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[Test] Maneater - Xbox - Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme

Image de couverture de [Test] Maneater - Xbox - Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme
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Maneater est le genre de jeu difficile à coincer dans une case. Il réunit plusieurs aspects : “TPS”, R(equin)PG, simulateur de plongée sous marine (et de vol), bain de sang et fun ! Cette recette inédite spéciale fera t’elle merveille ? le soufflet retombera t-il ? Préparez votre scaphandre et votre cotte de maille. Plongeon immédiat en eaux dangereuses !

 

Fiche technique :

  • Genre : Aventure, RPG, TPS, Open world
  • Développeur : TripWire
  • Editeur : Deep Silver
  • Distributeur : Koch Media
  • Date de sortie : 22 mai 2020
  • Plateformes : PS4, Xbox, Switch (31 juillet), PC
  • Moteur : Unreal Engine 4
  • Testé sur : Xbox One S (1080p) et Xbox One X (4K)
  • Prix : 39,99 €
  • Version : 1.0.7.0
  • Taille : 6,3 Go (Disque 301 Mo, Maj : 6Go)
  • Disponibilité : Physique et Dématérialisé

 

Précision : Certaines captures d'écran ont été effectuées sur Xbox One X, ce sera précisé en légende. Le reste est capturé sur Xbox One S.

 

Le calme avant la tornade

On peut dire que ce Maneater (Littéralement “Mangeur d’humains”) nous accueille bien et nous plonge directement dans une bonne ambiance. Le doux son des ukulélés, le coucher de soleil, une pleine lune resplendissante et des torches qui illuminent la plage. Un beau barbecue et des grillades au loin… Les gens sont en mode festif (déconfinement oblige) et insouciants.

Pourtant celui qui mangera l’autre n’est pas forcément celui que l’on croit. Cela risque bien de finir en Merguez party.. alias la grosse boucherie !

accueil
Appuyez sur A pour démarrer le carnage

 

Hakari au menu

Si ce plat ne vous dit rien tant mieux car aujourd’hui ce n’est pas un menu à base de requin séché qui va nous accueillir mais 2 simples entrée : Jouer et Paramètres. On aurait bien demandé la salade de bienvenue mais on n’a pas le temps !

Dans les paramètres nous retrouvons les grands classiques : Inversion d’axe vertical, sensibilité du joystick, activation des vibrations, sous titres, tutoriel, luminosité… un rappel des commandes (oui il y a un certain nombre à retenir), les différents volumes audio et enfin les crédits.

paramètres
Les grands classiques indémodables.

 

Quant à “jouer” il porte bien son nom puisque nous allons immédiatement appuyer dessus pour plonger au coeur du scénario !

 

Tournez, moteur, eeeet aactionnn

On pourrait croire que Maneater nous accueille avec une jolie intro à la Pixar avec “Le Monde de Nemo” mettant en scène un petit requin tout mignon qui se fait dérober ses parents par de vilains humains et vous connaissez la suite… non ici on démarre du point de vue des hommes avec la crème de la crème. Une cinématique 3D in game façon interview avec un chasseur de requins, de père en fils, et en plus le meilleur ! Enfin c’est ce qu’il dit car il a l’air plutôt imbu de sa personne ;)

pete
Le meilleur j'vous dit ! (Sous-titres zoomés)

 

Aucun pitié, aucune empathie. Après tout, à part vouloir nous dévorer jusqu’au dernier fragment d’os qu’y a t’il de bon dans ces bêtes là ?

pete
Il n'a pas sa langue dans sa poche le bougre... (sous-titres zoomés)

 

Cette interview remplie d’auto-congratulation prend heureusement fin de manière brutale quand on signale par radio à ce cher pêcheur d’eau douce la présence d’un squale avec certaines particularités qui ne manqueront pas de piquer au vif… C’est parti pour la chasse avec un grand C !

 

Du point de vue de la mer

Changement immédiat d’ambiance. Maneater commence pour de bon quand vous prenez les commande de Maman Sharky (oui on va l’appeler ainsi, après tout c’est mon requin je fais ce que je veux !). Requin ressemblant en tous points à la description qu’à reçu notre héros pêcheur il y a de cela quelques secondes.

sharky
On constate déjà un niveau de détails et des éclairages vraiment dignes. En sera-t'il de même dans des environnements plus vastes ?

