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[Test] Railway Empire sur Switch - Un empire ça ne se construit pas tout seul !

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L’enfant qui sommeille en nous n’a jamais t-il rêvé de jouer aux petits trains mais grandeur nature ? Kalypso Media propose aux joueurs Switch de découvrir Railway Empire, qui, comme son nom ne l’indique peut être pas assez, est un train sim historique, mais pas seulement !

Cette “Nintendo Switch Edition” dédiée contient le jeu de base mais également 3 DLC inclus directement sur la cartouche : “Mexico”, “The Great Lakes”, “Crossing the Andes” promettant une durée de vie imbattable.

 

Fiche technique :

  • Genre : Simulation, Gestion, Stratégie
  • Développeur : Gaming Minds Studio
  • Editeur : Kalypso Media Group
  • Distributeur physique : Koch Media
  • Langue, voix et sous-titres : Français !
  • Plateformes : Switch (PC, PS4 et Xbox One)
  • Testé sur : Switch 2019, Switch Lite
  • Modes disponibles : Portable, Dock, Chevalet
  • Joueurs : 1
  • Prix : 39,99 €
  • Version : 1.0.1
  • Taille : Cartouche + 50,7 Mo pour la mise à jour / 5,7Go en numérique.
  • Date de sortie : 19 juin 2020
  • Disponibilité : Physique et Dématérialisé

 

Contexte de test :

Pour être totalement transparent, je ne suis pas spécialement un expert des simulateurs de trains ou “jeux de gestion” en général. Mes dernières (longues) expériences remontent à Sim City 2000 et Theme Park, à l’époque de la SEGA Saturn c’est dire si c’est frais... Même si cela fait longtemps, mes parcs à thème n’étaient pas si mauvais niveau rendement et quand on se replonge dans ce genre de jeux, il y a des réflexes qui reviennent rapidement :) !

Tout cela pour préciser que je ferai de mon mieux pour vous faire découvrir ce jeu avec un “oeil neuf” et pas forcément “expert” ce qui pourra plaire aux personnes débutant dans le genre.

 

Sur les trace de pionniers du rail

La jaquette du jeu est, je le pense, suffisamment explicite. Railway Empire ne nous fera pas découvrir l’histoire ferroviaire contemporaine (désolé pas de TGV :D) mais se concentrera sur les tout premiers balbutiement de l’empire du rail aux Etats-Unis (et ailleurs dans le monde par la suite) en se focalisant sur la période qui a contribué à la grande révolution industrielle Américaine.

intro
Des rails, des pelles, des pioches, de l'huile de coude, beaucoup d'huile de coude...

 

On part donc sur un intervalle qui commence dans les années 1830. A cette époque les défis étaient colossaux en terme de transport, avec des agriculteurs, céréaliers, éleveurs et tant d’autres corps de métiers qui commencent à vouloir produire et distribuer en masse pour satisfaire une demande toujours plus grande.

Se met en marche une réelle industrialisation de nombreux métier avec des flux de ressources et personnes toujours plus grands entre les communautés, qui elles aussi grandissent à vitesse exponentielle.

 

Tout est à faire !

C’est ici que vous intervenez en essayant de bâtir une entreprise de chemins de fer en partant là aussi complètement de zéro, enfin presque. (imaginez si aujourd’hui Amazon devait construire tous les axes qui relient leurs entrepôts :D)

Dans un monde où pour l’instant la “route” est le seul moyen d’échange, moyen peu performant et très limité à cette époque, il faudra relever de nombreux défis afin de créer à terme un puissant axe transcontinental.

création profil
Choisissez un personnage. Chacun se voit doté d'atouts... et handicaps

 

On va écarter immédiatement une éventuelle ambiguïté. Railway Empire ne va pas se concentrer uniquement sur les trains en eux-même façon petit jeu de tchoutchou. En tant que “jeu de gestion” il va proposer un expérience qui va (bien) au delà ! Néanmoins, si pour vous, seul le plaisir de faire joujou avec des rails et trains sans trop de contraintes vous émeut, sachez que les modes "libre" et "bac à sable" sont entièrement désigné à cet effet !

