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[Test] Balan Wonderworld sur Switch, que le spectacle commence!

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Balan Wonderworld est le nouveau jeu de Yuji Naka (Sonic the Hedgehog, Nights into Dreams…) développé au sein de Balan Company, son nouveau studio chez Square Enix. Le soft est sorti sur PC via Steam, PlayStation 4 et 5, Xbox One et Series ainsi que sur Switch le 26 mars dernier. Que le spectacle commence !

 

Fiche technique :

  • Genre : Plateforme 3D
  • Développeur : Balan Company
  • Editeur : Square Enix
  • Langues : Allemand, Anglais, Espagnol, Français, Italien, Japonais, Coréen, Néerlandais, Portugais, Russe, Chinois
  • Plateformes : PC, Playstation 4 et 5, Xbox One et Series, Switch
  • Testé sur : Switch
  • Prix : 59,99 €
  • Version : 1.0.1
  • Taille : 10,16 GB
  • Date de sortie : 26 mars 2021
  • Disponibilité : Physique et Dématérialisé

 

Balan, Balan, balance toi

Leo Craig et Emma Cole, bien qu'entourés par leurs amis, semblent ressentir un mal-être… Malgré la joie autour d'eux, ils se sentent tristes. Et en même temps, ils sont attirés vers le théâtre de Balan. C'est là que le spectacle commence ! Après une petite chorégraphie du comédien chapeauté, les voilà transportés sur l'île des Tims, dans un monde parallèle onirique.

Who's bad?

 

Cette île va donc servir de hub à notre héros, ou héroïne, selon le choix effectué au début, voire aux 2 si l'on joue à 2. C'est depuis cette île donc, que l'on pourra explorer les 12 mondes, correspondant aux 12 âmes en peine à sauver. Ce sont 12 personnes qui ont perdu leur cœur, envahis par des émotions négatives suite à des événements tristes survenus dans leur vie.

 

Balan into Dreams

Balan Wonderworld est un jeu de plateforme en 3D. Chaque personne qui a perdu son cœur possède son propre monde, correspondant à sa personnalité. Le monde de l'agriculteur est champêtre, le monde du pompier est en feu… Chaque monde, appelé chapitre, est divisé en 2 actes + le combat de boss. Le premier acte se termine par un combat contre un demi-boss. Avant chaque boss, une cinématique nous montrera comment la personne a perdu son cœur, qu'il s'agisse de l'amoureuse des oiseaux désespérée par l'urbanisation qui fait fuir les animaux, ou bien l'artiste qui a perdu l'inspiration pour peindre, etc...

Les boss ont un air de méchants de chez Disney

 

Une fois que l'on a récupéré les 2 parties de son cœur et qu'on l'a battu sous sa forme de boss, nous avons droit à une chorégraphie style comédie musicale, puis une nouvelle cinématique se déclenche, nous montrant la personne reprenant du poil de la bête et dont la situation finit par s'arranger.

On se croirait à Broadway!

 

L'exploration de ces mondes colorés et oniriques se fait en débloquant des costumes, qui nous octroient des pouvoirs nécessaires pour venir à bout des niveaux. Par exemple, dans le premier acte du premier chapitre, le costume Bongourou permet lorsque l'on maintient la touche d'action de faire des sauts plus longs pour atteindre des plateformes lointaines, etc…

Le pouvoir du costume est expliqué lorsqu'on le débloque

 

En chemin, on récoltera des gouttes, qui serviront à nourrir les Tims de retour sur leur île, mais aussi, et surtout, des statues de Balan. Plus ou moins cachées et accessibles, il faut en récolter un nombre suffisant pour débloquer l'accès aux chapitres suivants. Ceux-ci sont disponibles 3 par 3. Il faudra parfois retourner dans les différents actes avec des costumes obtenus plus tard dans d'autres, les statues étant inaccessibles sans certaines compétences particulières.

 

Attrapez les tous

Il existe 81 costumes différents dans Balan Wonderworld. Avec des noms comme Helifleur pour le costume de fleur qui plane avec une hélice ou Tumvoatumvoapa pour le costume qui rend invisible par intermittence, il y a de quoi rendre jaloux les auteurs de Pokemon! Pour les récupérer, il faut donc à chaque fois trouver une clé et ouvrir la boîte qui les contiennent. Il est possible d'en garder 3 sur soi, les autres sont conservés en réserve. On peut alterner entre les costumes avec les touches L et R. Chaque costume permet d'utiliser une compétence qui lui est propre, même si au final, il y en a plusieurs qui se ressemblent comme par exemple Tubabulle et Cerglagla qui permettent de sauter plus loin.