 

Maman Sharky vous laisse la piloter dans ce qui semble être pour l’instant un immense aquari… euh non, ce sont les égouts en fait. C’est l’occasion pour nous de "tester la bête" comme on dit avec à la clé un petit tutoriel interactif qui nous apprendra les fondements de la prédation, car oui ici c’est vous le prédateur, enfin on espère, ça serait dommage de finir en brochette.

tuto
Sharkdouken !

 

La prise en main est hésitante pendant les premières minutes mais le tuto pas à pas nous rassure quant à l’accompagnement et le bon déroulement de l’apprentissage. On commence les bases avec les déplacements et caméras (sticks analogiques), puis l’attaque (avec RT) et les différentes possibilités de gameplay qui s'offriront à nous afin de profiter d’une expérience complète de Shark Simulator ! Se propulser à grande vitesse avec LT, donner un coup de queue avec LB et enfin esquiver avec RB.

 

C'est pas l'homme qui prend la mer...

Une fois sorti des égouts c’est un univers plus vaste qui se profile à l’horizon, nous prenons nos premières marques dans une baie. L’eau est claire, limpide, d’un bleu azur à faire frémir le vacancier qui sommeille en moi. On trouve de la faune, de la flore et même des épaves. C’est grand et beau !

sortie
On apprécie déjà la vue (on est toujours sur One S hein)

 

A mesure que la narration nous berce d’informations, nous apprenons rapidement que des quêtes nous attendent… histoire de nous préparer à la grande aventure !

Parmi celles-ci, il faudra faire ce que sait le mieux faire un requin (dans les films en tout cas)... s’attaquer aux humains et pour cela on doit monter en surface !

se nourrir de la peur
Licorne VS Predator, le remake 2020

 

Cela tombe bien, des humains il n’en manque pas et vos premiers coups de nageoires vidéoludiques se transformeront en premiers coups de mâchoire… révélant à quel point votre force de frappe est grande.

croc
Sanglant et délire à souhait... jusqu'au bruit de bouée qui fuit et les gémissement vite assourdis.


Hélas les festivités ne durent pas longtemps et vous voici pris à parti par les chasseurs de requins et autres gardes côtes, interpellés par le massacre perpétré. (Ils n'ont pas tardé les enflures !)

La difficulté s’équilibre et bascule en faveur de l’homme avec des chasseurs très bien équipés, nombreux et armés jusqu’aux dents. Un peu comme vous en fait ;).

combats
La visée laser de leurs armes ainsi que le réticule se réduisant sur vous, vous encouragent à... Fuyyyyez !!!! Esquiiiiiiivvvvvvez ! Vite !!!!!

 

Si (heureusement) vous ne faites qu’une bouchée d’eux… le vrai boss (que l’on a vu lors de la première cinématique) va finir par vous capturer puis… “Adieu Berthe”, vous remonter sur son chalut, et asséner le coup de grâce. Snif :'(

*** GAME OVER ***

*** Générique ***

Euh, non...

*** On rebobine ! ***

C’était sans compter que vous êtes un requin femelle (j'étais sûr que vous l'aviez retenu, non ?). Quand il vous ouvre le ventre un petit bébé Sharky est libéré.

la famille
Si baby Sharky pouvait parler il lancerait un "Lâche moi sale fils de truite" #PEGI18

 

Il en profitera pour s'enfuir et emporter un trophée avec lui… (Oh, trois fois rien : le bras de Pete).

 

Bay be shark

Il est temps de commencer un nouveau cycle. et perpétuer la rivalité éternelle qui existe entre humains et requins depuis des générations.

Vous vous retrouvez donc dans le peau de bébé Sharky en plein marais du Bayou, infesté de proies et de prédateurs. Fini le mastodonte on repart sur la classe éco sans plateau fromage avec très peu de volume, de masse musculaire... et des dents de lait qui accrochent à peine la croûte d’une baguette de pain.

avorton
Non mais c'est quoi cette petite crevette ? J'ai pas signé pour un Megalodon de base ????

 

Sharky est “minuscule”, ne va pas très vite. C’est l’occasion de perfectionner son approche du gameplay, apprendre à nager en surface (A pour monter), sauter (A encore), s’enfouir rapidement dans les profondeurs (X), esquiver mieux et plus vite, attaquer des proies de son calibre et ne pas voir trop gros, sous peine de finir en pâté pour chat (c'est pas beau à voir).