 

Votre mission si vous l’acceptez

Plusieurs chapitres de difficultés croissantes composent cette aventure. Ceux-ci ne sont pas forcément dans l’ordre chronologique. Le premier par exemple, est une sorte de mise en bouche qui démarre par la petite ville d’Omaha un peu plus tard dans le temps : les années 1860. Ville qui ressemble d’ailleurs davantage à un village à cette époque là.

Chaque chapitre représente une large zone des états-unis et commence par une vidéo très bien réalisée vous plaçant dans le contexte de l’époque et du lieu. La narration et les images animées donnent des allures de documentaire.

 

Au cours de vos premiers pas et lors de découverte de fonctionnalités cruciales, vous serez entièrement guidé et soutenu, ce qui change par exemple d’un bon vieux Farm Simulator où il faut deviner quoi faire et tâtonner dans tous les sens. Ici, tout est parfaitement expliqué, didactique et surtout se fait par étapes afin de nous laisser assimiler les nombreuses informations, appréhender le gameplay et les diverses (très nombreuses) commandes disponibles.

premiers pas
Le narrateur est là pour nous accompagner. Des repères visuels nous aident à ne pas nous perdre.

 

Notre mission de fond est simple : relier via le rail tout ce qui peut l’être en fonction de l’offre et de la demande actuelle (en gardant à l’esprit que celles-ci peuvent évoluer). Il faut approvisionner les villes en ressources et en même temps “débarrasser” des exploitations de leurs produits. Il faut garder à l’esprit également que le rail ce n’est pas seulement du transport de marchandise, mais également de personne, de courrier, etc.

 

Je tire mon rail

Pour poser des rails il faut légitimement des gares. c’est le premier aspect central. Toutes les villes, fermes, exploitations… que vous désirez relier entre elles doivent disposer d’une gare, aussi minuscule soit-elle. Pour cela construisez des gares proches d’installations qui correspondent à la demande. Plus une gare est grosse plus son rayon d’action est vaste ce qui peut permettre de centraliser celle-ci entre 2 producteurs proches par exemple. Le placement de celles-ci ainsi que l’orientation de leurs voies sont d’emblée stratégiques et à votre convenance. On ne peut par contre pas poser une gare au milieu de nulle part en espérant que de l’activité pousse autour.

poser une gare
Le cercle blanc indique la distance optimale entre la gare et l'exploitation, L et R seront d'une grande aide pour orienter la gare ainsi que ses voies. Ici la gare vient juste d'être posée mais l'outil reste actif dans le cas où vous voudriez en ajouter davantage.

 

Une fois les gares “posées”, il faut maintenant les relier. La palette d’outils sous forme de roue (accessible via ZR) permet justement de basculer entre plusieurs modes : construction de bâtiments et infrastructures, construction de lignes, mise en service de lignes et trains, parmis d'autres possibilités. Son usage se diversifie et se complètera à mesure de la progression dans le jeu.

roue d'actions
Avec ZR vous avez accès à l'ensemble des fonctions du jeu. Si au début cela peut paraître beaucoup, l'usage de cette roue s'avère diablement efficace une fois l'ensemble bien pris en main.

 

Pour poser du rail il va falloir planifier une ligne en la traçant. Vous pouvez faire simple en reliant une voie d’une gare directement à une autre et laisser le logiciel décider du meilleur placement du tracé ou bien tout faire à la main en posant des points régulièrement, tel un outil “courbe de bézier” dans un logiciel de dessins (oui parce que les trains ça ne tourne pas à angle droit hein ;p). Il ne faut pas oublier que comme absolument tout a un coût il sera de rigueur d’être optimal dans les tracés et ne pas s’amuser à creuser des tunnels et poser des viaducs à tout va… (oui car un train ça n’aime pas tellement les dénivelés non plus… ennuyeux hein ? :D)

tracé
Il est possible de déplacer les points d'un tracé après coup. Essayez d'obtenir un dénivelé proche de zéro entre 2 points afin de ne pas ralentir les trains. Vous pouvez choisir l'altitude des voies au niveau de chacun d'eux, le logiciel se charge de poser les viaducs ou creuser... Le prix s'affiche en temps réel en haut à droite. Si une portion du tracé est "impossible" elle s'affichera en rouge