Phoksagliss ^^'

 

Le gameplay est pour le moins minimaliste puisque le stick gauche dirige le personnage, le stick droit la caméra, L et R servent à changer de costume comme on l'a vu et A, B, X et Y servent tous à sauter ou effectuer l'action liée au costume. Lorsque j'ai pris le personnage en main au début du jeu, j'ai été un peu dérouté. Il semble un peu courir sur place et être assez rigide à contrôler. Mais au final, une fois habitué, j'ai perdu ce sentiment et j'ai fini par apprécier le gameplay.

 

Nights into DBZ

En plus des statues de Balan, on peut également tomber sur son magnifique chapeau haut-de-forme. Quand on l'atteint, on peut lancer la Bataille de Balan. Ce dernier affrontera alors soit Lance, le méchant du jeu, soit des sortes de météores. Il s'agit de niveaux bonus sous forme de QTE, consistant soit à appuyer sur B au moment où Balan et son ombre se superposent, soit à marteler la même touche le plus grand nombre de fois possible quand plusieurs ombres apparaissent. Si l'on obtient la meilleure note à chaque QTE, on obtient une statue de Balan supplémentaire.

Celle là, tu l'as pas volée!

 

On sent énormément l'influence de Nights into Dreams dans la manière de voler de Balan, mais certains combats font tout bonnement penser à… Dragon Ball Z! Une preuve de plus, s'il en fallait, que le manga reste et restera une influence majeure de la culture japonaise.

Leo super sayian

 

Tims City

Les Tims sont l'atout kawaii du jeu. Ces petites boules qui vous accompagnent partout ont quand même leur utilité. Les rouges peuvent attaquer les ennemis et les violets nous ramener des gouttes ou des œufs par exemple.

L'île des Tims, qui sert donc de hub, est en même temps leur terrain de jeu. Il s'y trouve en son centre un espèce de tourniquet avec un compteur. Chaque tour de roue est compté et on a à l'écran un objectif chiffré de nombre de tours. Une fois l'objectif atteint, on déclenche une amélioration des installations de l'île : un nouvel élément de la tour des Tims, un nouveau trampoline ou une partie de l'horloge du bonheur.

On a faim! On a faim!

 

Mais l'exercice ça creuse, et les Tims sont particulièrement friands des gouttes que l'on collecte à travers les niveaux, plus on leur en donne, plus ils ont la pêche pour enchaîner les tours de roue. C'est un peu long au début, mais plus la construction de la tour évolue, et plus les tours passent car d'autres éléments que le tourniquet de base comptent aussi. De plus, avec les œufs que l'on récolte dans les niveaux, le nombre de Tims augmente. Au bout d'un moment, l'île a des airs de Disneyland !

 

Wonderworld? Où est l'oncle Dave?

La direction artistique de Balan Wonderworld est colorée et plutôt enfantine. On sent la patte de Yuji Naka dans le charadesign ainsi que le level design, qui nous rappellent ceux des anciens Sonic. On sent que le jeu a vraiment été pensé pour plaire aux jeunes gamers mais aussi aux plus vieux. On évolue dans des niveaux qui semblent tout droit sortis de rêves, avec de nombreux éléments flottant dans les airs.

Il n'y a que dans un rêve que l'on peut voir ça...

 

Il y a peu d'ennemis, et ils sont très faciles à battre, le jeu est vraiment orienté plateformes. Cependant, quand on retourne dans les niveaux déjà finis, on croise parfois des ennemis un peu plus résistants, mais jamais rien de compliqué. Là où ce sera un peu plus compliqué, c'est pour aller chercher certaines statues ou chapeaux de Balan, il va falloir être précis dans les sauts et avoir le bon costume!

Il ne faut pas hésiter à fouiller les moindres recoins pour trouver les précieuses statues

 

Il n'y a quasiment aucun dialogue, l'histoire est racontée plus visuellement et à l'aide de la bande son. Les thèmes abordés sont parfois assez durs comme l'échec ou le deuil mais le sont toujours avec bienveillance et poésie. Chacune de ces histoires se conclut en happy end. Les cinématiques sont tout bonnement superbes je trouve.

Quoi de mieux que d'être entouré de ses amis?

 

Je n'ai pas noté de bugs particuliers, si ce n'est la caméra qui a tendance à faire des siennes de temps à autre en se plaçant derrière un élément du décor, nous privant de la vue de notre personnage. Attention, toutes les fonctionnalités du jeu ne sont pas forcément expliquées. Il faut parfois savoir chercher soit même pour les trouver, comme par exemple, le fait de rester immobile sur un checkpoint permet d'accéder au vestiaire et de sélectionner un costume parmi ceux en réserve, ou encore les vrais rôles de Tims, que je vous laisserai découvrir ;)

J'ai mis un peu plus de 21 heures à finir le jeu, sachant que j'ai essayé d'avoir un maximum de statues de Balan en explorant les moindres recoins des niveaux. D'ailleurs, je ne les ai pas encore toutes eues. Il y en a un total de 228, mais seules 110 sont requises pour accéder au boss de fin. Idem pour les costumes, il m'en manque encore une bonne vingtaine. Il y a donc du contenu et de la rejouabilité. De plus, après avoir battu le boss de fin, on débloque un acte 3 en bonus pour chacun des 12 chapitres.