Mais à quoi bon s'entêter, vous nourrir ne sera pas votre seule mission (même si cela restera indispensable).

 

L'histoire, un éternel recommencement ?

Je ne vais pas vous le cacher, votre début de carrière en tant que prédateur des mers est un peu décevant, taille et jeunesse oblige. Vais-je rester minus et vulnérable toute ma vie moi ? je veux de l’action !

Le bon point c’est que ce jeu est une ode au principe d’évolution !

Pour grandir, évoluer, progresser et peut être même muter il faudra récupérer des “ingrédients” favorisant l’évolution : nutriments, minéraux, portions d’ADN, mutagènes que l’on trouvera dans ce que l’on mange ou récupère...

caisses
De très nombreuses caisses de nutriments, disséminées un peu partout sont à débusquer. Hmmm des doses lyophilisées... un boost pour la barre de croissance ! Bon appétit !

 

Il y aura donc pas mal de farm (récolte massive) à effectuer d’entrée : manger beaucoup d’espèces plus petite pour tenir face aux attaques de prédateurs plus gros et dangereux. A la moindre morsure, votre petite peau toute fine et fragile se fait rapidement transpercer, votre jauge de santé également… heureusement manger la restaure assez rapidement, gardez toujours un petit encas à proximité.

crochet
Hum, celui-ci est déjà mort... comme le bras de capitaine... capitaine quoi déjà ?

 

Le farm c’est bien mais ça devient vite répétitif. C’est pourquoi des quêtes vous guideront dans le droit chemin en vous donnant des objectifs et vous empêchant de vous lasser trop vite.

Vous devrez : trouver des caisses de nutriments bien dissimulées (je me répète, oui), cibler des espèces en particulier et en nombre, cibler des individus dangereux en particulier (malgré votre fragilité :D), détruire des installations humaines, mettre fin à des trafics, etc.

quetes
Le compas tout en haut de l'écran vous indiquera la position des missions, ennemis, points de repères, etc.. Un récap des quêtes en cours s'affichera lors de leur découverte.

 

Ma grotte, c’est là ma zone

On a parlé d’évolution ? cela tombe bien car Sharky est du genre à avoir besoin de son petit coin douillet et son chez-soi accueillant, loin des turpitudes de la vie. Une grotte spéciale est présente dans chacune des 8 zones de ce univers aquatique. De plus elle est repérable facilement via une balise et un câble fibre optique orange. D’ailleurs tout ce qui est orange lumineux dans ce jeu est un chemin à suivre... (notez-le ne sait on jamais)

grotte
Ahhh, le calme, la sérénité, la collection d'objets trouvés ça et là et ce bon vieux submersible...

 

Celle-ci permettra non seulement de faire une halte, et de sauvegarder automatiquement mais aussi se mettre à l’abri d’une menace, faire le point et évoluer !

ouvrez le menu avec la touche map (deux carrés / select) et profitez d’une interface construite autour de 4 pôles principaux :

La carte

map
Très utile pour se repérer, visualiser votre avancée globale et vos découvertes.


Journal

journal
Quêtes, quêtes annexes, avancée dans le scénario. Chacune d'elles donne lieu à des récompenses.

 

Rang d'infamie

infamie
Réputation ou plutôt impopularité de Sharky ainsi qu'un tableau de chasse des mini-boss, tous plus loufoques les uns que les autres. Les dézinguer vous rapporte énormément de bonnes choses comme de nouvelles capacités et améliorations.

 

Evolution

equipement
Le coeur du jeu si je puis dire. Gestion de vos nombreux “équipements”, capacités et “classes d'évolution”. Je ne vous spoile pas le reste même si le dos de la jaquette du jeu ne s'en prive pas...


Parmis les évolutions il y a :

Un sonar, qui fera partie de vos premiers “équipements”. Celui-ci vous permet de scanner les alentours l’espace d’un instant (touche B), repérer les proie en dessous et en dehors de la surface de l’eau (y compris sur la terre ferme), les prédateurs, les caches, les entrées de grottes, les dépôts de nutriments, plaques et autres points d'intérêts… tout est entouré en surbrillance sur fond gris avec un petit signe distinctif associé.

Gueule évolutive avec différents types de machoires et dents aux spécificités variées, qui selon votre choix auront des avantages et inconvénients différents.

