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Test de Timespinner sur PS Vita

Image de couverture de Test de Timespinner sur PS Vita

Timespinner est un jeu de type Metroidvania développé par le studio indépendant américain Lunar Ray Games à l’issue d’une campagne Kickstarter (qui a dépassé toutes les espérances et de loin) et édité par Chucklefish. Vendu en dématérialisé sur le PS Store au prix de 19,99 €, cross-buy pour la PS4 et la PS Vita depuis le 25 Septembre 2018, ce qui me fait environ 3 mois de retard, mais pour un jeu sur le thème des voyages dans le temps, la notion de retard existe-t-elle vraiment ?

 

Là où on va, pas besoin de routes…

Au lancement du jeu, outre la beauté de l’arrière-plan en pixel-art, le menu nous propose 4 choix : Continue, New Game, Load Game et Options.

choix de difficulté
Moi qui voulais commencer direct en « Nightmare »…

 

En faisant le choix New Game, on choisira la difficulté avec laquelle on va débuter l’aventure. Ce choix ne pourra pas être modifié en cours de partie. A savoir que le « Dream Mode » correspond à la difficulté facile et ne permet pas de débloquer les trophées liés aux victoires contre les boss.

Le « Nightmare Mode », qui correspond lui au niveau difficile ne sera accessible qu’en ayant fini le jeu une première fois.

 

Avec de grands pouvoirs…

Le jeu nous invite à vivre l’aventure de Lunais, jeune femme aux cheveux bleus, formée pour devenir une messagère du temps. Le jour où elle doit passer dans le « Timespinner », une machine à voyager dans le temps, son clan est attaqué par l’Empire de Lachiem.

de grands pouvoirs
… viennent de grandes responsabilités.

 

Sa mère, Selen, l’amènera au Timespinner pour qu’elle revienne en arrière et prévienne son clan de l’attaque. Notre héroïne lancera la machine, mais à ce moment, l’Empereur Nuvius en personne apparaîtra et exécutera Selen sous ses yeux, puis détruira le Timespinner.

Lunais se retrouvera projeté une centaine d’années en arrière, sans savoir ni où, ni quand elle se trouve, sans possibilité de retour, et avec une sérieuse soif de vengeance…

des gros mots
Elle ne mâche pas ses mots la miss !

 

Pour ne pas rentrer dans du spoil, je n’irai pas plus loin dans l’histoire. Cela dit, un point que je voulais néanmoins soulever, c’est que si ça ressemble au scénario générique du jeu vidéo où le héros est mû par un désir de vengeance contre les méchants qui ont tué sa famille, parce que c’est des méchants et les méchants, ça fait ce genre de chose, Timespinner ne s’arrête pas là. Il a l’intelligence d’avoir ajouté une morale à cette histoire, une morale que l’ont peut appliquer à quasiment tous les conflits, ou à quasiment toutes les guerres. Pour simplifier, quand on est dans un camp, c’est forcément celui du bien, et en face c’est le camp du mal. Cependant, dans les 2 camps des gens souffrent, et ont de la rancœur car ces souffrances sont dues à « l’ennemi ». A la fin, c’est le vainqueur qui écrit l’Histoire et qui définit le Bien et le Mal.

L'histoire est écrite par les vainqueurs
L’Histoire est toujours écrite par les vainqueurs

 

Le soft évoque même indirectement le racisme, ici la différence est faite entre les gens nés avec des pouvoirs magiques, considérés comme supérieurs, et ceux n’en ayant pas reçu à la naissance, inférieurs donc, et condamnés aux basses besognes…

sages paroles
De bien sages paroles…

 

Ready ? Fight !

Dans sa quête, Lunais ne va pas partir la fleur au fusil, vous vous en doutez bien !

Premièrement, elle possède la capacité de figer le temps (touche triangle), pendant une durée limitée, représentée par le sablier sur le HUD. Quand elle s’en sert, tout s’arrête (comme quand on joue à 1, 2, 3 soleil !), l’écran devient sépia comme une vieille photo et elle a la possibilité de toucher les ennemis sans se blesser, voire de leur monter dessus pour, par exemple, accéder à des endroits trop haut pour être atteints, etc… Ce sablier pourra se recharger en tuant des ennemis ou en détruisant des objets du décor.

hud
Un HUD où l’on retrouve la santé, le mana, le sablier et la configuration des orbes sélectionnée

 

Deuxièmement, elle est équipée d’orbes lui servant d’armes. Les premiers sont basiques et ne servent qu’à frapper (touche carré), mais au cours de ses pérégrinations, notre voyageuse temporelle en trouvera qui peuvent matérialiser des armes comme des épées, des masses ou des fusils, mais également d’autres, ayant des propriétés élémentaires comme le feu, la glace, le vent, etc…

En complément des orbes, en ramassant un peu de matériel en chemin, un pote alchimiste lui concoctera en plus des colliers, qui ajouteront des capacités actives aux orbes et des anneaux qui leur confèreront des capacités passives. Pas de panique, je vous explique ça !

Les capacités actives sont les attaques spéciales (en maintenant la touche rond). Elles consomment du mana, représenté par la barre bleue du HUD. Une fois épuisé, le mana se recharge automatiquement, mais lentement, ou plus rapidement avec des items.