 

Yuji Naka revenir faire des jeux

Yuji Naka est un développeur de génie qui a eu son heure de gloire dans les années 90. C'est lui qui a découvert comment accélérer le scrolling dans les jeux vidéos, permettant ainsi de transformer ce bon vieux Sonic en hérisson supersonique. On lui doit encore pas mal de titres dont le fabuleux Nights into Dreams. ,C'est donc un monsieur qui, comme un certain Yu Suzuki, a une vision du jeu vidéo qui est certainement restée en partie celle du jeu des années 1990/2000. Pas que ça me dérange, au contraire. Mais il semble que le jeu subisse un bashing dans la presse qui ne me semble pas justifié. Des sites qui ont noté Cyberpunk 2077 7 ou 8/10, en ayant testé le jeu sans patch day one notent Balan Wonderworld 3 ou 4/10! Je n'arrive pas à comprendre. Les mêmes encore qui lui reprochent une technique datée vont s'extasier sur une compil d'anciens Mario en 3D? Bon. Certes le jeu a quelques défauts, comme tout jeu j'ai envie de dire, mais objectivement, je trouve qu'il est loin d'être mauvais. Quelle est l'explication? Est-ce que si l'un attribue une note basse, les autres doivent suivre? Y ont-ils joué plus de 10 minutes? Est-ce moi qui n'y connais rien en jeu vidéo, ou qui ai mauvais goût? Je ne sais pas… En tout cas, je rédige cet article comme d'habitude, sans la moindre complaisance ou indulgence particulière. Je dis ce que je pense et j'apprécie ce jeu. Après je me demande si tout le monde a compris que c'est un jeu qui s'adresse à un public jeune, du moins, je dirai qu'il est fait pour être partagé entre les générations. Il peut être découvert par tout le monde, les adultes pouvant aider les plus jeunes sur les parties un peu difficiles. Alors certes, par moment, la caméra vient se placer au mauvais endroit, ça gène un peu la vision et puis? Un petit coup avec le stick droit et c'est réglé… Quel jeu est parfait?

 

Balan Conclusion

Comme vous l'aurez compris, Balan Wonderworld est un jeu que j'apprécie, avec ses qualités et ses défauts. C'est un jeu de plateforme en 3D avec des mécaniques de gameplay variées, même si certaines sont redondantes. Le soft offre une durée de vie intéressante et mérite qu'on se penche dessus. Une démo est téléchargeable sur les différents stores et permet d'avoir un aperçu du titre si jamais vous doutez avant d'acheter. Quant à moi, il me reste quelques statues à dénicher, j'y retourne !

 

 

Verdict :

Les +

  • Gameplay varié avec les différents costumes
  • Direction artistique mignonne et colorée
  • Jeu inter-générations
  • Bonne durée de vie

Les -

  • Le gameplay demande un temps d'adaptation
  • Placements de caméra un peu gênants par moments
  • Quelques explications supplémentaires auraient pu être utiles

On aurait aimé :

Un peu plus de dialogues peut être

Dans le même genre :

Banjo & Kazooie, Spyro, Mario, Sonic...

Graphismes :
Graphismes acceptables sur Switch, direction artistique vraiment sympa et cinématiques superbes
7/10
Musique et sons :
OST qui colle bien au thème du théâtre et des comédies musicales, bonne ambiance dans les différents niveaux
8/10
Gameplay :
Gameplay qui demande un petit temps d'adaptation, un poil rigide mais on s'y fait
7/10
Scénario et histoire :
Histoire amenée en subtilité et en poésie, sans dialogues, et qui traite de différents thèmes pouvant causer des dépressions, avec toujours une happy end
7/10
Durée de vie :
Tout à fait acceptable, avec un bon challenge : découvrir tous les costumes et toutes les statues de Balan
8/10
Rapport qualité / prix :
Un prix honnête au vu du contenu, néanmoins n'hésitez pas à essayer la démo, il semble que tout le monde ne soit pas d'accord
7/10
Coup de coeur :
Ce ne sera pas mon GOTY, mais j'ai honnêtement apprécié, et j'apprécie toujours l'expérience proposée par Balan Wonderworld
7/10
Total : 7.3/10

 

Nous remercions l'agence LU6.1 et Square Enix qui nous ont fourni une copie de review du jeu

 

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