra sanglante dans un paysage vidéo ludique de plus en plus aseptisé.

Le jeu est certes dur, mais on n’a pas pour autant envie de poser la manette et d’arrêter. On veut à tout prix venir à bout de cette bande de malfrats qui se tient devant nous et quel kif quand on abat le dernier !

Se prendre pour Chow Yun Fat avec les 2 calibres, faire une roulade à travers une fenêtre en faisant tout éclater dans la pièce à coup de fusil à pompe, en repeignant tout le décor couleur hémoglobine, ça n’a pas de prix !

Côté trophées, le platine s’annonce déjà vraiment difficile car l’un d’entre eux demande de compléter tous les défis et vous pouvez me croire, ce n’est pas une mince affaire…

Hotline Miami était déjà un plaisir coupable, mais ce dernier était en pixel art. The Hong Kong Massacre, bien plus réaliste est un jeu coup de cœur qui sort du lot, pour notre plus grand plaisir !

conclusion trophées
Quand on voit ça, c’est que le niveau est (enfin) fini ! ^^’

 

On a aimé :

  • Se prendre pour Chow Yun fat dans The killer
  • Le slow motion
  • Une violence grisante
  • Une difficulté addictive dont on veut venir à bout
  • 35 niveaux

 

On n’a pas aimé :

  • Manque de variété dans les armes, les ennemis, les défis…
  • Des cinématiques pas franchement jolies

 

Dans le même genre :

Hotline Miami (1&2), Deadbolt...

 

Notes :

Graphismes :
Jeu beau et plein de détails, cinématiques pixellisées
8/10
Musique et sons :
Bande son electro funk motivante
7/10
Gameplay :
Du Die and Retry pur et (surtout) dur, jouissif de défourailler en pleine glissade en slow motion
9/10
Scénario et histoire :
Assez basique, mais suffisant pour aller faire passer des mecs par la fenêtre à coup de fusil à pompe !
6/10
Durée de vie :
Ca devrait déjà vous occuper un moment de finir le jeu, mais celui qui veut se lancer dans la complétion de défis va s’amuser (et hurler de rage) encore plus longtemps
8/10
Rapport qualité / prix :
Tout à fait honnête pour ses 35 niveaux de sang et de sueur, dommage qu’il n’y ait pas de version physique pour le moment
8/10
Coup de coeur :
OUI ! Je n’aurai pas pu passer à côté de celui-là !
9/10
Total : 7.9/10

 

 

N'hésitez pas à commenter et nous dire ce que vous avez pensé du test et du jeu !

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