 

Pour terminer de relier tout ça, il ne vous restera plus qu’à ajouter une ligne commerciale au dessus de la ligne “physique” en désignant les différentes gares desservies et dans quel ordre, car à terme les trains ne se contenteront pas de faire des aller-retours entre 2 points, mais pourront traverser des étapes, un peu comme en vrai : trains directs, train qui effectue chaque arrêt, etc.

ligne commerciale
La liste peut contenir plusieurs fois une gare, vous pouvez très bien faire un trajet direct à l'aller et vous arrêter à chacune des étapes au retour. Vous êtes entièrement maître !

 

Logiquement on devra ensuite ajouter et gérer la ou les locomotives qui empruntent les différents tracés et sont affectés à des lignes commerciales. Si le choix est d’emblée restreint, cela ira bien mieux par la suite.

choix locomotive
Chaque loco possède ses atouts : vitesse de pointe, accélération, fiabilité, consommation etc. La rotonde accueillera plus tard des locomotives plus puissante allant de pair avec les évolutions technologiques.

 

C’est tout ?

Oh que non… avant de passer à l’aspect gestion il ne faut pas oublier un détail : si plusieurs trains passent sur une ligne, comment vont ils se croiser ? Bonne question Maurice car quand on effectue un tracé on ne pose pas une autoroute avec 2 sens de circulation, non ! Une seule paire de rails peut être empruntée par des trains venant dans les deux sens. Poser 2 voies côte à côte tout le long d’un tracé est trop coûteux et implique beaucoup de dépense et d’espace gaspillés. C’est pourquoi vous devrez poser des voies d’évitement à intervalle régulier pour que la ligne soit utilisable par plusieurs trains en même temps et qu’ils puissent se “croiser” sans incident. La simulation va loin car vous serez aussi responsable de la pose d’aiguillages et la détermination du sens de circulation autorisé par chaque voie.

aiguillage
Posez vos signaux d'aiguillage tel des panneaux "sens interdit" à proximité des jonctions afin que les trains empruntent la bonne voie à l'aller et au retour. Le sens de circulation est matérialisé par des lignes blanches discontinues animée se déplaçant dans le sens de circulation.

 

 

Ce fut un petit plaisir non dissimulé pour moi que d’avoir vu mes premiers trains se croiser et effectuer leur tâche automatiquement… comme sur des roulettes !

aiguillage

 

Eh bien il ne faut pas crier victoire immédiatement. Comme vous le savez un réseau c’est cool, des trains c’est coool… mais il faut les entretenir.

N’oubliez donc pas d’ajouter les organes de maintenance et approvisionnement en eau pour les trains afin que ceux-ci fonctionnent de manière optimale et surtout ne tombent pas en panne (ce qui pourrait bloquer ou ralentir le trafic). Les gares peuvent accueillir un bâtiment de maintenance et vous pouvez disposer des prises d’eau le long de votre réseau.

maintenance eau
A boire ! Ici pas d'electricité... de l'eau, du charbon et de l'huile de coude !

 

Tu gères la fougère

Etant donné qu’il y a énormément de fonctionnalités et que les détailler toutes individuellement rendrait cet article encore plus long qu’il ne l’est déjà, je vous ai compilé une liste de certaines d’entre elles :

Vous devrez remplir des objectifs et "quêtes annexes" qu’il faudra effectuer dans les temps pour gagner la partie. Une date butoir est imposée sur chacun d'eux, si vous la dépassez la partie est perdue.

objectifs
Certains objectifs se font les doigts dans le nez, d'autres beaucoup moins...