Les capacités passives, comme leur nom l’indique, ne nécessitent pas d’action de notre part. Elles apportent une propriété aux orbes, comme par exemple des lames, qui blessent l’ennemi qui entre en contact, sans pour autant attaquer. Elles peuvent aussi matérialiser un bouclier qui bloque les projectiles ennemis ou révéler la présence de passages secrets.

Salle secrète
Une salle secrète bien garnie !

 

Ces capacités sont liées aux orbes, donc à chaque fois que l’on découvre de nouveaux orbes, on débloque la possibilité de crafter les items qui permettront de les équiper.

Pour finir, Lunais a 2 mains, et peut donc équiper 2 orbes, et même si on le souhaite 2 orbes différents ! Ainsi il est possible de se battre avec une épée et une masse en même temps, ou bien avec le vent et le feu. Sans compter les capacités actives et passives, ça donne un nombre de combinaisons de pouvoirs gigantesque ! Définitivement un des points forts de ce jeu !

Il sera possible de mémoriser 3 combinaisons grâce à un item, afin de switcher de l’une à l’autre avec la touche select, très pratique car autrement il faut revenir au menu à chaque fois.

Et enfin troisièmement, car ce n’est pas fini, la demoiselle sera accompagnés dans son épopée par des petits compagnons : les familiers. Ces derniers attaqueront les ennemis pour prêter main forte à Lunais, mais chacun a en plus une capacité qui lui est propre ! Un soigne, un attaque avec le feu, un autre avec le vent, etc…

De plus, que ce soit Lunais, les orbes ou les familiers, tous gagnent de l’expérience et montent de niveau en remportant des combats. Sachant qu’en sortant d’une zone et en y entrant à nouveau, les ennemis respawn à chaque fois, il est donc possible de farmer de l’xp pour obtenir une heroïne puissante, avec un équipement qui l’est autant.

 

Techniquement parlant…

On a ici affaire à un jeu de plateformes en 2D, dans un style de fin des années 90. Le jeu est donc pixellisé, mais cela sied très bien à l’écran de la PS Vita, ce type de jeu étant, je trouve, moins agréable à l’œil sur grand écran.

C’est beau, très beau même, c’est coloré et les décors sont très variés. Il y a des effets, on sent que ça a vraiment été travaillé.

décor à tomber
Un décor à tomber…

 

Lunais bouge bien, les PNJ sont attachants, les ennemis, suffisamment variés, ont des réactions différentes les uns des autres. On rencontre des boss qui font 10 fois notre taille et on sait tout de suite qu’il ne va pas falloir être statique pour s’en sortir.

Les boss
A l’attaque !

 

J’ai lu qu’à sa sortie, le jeu connaissait des ralentissements dans sa version vita, des patchs ont été ajoutés et sur la version actuelle (1.02) je n’en ai pas vu un seul. C’est fluide, on passe d’une zone à l’autre sans problème, pareil pour les combats, notamment contre les boss.

On sent la différence de maniement du personnage selon qu’on se trouve sur terre, sous l’eau ou sur un tapis roulant par exemple.

Le point négatif selon moi, ce sont les musiques, que je trouve trop répétitives dans certaines zones. Heureusement, il est possible de réduire le volume dans options. Les effets sonores sont par contre plutôt bons. On notera aussi que le soft est entièrement en Anglais, ce qui n’empêche en rien la progression dans le jeu mais pour les non-anglophones, cela pourra s’avérer gênant pour la compréhension de l’histoire.

Quant à la durée de vie, je dirais qu’une bonne quinzaine d’heures seront nécessaires pour terminer le jeu une première fois en Normal. Pour le trophée platine il faudra refaire une partie en mode Nightmare (difficile) puisqu’un trophée est liée à cette difficulté, donc j’estime à peu près à 20-25 heures au total pour le platine, peut-être moins pour les plus rapides.

 

En résumé :

Les Plus :

  • Graphismes travaillés, de grande qualité
  • Le scénario captivant, les thèmes abordés
  • Le nombre incroyable de possibilités de combinaisons des équipements
  • Une bonne durée de vie

Les Moins :

  • Les musiques répétitives
  • Jeu intégralement en Anglais

 

Notes :

Graphismes :
Du pixel-art de grande qualité, des décors variés, c’est vraiment beau.
9/10
Musique et sons :
Musique trop répétitives sur certaines zones, effets sonores très bons.
7/10
Gameplay :
Fluide, adapté aux différents environnements, du très bon ici aussi
9/10
Scénario et histoire :
Scénario plus profond qu’il n’y paraît, captivant et intéressant.
8/10
Durée de vie :
Très bonne pour un titre du genre.
8/10
Rapport qualité / prix :
Un peu cher pour du dématérialisé, mais il vaut chaque euro ! Et cross-buy PS4.
7/10
Coup de coeur :
Complètement !
9/10
Total : 8.1/10

 

Fiche technique

Editeur   Chucklefish
Date de sortie :   25 septembre 2018
Plateforme :   PS Vita / PS4 (Cross-Buy)
Format :   Digital
Prix :   19,99 €
Version :   1.02
Taille :   199 Mo
Platine :   Oui (1 par plateforme)
Compatible PS TV   ?
Genre :   Metroidvania, aventure/plateformes en 2D
Trailer du jeu :   Visionner sur Youtube
Obtenu via   Acheté sur le PS Store
Test sponsorisé   Non

 

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