Tous les organes principaux peuvent faire l’objet d’améliorations à mesure que le requin évolue, grandit et change de classe : bébé, ado, adulte, ancien, meg…

Toute évolution a un coût en denrées et les emplacements ne sont pas illimités, il faudra faire des choix d’évolutions. Les jauges à droite de l'écran vous permettront d'évaluer rapidement ce qu'elles peuvent vous apporter en plus ou en moins.

4 compteurs sont également présents en haut à droite, affichant le nombre d’unités d’ADN, nutriments, minéraux, mutagènes que vous avez récupéré.

Si ces panneaux sont disponibles à tout instant dans le jeu, il faudra se trouver dans la grotte au moment de choisir ou améliorer vos organes et équipements.

 

Précision : L'évolution de Sharky ne se fera pas en 5 minutes, elle est lente et mettra votre patience à l’épreuve… Cela peut sembler long et fastidieux mais le jeu en vaut la chandelle.

 

Je me sens revivre !

Dès lors que l’on commence à vraiment améliorer les organes, grandir, vieillir... les possibilités sont décuplées et on se sent beaucoup plus libre : A nous les déplacements plus rapides, sauts plus longs et plus hauts, esquives efficaces, contre-mesures, apnée hors de l'eau biennnnnnn plus longue, plus de puissance, de résistance, bref c'est jouissif !

balade
Terreur sur le green II

 

De manière mécanique on perd moins de temps de farm (car on mange tout bien plus rapidement, un croc et c’est plié) ! De même le gameplay évolue car on acquier de nouvelles capacités. ex : secouer ses victime en les mordant puis agitant RS, propager de l'encre venin lors d'esquives, électrocuter (Y) et ainsi de suite....

kameha
RE-KAAAAMEEEEEHHHAAAAMEEEHHHAAAAA !!!!!!!

 

Si les quêtes qui semblaient au départ très longues et fastidieuses, deviennent mécaniquement plus faciles. On regrettera toutefois le manque de missions vraiment "spéciales" ou complexes, amenant un sentiment de répétition quelque peu amer. Il y a là un point qui aurait mérité approfondissement, surtout que le jeu est prédisposé pour accueillir mieux que cela.

 

Le monde de Sharky

Ah je vous ai beaucoup parlé de Sharky mais pas de cet immense terrain de jeu qui nous est proposé.

Comme vous l'avez surement aperçu avec les cartes, ce sont 8 vastes zones qui sont accessibles successivement. Celles-ci sont “thématiques”, “fun” et surtout vraiment variées au niveau environnemental, profondeur, structure, faune, flore... et une constante… la pollution plus ou moins “riche” et haut de gamme (oui on peut trouver des yatchs et autres berlines sport dans un canal ou une grotte souterraine).

pollution
C'est propre ! Ah euh... je parlais des graphismes, pas des lieux.

 

pollution
Et une décharge sauvage de plus... (One X)

 

On découvrira donc des marais, des égouts, des vestiges d’anciennes civilisations et de constructions récentes comme un dépot de déchêts nucléaires, des zones touristiques, un ancien parc aquatique, un port de plaisance avec fête foraine, une plage isolée, les profondeurs de l’océan et j’en passe !

port
Chaque zone fourmille de détails en surface et encore davantage en dessous. (One X)

 

Il y a un bon lot de coins cachés et grottes labyrinthiques à débusquer avec l’aide d'un peu de hasard et surtout de votre sonar...

grottes
Ce ne sont pas quatre planches qui vont m'arrêter... (One X)

 

Si vous avez suffisamment évolué vous pourrez débloquer des portails massifs qui n'étaient pas traversables, il faudra donc revenir… le monde de Sharky n’étant pas linéaire il est possible d’aller et venir dans toutes les zones.

Alors que d’habitude je suis un fervent admirateur des jeux ultra scénarisé façon couloirs, j’ai énormément apprécié cette sensation de liberté et les possibilités d’allers-retours pour compléter des quêtes qui m’étaient inaccessibles précédemment !

ancien
Il faudra être patient pour accéder à l'ensemble des recoins de la baie.

 

Si les premiers pas sont en eaux plus ou moins profondex, le golfe est littéralement abyssal et regorge de clins d’oeils divers et variés, nous rappelant au passage que les océans et fonds marins sont les plus vastes archives de l’activité humaine, ses ravages et ses catastrophes.

abysses
Je prends un peu l'ombre, ce soleil brûlant nuit à mon teint naturellement violacé. (One X)

 

Enfin il est bon de noter le côté instructif de Maneater car le narrateur nous apprend énormément de choses, que ce soit sur des lieux, l’histoire, les espèces…

 

Gang de requins

Comme nous l’avons vu, les dangers sont nombreux et peuvent se présenter sous de nombreuses formes, tailles et espèces. Le panel d’animaux marins est vaste et évolue. Cela va de tout petits poissons et tortues à des mastodontes de plusieurs tonnes. Par contre sur terre ferme, à part l’homme il n’y a rien de bien vilain… pas un chat comme on dit.

Chaque zone propose une ou plusieurs espèces dominantes qui viendront vous chercher des poux, par exemple des alligators, des espadons, d’autres variétés cousines des requins, orques et j’en passe.

cachalot
Cela ne se voit peut-être pas mais ce cachalot est encore à bonne distance.

 

Comme abordé précédemment, l’homme sera certainement le pire de tous vos prédateurs mais il faudra le taquiner pour qu’il vienne à votre rencontre. Gagnez des points d’infamie en dévorant les représentants de la race homo sapiens et défoncez ses installations de pêche.

homme
Ne paniquez pas je suis gentil :]

 

Coulez les bateaux des pêcheurs pour les énerver encore plus. Plus vous en éliminez plus vous précipitez l'apparition d'un mini-boss charismatiques (et complètement déjanté) parmi 10 consécutifs.

boss
Ils ont des noms de tueurs mais des looks et attitudes de guignols :]

 

Il va de soi que plus on évolue, plus le requin est puissant, plus les chasseurs attaquent nombreux et de manière coordonnée, utilisent des armes militaires, de la TNT etc.. comme vous l’avez deviné, il en va de même pour tous vos prédateurs directs qui sont toujours plus féroces.

aie
Arghhh, c'est un guet-apens

 

On va sharkler à coup de Tera-Flops

Attardons-nous maintenant sur la partie technique de Maneater.

La première chose que vous observerez c’est que le temps de chargement initial est loooooonnnng. Bonne nouvelle cependant, par la suite il y aura très peu de “loadings”. En général ils interviennent entre deux grandes zones et durent moins de 2 secondes. J’en ai d’ailleurs “subi” des moins longs sur Xbox One S mais de temps en temps de micro lags se faisaient ressentir, très certainement dûs à des chargements de morceaux de map plus petits et donc plus fréquents (moins de mémoire oblige).

La 4K est bien prise en charge côté Xbox One X et aucun lag ne fut à déplorer. Le jeu maîtrise cette définition et propose des textures légèrement plus fines ainsi qu’un peu plus de détails tout en conservant ceux-ci à une distance raisonnable. On voit ça et là certains détails ou objets 3D s'affiner de manière tardive mais rien de flagrant. Quoi qu’il arrive la distance d’affichage est phénoménale, surtout en surface ou quand on active le sonar.

fonds
L'immersion est totale (One X)

 

Quelque chose dont je ne vous ai pas parlé mais que vous avez du remarquer c’est la présence d'un cycle jour / nuit  extrêmement bien géré, avec une qualité d’éclairage convaincante, que ce soit sous l’eau ou à la surface.

Ce cycle n'influe pas vraiment sur le nombre d'humains et d'animaux présents, mais plutôt sur leurs activités qui s'adaptent, comme faire la fête et écouter de la musique à tue-tête.

ville
Le sachiez-vous ? Le requin-bouledogue est un des rares requins à pouvoir s'adapter rapidement à l'eau douce... et dans Maneater... s'adapter à la surface... voire voler :D

 

On ne va pas se mentir, reconstituer les fonds marins, l’ambiance lumineuse réaliste et immersive est une tâche compliquée sous l’eau. Pourtant TripWire s’est donné la peine de parfaire au maximum l’expérience et proposer quelque chose qui tient la route, vraiment beau, détaillé et profond. C’est une totale réussite de mon point de vue. Il suffit de voir le ciel depuis les fonds marins et la “texture” de l’eau pour s’en convaincre.

Par contre c’est parfois l’inverse en surface avec un sillage de votre aileron moyennement réaliste et une eau dont les détails font parfois bâclés (surtout les bords de plages et surtout sur One S forcément). Alors oui ce jeu n’a pas pour but d’être le simulateur ultime d’océan et est axé fun mais je souligne juste ce contraste.

Les animations de Sharky sont magnifiques, gracieuses, fluide, réalistes… les superlatifs ne manquent pas ! Même en évoluant on garde toujours quelque chose qui nous fait oublier que c’est un jeu vidéo. Quand le requin est à terre on dirait vraiment un animal consistant qui subit la gravité avec de la chair et des organes à l’intérieur, pas un tas de polygones vide. On peut ressentir son poids.

terre ferme
J'ai envie de venir à son secours et le remettre à l'eau (One X)

 

Le souci du détail a vraiment été priorisé sur notre perso, les animations des gibiers et autres prédateurs sont également bonnes mais un petit peu moins travaillées.

L'hémoglobine n'est pas en reste. Elle se déverse avec abondance à mesure que vous affaiblissez vos proies, qu’elles soient animales ou humaines, attendez vous à des amputations de membres bien sanglantes mais moins détaillées et réaliste qu’un survival horror gore. Le but n’est pas ici de vomir mais s’amuser. Ceci explique tout de même la présence d’un PEGI 18 car pourrait choquer les âmes sensibles (et il y en a).

requin amputation
Ne vous en faites pas, aucun requin n'a été tué ou blessé lors du tournage de ce film (One X)

 

Enfin petite remarque en appartée nous avons rencontré deux fois un bug de textures “trou noir” sur les deux consoles et un plantage au bout de nombreuses heures de jeu continu et de plusieurs veilles consécutives sans fermer le jeu. Outre ces 2 évènements en presque 20h de test cumulé, le jeu s’est révélé totalement stable.

 

Minute sous marine

Dès le début de l'aventure, l’emphase est positionnée sur une belle ambiance musicale et sonore. Celle-ci est convaincante de A à Z avec du violoncelle, caractéristique des films de requins des années 70 et des bruitages sonores sous marins / de surface d’excellente facture et très immersifs. Si vous possédez un casque "Ultra-bass" de bonne qualité, profitez, c’est juste magique (et parfois effrayant, vu les grondements sous marins).

On s’étonnera aussi positivement de la petite musique électro rock à la Doom (quand le Slayer tombe dans une embuscade) dès que nous déclenchons une capacité spéciale. C’est très dynamisant lors des combats !

Le narrateur est là, omniscient et omniprésent. La voix (en anglais sous-titré français) est prêtée par Chris Parnell (Saturday Night Live, Rick and Morty, ...). A l’entendre on dirait un commentateur de documentaire animalier en mode sarcastique / taquin ou bien un présentateur de télé-réalité, voire même un peu des deux.

Sa voix ponctue régulièrement des évènements. Cela reste intéressant sans être pesant même s’il se répète parfois.

Enfin parlons des traductions textuelles en français qui sont d'excellente facture. Elles proposent un très large panel de jeux de mots et titres cocasses vraiment bien choisis. Très bon point.

Vous l’avez compris, il ne manque plus que l’odeur et on s’y croirait, sauf si vous n’avez pas pris de douche depuis 3 jours, alors oui, là vous vous sentirez vraiment dans la peau de Sharky pour de vrai.

Rah et puis le bruit des carapaces de tortues quand on les croque… et le doux son des chasseurs en train de se noyer, leur cri et les bulles d’air qui sortent de leurs bouches sont si mélodieuses… j’en ai encore des frissons #enfermez-le !

 

...C'est la mer qui prend l'homme :

Maneater propose une durée de vie comme je les aime. Si on est pressé on pourra le plier en une dizaine d’heures, si l’on veut profiter, remplir le plus de quêtes possible, trouver tous les points d'intérêts, découvrir tous les collectibles, s’embarquer dans toutes les quêtes annexes, et surtout vaincre tous les succès il faudra à mon sens tabler sur 15-20 heures. Surtout si comme moi vous jouez de manière fragmentée et très méthodique. (il m’arrive aussi de perdre beaucoup de temps sur des bétises mais c’est un secret).

En parlant de ça, il y a justement énormément de succès liés à l’accomplissement de tout ce dont je vous ai parlé et bien plus encore ! Il faudra débusquer absolument tout ! De quoi amplement mériter les 1000 G !

A propos de la difficulté globale du titre, par défaut, Maneater n’est pas un jeu difficile ou compliqué. Il y a certes des pics de difficulté avec les assauts des humains et boss mais dans l’ensemble c’est un jeu “plan plan” tant qu’on ne se fait pas trop remarquer, qu’on sait esquiver et qu’on est bien équipé niveau dentition ;).

On notera aussi au passage qu’aucun multi n’est prévu, ni coop en local d’ailleurs, cela aurait pu être marrant ! Ce jeu est absolument et singulièrement solo !

 

Sharknado Conclusion Simulator 2020

Maneater nous plonge dans une expérience qui a le don de ne pas se conformer aux habitudes. Cet aspect inédit dans la proposition est ce qui en fait sa force. Avec un gameplay, un perso, une histoire et des lieux totalement inhabituels on se prend au jeu et on s’identifie de plus en plus à notre héro, à deux doigts (de nageoire) d’espérer qu’il gagne contre ces vilains humains !

L’aspect fun, “tout puissant”, chasse, jeu de cache-cache, découverte et réelle variété visuelle sont là pour dynamiser la chose, tout comme l’open world assez immense qui peut être arpenté dans les moindres détails.

On regrettera juste que la récolte incessante de ressource et la répétitivité des missions soient au final assez lassantes selon comment on aborde le jeu : action pure ou contemplatif ? (ce qui pourrait décourager ceux qui voudraient tout, tout de suite). Il faudra hélas passer le cap fatidique de la taille adulte pour vraiment commencer à profiter du jeu et y trouver sa dose d'adrénaline !

Pour moi l’immersion sonore et visuelle est totale, il ne manque qu’un petit (ou gros) je ne sais quoi de variété dans les missions et équipements qui nous sont confiés pour parfaire l’expérience, lui donner plus de rythme et de tenue :)

 

Verdict :

Les +

  • Une expérience inédite
  • Réalisation de très bonne qualité
  • Un openworld marin très vaste
  • Des environnements variés
  • Immersion sonore et visuelle
  • Cycle jour nuit de toute beauté
  • Le côté RPG accessible
  • Fun !

Les -

  • La répétitivité des actions à faire
  • Quelques rares bugs
  • Inégalités entre décors terrestres et sous marins
  • Des mini-boss qui manquent d'endurance
  • On se sent d'emblée un peu perdu

On aurait aimé :

Quitte à être délire, pourquoi pas des armes conventionnelles sur le dos et les nageoire de sharky ?, Des évolutions visuellement spectaculaires plus rapidement ?, Possibilité de choisir vers quoi évoluer (arbre plus prononcé) ?, Plus de possibilités de personnalisation (couleurs, textures, décalcos… non là j’abuse)

Dans le même genre :

GTA sans les voiture mais avec les hélicos ?, Hungry shark world (évolution) ?, Saints Row ?

Graphismes :
De très bonne qualité (surtout sur One X forcément). Les effets de lumières et éclairages sont bien maîtrisés. Ce qui m'a le plus touché restera l'animation du requin.
7/10
Musique et sons :
Immersion sonore très bonne. Bruitages de qualité (même si certains peuvent s'avérer répétitifs).
8/10
Gameplay :
Un gameplay difficile à appréhender directement. Avec la pratique il devient redoutable. La gestion des améliorations et évolutions est un excellent point qui plaira à tous, y compris les novices. Cela reste toutefois perfectible car les quêtes sont très vite répétitives.
6/10
Scénario et histoire :
Scénario délirant, mise en scène de qualité, centrée sur un personnage et notre requin. Les chasseurs "mini-boss" sont toutefois un peu plus "bâclés" à ce niveau et semblent sortis de nulle part.
7/10
Durée de vie :
Durée de vie tout à fait correcte qui permet de faire le tour du jeu en profondeur. Vous pouvez même tout simplement passer en mode visite touristique et profiter... Si vous n'êtes pas explorateurs dans l'âme l'expérience pourrait toutefois être pliée plus vite que prévu.
7/10
Rapport qualité / prix :
Un jeu qui a de grandes qualités et dont le prix de 40€ n'est pas exagéré.
8/10
Coup de coeur :
Oui ! Maneater a su me donner goût à plusieurs choses : les open worlds, le RPG, les fonds marins, le sang ! (non je plaisante, ne m'enfermez pas !!!!)
8/10
Total : 7.3/10

 

Nous remercions Koch Media qui nous a fourni une copie de review du jeu


Si vous désirez vous procurer le jeu et nous soutenir, il est disponible chez Amazon :

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