 

En plus de gérer les marchandises vous devez faire en sorte que les flux de passagers et de courriers soient constants (avec suffisamment de trains et de lignes).

 

Un système d’enchère permet de remporter des améliorations, des bâtiments, industries... avec une mise à prix et un système similaire à des enchères réelles. Un popup s’affiche au moment de l’enchère, vous pouvez à tout moment quitter si cela ne vous intéresse pas.

enchères
eBay, version 1834... :D

 

Un arbre d’améliorations permettra de dépenser vos points de recherche et développement pour obtenir plus : construire et acheter des locomotives toujours plus puissantes, rapides et sophistiquées par exemple ou bien encore des wagons plus grands, plus confortables et.. plus coûteux

arbre R et D
Forcémment certaines améliorations ne sont accessible qu'en ayant acheté d'autres au préalable.

 

Vous pouvez accueillir des industries dans les villes (et même en acheter pour mieux les contrôler), mais pas que : Ajoutez également des points d’intérêts comme des musées ou des universités afin que de nombreux passagers soient attirés et empruntent vos trains.

attractions
Il ne manque plus qu'un crossover avec Theme Park pour les... attractions.

 

Augmentez la capacité des gares pour disposer de plusieurs voies et optimiser les échanges simultanés. (d’où l’intérêt de bien penser à leur disposition dès le début).

gare
Il y a même des gens qui attendent dans les gares, en habits d'époque évidemment...

 

Rachetez des producteurs qui sont en mauvaise posture ou en faillite pour là aussi mieux contrôler ce qui est produit et à qui cela ira. De nombreuses stats sont d'ailleurs disponibles pour à peu près tout (c’est très détaillé et instructif).

stats

 

Vous pouvez régler finement de nombreux paramètres en début de partie (de plus en plus à mesure que vous avancez). Passez par exemple en mode “simple” afin de se passer des contraintes d’aiguillages, il suffit alors d’ajouter des trains sans se soucier des collisions ou conflits.

paramètres
Plus on avance dans les chapitres plus on débloque des paramètres de début de partie


En fin de chaque chapitre vous recevrez des statistique - là aussi assez détaillées - sur votre partie.

fin de partie
Ne perdez pas patience. J'ai recommencé 2 fois ce chapitre et malgré tout j'étais hyper fier de moi :D

 

Il y a tellement à dire que ce qu'il faut retenir c'est que Railway empire deviendra petit à petit une véritable course contre la montre et les concurrents...

 

Gare aux requins

Si le premier chapitre est là en mode “peaceful” vous laissant libre cours afin de mieux saisir le fonctionnement du train sim, dès le second chapitre vous serez propulsé sur une autre planète. La triste réalité c’est que vous n’êtes pas le seul promoteur/constructeur/exploitant ferroviaire dans les environs. Il n’y a pas une seule société nationalisée, tout est privé.

Vos concurrents vous font régulièrement savoir qu’il sont mécontents de vous voir marcher sur leurs plates bandes en déposant vos gares et installation à proximité des leurs.

concurrents
Ne sont ils pas... détestables ?

 

C’est la bagarre que tu cherches ? Oui ! S’il est possible d’engager dans vos équipe des chauffeurs, ingénieurs et autres personnels en rapport direct avec le train, il est également possible d’engager un ou plusieurs saboteurs et espions afin de mettre les bâtons dans les roues des “adversaires”.

Ce que vous pouvez faire (et ne ferez peut-être pas) les autres ne s’en priveront pas ! Pensez donc à regarder les CV des gardiens dans votre interface de recrutement histoire de limiter la casse. Les espions "d'en face" peuvent également vous dérober les plans de vos améliorations durement payées à coup d’ingénieurs haut de gamme…

espion
Grrrr...

 

Vous manquez de confiance en vous ? Profitez des autres ! Vous avez le droit - et limite le devoir - d’investir sur la réussite des autres compagnies en achetant des actions chez eux (et pourquoi pas les racheter complètement ?). Une interface vous montre l’évolution de leurs valeurs ainsi que celles de leurs actions. Pensez donc à acheter rapidement avant que le cours n’explose.

bourse actions obligations
Il est important de se tenir au fait du cours de chaque chose : vos concurrents, les ressources, la main d'oeuvre, etc... Histoire de ne pas se faire plumer inutilement.

 

Tous ces aspects là (et la gestion du timing) m’ont moins emballé car je suis plutôt du genre à vouloir prendre mon temps, bien designer mes lignes, les optimiser pour qu’elles soient le plus efficace et rentable possibles. Hors la présence d’autres compagnie qui posent des lignes à tout va vous pousse à parfois vous en écarter et sortir des sentiers battus, débouchant hélas sur des lignes extrêmement coûteuses et des situations de blocage.

réseau concurrent
La bonne nouvelle c'est que quand vous engloutirez un concurrent, vous hériterez d'un beau réseau très souvent complémentaire au vôtre.

 

Les news sont-elles bonnes ?

Des coupures de journaux apparaissent ça et là pour vous informer sur des sujets très variés. Selon la situation, il arrivera qu’elles apparaissent très régulièrement, vous coupent dans vos actions et vous détournent temporairement de celles-ci. Déconcentration oblige il faudra rester vigilant tout en gardant les informations utiles en mémoire. Là aussi on retrouve ses marques quand on a connu Thème Park ou Railroad Tycoon.

D'autres interruptions et interventions auront lieu par moment, selon le contexte dans lequel vous vous trouvez. Les jours défilent vite alors ne perdez pas de vue vos objectifs et vos concurrents.

news
C'est également l'occasion d'en apprendre davantage sur les évènements historiques qui ont façonné l'Amérique.

 

Doublages de voies*

Les doublages des voix sont entièrement en français et de très bonne facture. On reconnaît dans la voix principale/narrateur, l’une des voix de Doom 3 (Thomas Kelly, présentateur UAC, etc.).

Chaque personnage (homme ou femme) concurrent possède sa voix ainsi qu’une petit image le/la représentant.

Les doublage sont de qualités et “sur”joués pour accentuer l’effet “d’époque” / “taquin”. Tout est également sous-titré mais attention à prendre une loupe (surtout sur Switch Lite !).

Leurs interventions sont de plus en plus fréquentes à mesure que vous avancez et que vous les “gênez”.

 

Peu importe le raytracing pourvu qu’on ait l’ivresse

La partie “3D” de Railway Empire est graphiquement peu attrayante. Les décors dépouillés disposent de textures relativement pauvres. Les différents objets, bâtiments et trains sont composés de peu de polygones.

Selon le niveau de zoom (qui dispose d’une très grande amplitude) et quand on se rapproche, on se rend compte que les modèles qui sont simple au loin se précisent, surtout les trains et bâtiments. Toutefois leur complexité reste toute relative… on a comme une impression d’être face à des objets d'une vue aérienne 3D de maps/plans.

batiments villes

 

La gestion des ombres est basique et l’aliasing important. On notera également une impression que le moteur 3D tourne à une résolution inférieure à celle de l’écran, induisant parfois un tramage et une “précision” graphique moins satisfaisante. Par contre c’est fluide ! De rares lags peuvent intervenir : au moment de la sauvegarde automatique ou quand on s’amuse à zoomer/dézoomer sur plusieurs zones éloignées très rapidement (chargement des données).

Si vous vous attendiez à un jeu qui met en avant des graphismes “réalistes” je pense que vous faites fausse route car ici c’est le fonctionnel avant tout ! Les décors et environnements sont dépouillés mais suffisamment clairs pour que l’on s’y retrouve et c’est cela qui compte avant tout.

graphismes
Les détails sont de même nombreux et plutôt bien rendus pour un jeu de gestion. Les drapeaux virevoltent réellement au vent.

 

vues
Prenez place à bord du train, profitez de 4 vues différentes et actionnez le sifflet ! (Oh le beau nuage de vapeur !)

 

Les interfaces et divers écrans “2D” sont par contre extrêmement soignées et “graphiques” avec une bonne dose de skeuomorphisme, c’est à dire des interfaces qui ressemblent à leurs contreparties réelles, pas du flat design par exemple. Tout est vraiment bien designé, beau, précis et… fonctionnel !

Les différentes interfaces de gestion auxquelles vous aurez à faire sont bien faites et intuitives, pour peu que l’on passe du temps à se familiariser avec le fonctionnement global du jeu.

interfaces
Amusez-vous bien ;)

 

Date Limite de Consommation

Si l’édition Nintendo Switch est généreusement fournie avec 3 DLC (contenu additionnel) : Mexico, Great Lakes, The Andes qui sont payants sur d’autres plateformes, 3 autres DLC sont pour l’heure actuelle disponible afin d’allonger un peu plus encore la durée de vie de Railway Empire : France, Germany, Great Britain & Ireland. Leur prix individuel est de 9,99 €

 

Conclusion sans correspondances

Railway Empire apporte aux utilisateurs de Nintendo Switch une simulation solide qui contentera à la fois les fans de petits trains et ceux qui ne veulent pas forcément s’arrêter là : les gestionnaires dans l’âme.

Enrobé par une histoire, une narration et un scénario des plus réalistes, il mettra tout le monde d’accord sur le soin apporté à sa réalisation.

On notera cependant une partie 3D en retrait qui privilégiera l’utile à l’agréable et aurait peut être demandé un peu plus de polish et d’optimisation pour en améliorer le rendu.

Les nombreuses interfaces et fonctions sont claires mais demandent un temps d’apprentissage et surtout de maîtrise relativement long. A noter que pour vous aider dans cette tâche, vous serez bien accompagné en temps réel et disposerez d’un carnet de conseils et astuces très utile et consultable à tout moment, portant sur de nombreux aspects du jeu et son environnement.

Si Railway Empire peut s’avérer difficile d’entrée, une fois le concept et les commandes bien prises en main (et quelques parties recommencées) il peut devenir très efficace et apporter beaucoup de satisfaction. Les courbes de difficulté et d’apprentissage sont, elles aussi, très bonnes mais demanderont un minimum d’investissement et de temps !

L'immersion est excellente, que ce soit par les nombreux bruitages, la foultitude de détails, l’histoire ou tout simplement une narration et des personnages très bien doublés en français, s’il vous plaît !

Avec un jeu de base copieux, 3 DLC inclus sur la cartouche, et 3 autres disponibles en supplément, la durée de vie du soft peut devenir gargantuesque !

 

Verdict :

Les +

  • Simulation ultra précise et complète entièrement en 3D.
  • Pas de contraintes de vue isométrique ou de "grille".
  • Histoire, scénarisation et narration de très bonne facture et en français.
  • Les interfaces de qualité.
  • Nombreux réglages et parties "à la carte".
  • Nombreuse vues et niveaux de détails.
  • Gestion très poussée des améliorations et finances.
  • Bonne immersion sonore.
  • Bac à sable et mode libre pour s'entraîner.
  • Une excellente durée de vie.

Les -

  • Les commandes demandent un temps d'adaptation.
  • Une 3D un peu légère qui reste fonctionnelle avant tout.
  • Quelques ralentissements
  • C'est aussi avant tout de la gestion !

On aurait aimé :

Que le temps passe moins vite, on lève les yeux il est déjà 3h du mat... ^^, Des concurrents un peu moins cruels parfois... mais c'est réglable donc bon :D

Dans le même genre :

Railroad Tycoon, Theme Park, Simcity, Farming Simulator, Bataille pour la terre du milieu II

Graphismes :
7/10
Musique et sons :
7/10
Gameplay :
8/10
Scénario et histoire :
9/10
Durée de vie :
9/10
Rapport qualité / prix :
8/10
Coup de coeur :
8/10
Total : 8/10

 

Nous remercions Koch Media qui nous a fourni une copie de review du jeu


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