Aller au contenu Aller au menu Aller à la recherche

[Test] Rise: Race the Future sur Switch

Image de couverture de [Test] Rise: Race the Future sur Switch
Consultez directement le verdict

Vous aimez les voitures design, le challenge et la glisse ? VD-Dev nous propose un jeu de course qui sort un tout petit peu des sentiers battus avec un concept futuriste...

 

Fiche technique :

  • Genre : Course futuriste
  • Développeur : VD-Dev
  • Editeur : VD-Dev
  • Langues : Français
  • Plateformes : Switch
  • