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[Test] Mask of Mists sur Switch, l’aventurier de l’Archimage perdu

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Il était une fois… Mask of Mists, un jeu d’aventure/action à la première personne (FPS) nous entraînant dès le 2 septembre sur console (cinq mois après la sortie PC) dans un univers magique et enchanteur. Envoyé sur place pour retrouver un Archimage, notre héros “mercenaire” va devoir utiliser autant ses armes (une épée et un pistolet) que vos méninges afin de venir à bout de six donjons et de nombreuses énigmes. Let’s go fellows ! (oui, le jeu est uniquement en anglais…)

 

Fiche technique :

  • Genre : Aventure / (inter)action / casse-tête / FPS
  • Développeur : 9 Eyes Game Studio
  • Editeur : Sometimes You
  • Langues : Anglais, russe, chinois
  • Plateformes : Switch, PS4, Xbox One, PC
  • Testé sur : Switch
  • Prix : 14,99 €
  • Version : 1.0.0
  • Taille : 1,76 GB
  • Date de sortie : 02 septembre 2020
  • Disponibilité Dématérialisé

 

Mais où est l’Archi ?

Développé par les Russes de 9 Eyes Game Studio, Mask of Mists débute par quelques illustrations nous révélant qu’un Archimage a disparu et que votre travail est de le retrouver. En outre, vous apprenez qu’avant de disparaître, le Mage menait des recherches dans le “Territoire infecté” et que la quantité de magie présente sur ces terres était si grande qu’elle a fragilisé les barrières protégeant votre monde de l’”Abyss”, permettant à de nombreuses créatures d’y pénétrer… Vous, mercenaire à la solde des mages, êtes alors téléporté sur ce terrain hostile pour mener l’enquête, moyennant la promesse d’un joli pactole.


Chaque travail mérite salaire… Alors celui d’aventurier de l’Archimage perdu, je vous raconte même pas !

Rapidement, vous découvrez sur place le premier lieu important (la maison abandonnée de l’Archimage) qui commence à révéler quelques indices, ainsi que votre première arme : une “vieille épée”. Au fil de votre votre progression, le jeu continuera d’ailleurs à se dévoiler comme cela : de nouveaux lieux (sans parler des donjons, j’y reviendrai) révèleront de nouveaux indices ou objets, qui à leur tour permettront de résoudre les énigmes précédemment (déc)ouvertes. Un vrai jeu d’(inter)action/aventure...


La “vieille épée” sera votre première arme du jeu avant d’obtenir un pistolet. Chacune aura droit à une ou plusieurs améliorations.

 

Le Seigneur des panneaux

Mais revenons à vos premiers pas. Vous déambulez, marchant, “dashant” et sautant en vue à la première personne (mais sans pouvoir - ô quelle hérésie ! - utiliser la visée gyroscopique), dans un monde coloré quelque peu dévasté où la faune est quasi inexistante (je parlerai de vos ennemis un peu plus bas) et où la flore et l’architecture sont très peu variées. Mêmes plantes (quelques unes sont à ramasser pour concocter des potions), mêmes arbres (certains abritent des “leprechauns” vous échangeant vos rubis, monnaie du jeu, contre des objets), mêmes bâtisses (à fouiller), mêmes ponts brisés (à ne pas traverser, donc)... Tout se ressemble, et ça peut vite devenir un problème !


Voilà ce à quoi ressemble le monde de Mask of Mists.

Car oui, bien plus que votre épée ou votre flingue, c’est un bon sens de l’orientation (et de déduction) qui sera votre meilleur allié dans cette aventure. D’autant que vous découvrirez tout aussi rapidement que vous n’avez (et n’aurez) aucune carte sous la main pour vous faciliter la tâche. Figurent bien dans le jeu des “panneaux” de direction, mais ceux-ci sont illisibles et ne vous seront donc d’aucune utilité. Il faudra alors mémoriser les chemins, vous rappeler par où vous êtes passés et vous souvenir de tout ça mentalement, pour les cinq grosses heures que durera votre enquête magique… Sous peine de tourner en rond un bon moment.


Pour (re)trouver la bonne direction, vous ne pourrez compter que sur votre sens de l’orientation… Au risque de tomber dans le panneau !

(Inter)actions et réflexion

Avant de vous perdre, vous allez explorer le monde de Mask of Mists. Cette exploration vous conduira à trouver différentes notes (qu’on imagine écrites par notre Archimage perdu) qui seront autant de pistes ouvertes, d’énigmes à résoudre pour retrouver sa trace. Chaque nouvel indice viendra plus précisément vous aider à dépasser un obstacle qui vous empêcher d’avancer jusque-là. Pour vous faciliter la tâche et vous permettre de reconnaître les objets avec lesquels interagir, le jeu fera même évoluer votre “curseur” à leur contact, rendant quasi-impossible le cul-de-sac intellectuel.  


Exemple de “note” laissée par l’Archimage fort utile pour résoudre les énigmes qui émaillent le jeu. 

Bref, voici un exemple : une énorme plante tentaculaire bloque votre route. Plus loin, tapi dans un terrier, un lapin se joue de vous et vous mord lorsque vous essayez de l’en déloger. Vous voilà bloqué, alors même que vous avez une CAROTTE !, et que vous avez sereinement réussi à allumer le poêle du Mage avant d’y apposer une… poêle. Pas de panique : une note vous apprendra que ladite plante se rétracte au contact de viande… Ni une ni deux : vous fabriquez un piège avec la carotte, capturez puis cuisinez le lapin dans la poêle sur le poêle, et balancez le tout sur la créature. CQFD.


Un terrier, un piège, une carotte…


… et une énigme résolue grâce au livre magique ! 

 

Donjons (et pas dragons)

Outre ces casse-tête à résoudre pour avancer dans le “Territoire infecté” (si tant est que ce soit bien ici), vous allez tomber sur le coeur du jeu et de son univers : les donjons. Dans un premier temps, il vous faudra les localiser (Mask of Mists en compte six). Ensuite, vous devrez parvenir à y entrer : il faudra parfois résoudre des énigmes pour en libérer l’accès. Enfin, il vous faudra venir à bout de leurs épreuves et les terminer, afin d’y activer un “Cristal de navigation” - cristaux qui, lorsqu’ils seront tous les six “allumés”, permettront d’ouvrir un portail et ainsi vous lancer à la suite de l’Archimage.


A nous deux, donjon !!!

Pour atteindre la fin de chaque donjon - accessible donc plus ou moins facilement - vous allez d’abord devoir résoudre toujours plus de puzzles : actionner des leviers, allumer des torches ou encore pousser des mécanismes et passer à la salle suivante. Ensuite, il faudra éviter des pièges, comme des boules de feu ou des rouleaux compresseurs armés de piques aiguisées… Enfin, il s’agira, dans chaque donjon, de pourfendre des ennemis bien décidés à vous barrer la route…


Voilà un exemple de piège à éviter pour progresser dans le donjon...

 

Gandalf-Life

Justement, il est temps de parler de vos ennemis. Car si, clairement, Mask of Mists n’est pas un FPS porté sur les tirs et autres affrontements à l’arme blanche, le jeu comprend quelques “mobs” qu’il faudra occire pour espérer passer à la pièce suivante (cela vaut aussi en pleine nature, les combats ne se limitant pas aux donjons). Rassurez-vous, cela restera à la portée de tous, même aux plus novices des paladins. Déjà, car on récupère facilement de la santé dans ce jeu (entre les fioles à trouver dans des coffres et les stèles qui permettent d’augmenter votre barre de vie maximale). Ensuite… Car vos ennemis ne seront pas un obstacle.


Vous tomberez sur plusieurs de ces stèles permettant d’accroître votre santé maximale.

Explications. Premièrement, les viles créatures ne sont vraiment pas nombreuses ; deuxièmement le bestiaire est très limité (uniquement trois types d’ennemis différents, dont un seul attaque à distance sans se déplacer) ; et troisièmement une fois tués, ces derniers ne reviendront plus vous embêter. A cela il convient d’ajouter un dernier obstacle : le boss final du jeu, un peu plus coriace (c’est bien normal) mais qui ne représente là encore rien d’insurmontable. Vraiment, s’il existe une difficulté dans Mask of Mists, elle est à chercher ailleurs. 


Ce mob n’a pas l’air terrifiant ? Il ne l’est pas.

FPS (Foire Pas tes Sauts)

Non, si vous avez du mal dans ce FPS, ce ne sera pas à cause de votre skill de combattant, mais bien à cause de la lourdeur de votre personnage. On va le dire tout de suite : le mercenaire que vous incarnez a autant de dextérité et d’aisance dans les airs qu’un certain Harry Parterre. (Hum… Désolé, je voulais absolument placer ce jeu de mot. Reprenons.) Ce n’est évidemment pas dû à une quelconque maîtrise du gameplay, mais plutôt à l’incapacité de celui-ci à proposer des sauts corrects. Croyez-moi, les rares fois où le jeu vous imposera d’escalader un bloc ou une plateforme vous fera suer à grosses gouttes. Le pire étant dans les donjons, dans une salle remplie de plateformes par exemple, et lorsque votre barre de vie tend vers le vide abyssal et que vous manquez de ressources… 


Une autre vision de l’horreur...

Certes, cette difficulté vient peut-être du fait que je joue sur Switch SANS GYROSCOPE mais quand bien même, j’ai trouvé l’expérience, si ce n’est réellement difficile, en tout cas très pénible. Il en va de même pour une autre hérésie du jeu : si votre héros peut effectuer le dash, il ne peut pas courir… Pratique pour esquiver les 2-3 ennemis qui se bousculent dans les hectares des Terres purulentes certes, mais très fastidieux quand on doit les parcourir, pour la treizième fois, parce qu’on ne sait toujours pas par où passer POUR RETROUVER CETTE FICHUE GROTTE !!!


Je suis à deux pas de tomber dans l’Abyss… Et je ne parle pas de l’excellent Neon Abyss. Vous avez lu le test ?

 

Conclusion

Mask of Mists est un “petit jeu”. Il ne propose ni la durée de vie ni l’adversité que vous pourrez retrouver dans d’autres jeux d’aventure à la première personne autrement plus ambitieux. Il ne vous tordra les méninges qu’à de rares occasions, et durant peu de temps. Il ne vous permettra pas de visiter de multiples environnements ou d’anéantir une horde de monstres divers et variés. Ce jeu mérite-il pour autant qu’on s’y attarde ? Absolument ! Ce qu’il propose, c’est une aventure concise, située dans un seul univers, fondée sur la résolution d’énigmes plutôt réussie et rarement rébarbatives, sans oublier des donjons somme toute sympathiques avec leur personnalité propre, les potions à crafter avec quelques plantes magiques récupérées autour de vous et quelques combats bienvenus. Reste plusieurs défauts : un gameplay assez lourd, notamment dans ses sauts, l’absence de carte qui complique l’orientation, une musique répétitive, une technique vacillante (clipping prononcé sur Switch) et des temps de chargement allant de la micro-seconde à la presque-minute...  

 

 

Verdict :

Les +

  • Un jeu d’aventure au ton et à l’univers originaux
  • Les énigmes à résoudre
  • Les six donjons à trouver, à atteindre et à terminer
  • La quête des dix “Stones mask”... donnant droit à une seconde fin
  • Peu de difficulté

Les -

  • Uniquement en anglais (ou russe ou chinois), ce qui peut compliquer la tâche pour comprendre (rapidement) les énigmes
  • Les sauts
  • Pas de fonction gyroscopique (je suis tristesse)
  • Du clipping, notamment visible quand on quitte une zone
  • Les sauts
  • Pas de carte : on se perd facilement et tourne en rond
  • Les temps de chargement, parfois très longs
  • On aurait préféré pouvoir courir que “dasher”
  • Les sauts (je vous l’ai déjà dit ?)

On aurait aimé :

Que le jeu soit en français, qu’une carte soit disponible, mais aussi davantage de types d’ennemis et, tant qu’on y est, davantage de donjons et de durée de vie !

Dans le même genre :

Might and Magic, The Talos Principle, The Turing Test, Portal...

Graphismes :
Pas folichon… Textures baveuses et clipping sur Switch. Mais c’est coloré et la DA rattrape un peu l’ensemble. Au final, pas très gênant
6/10
Musique et sons :
Sauf erreur de ma part, le jeu ne contient qu’une seule musique qui se répète en boucle. Si le thème change en fin de jeu, pas sûr que ce soit le cas dans les donjons. Un peu dommage.
5/10
Gameplay :
Une fois le côté FPS sans gyro adopté, et hormis les phases de saut, je n’ai pas rencontré de problème avec le gameplay. C’est classique : on avance, on saute, on dash, on intéragit avec les objets pointés par notre curseur ou on tabasse les mobs.
6/10
Scénario et histoire :
Pas de cinématique pour enjoliver la mission Pôle Emploi acceptée par votre héros pour retrouver l’Archimage, mais des illustrations qui ont le mérite d’exister, et des textes disséminés ça et là venant garnir le back ground. Pas déplaisant. Quant à l’histoire en elle-même, elle est trop courte pour ennuyer et suffisamment originale pour passionner.
8/10
Durée de vie :
Si j’ai mis presque huit heures pour finir le jeu, c’est certainement car j’ai tourné en rond un nombre incalculable de fois pour trouver une satanée grotte me permettant d’avancer… Il faut plutôt compter sur cinq grosses heures. Ce qui est peu. Et en même temps suffisant pour éviter la rengaine et le sentiment de répétition.
6/10
Rapport qualité / prix :
Pour moins de 15€ (12€ si vous l’achetez aujourd’hui) sur Switch, et compte tenu de toutes ses qualités (certes pas vraiment mises en évidence dans cette partie notation), Mask of Mists vaut le coût. Surtout si vous êtes féru de ce genre de jeu d’aventure et de casse-tête, ou de ces univers
8/10
Coup de coeur :
Je peux l’affirmer, j’ai pris du plaisir à arpenter les dédales de pierres et de plantes exotiques de ce jeu. Malgré le manque de localisation en français et de visée gyroscopique (oui c’est une obsession chez moi), malgré des sauts capricieux et une absence flagrante de difficulté et de profondeur (gameplay, univers, bestiaire…), malgré ces défauts, j’ai aimé me “perdre”, souvent au sens propre, dans Mask of Mists. Une courte mais belle aventure, qui manque d’épaisseur mais pas de piquant. L’héroïque sans la fantaisie.
8/10
Total : 6.7/10

 

Nous remercions Sometimes You qui nous a fourni une copie de review du jeu

 

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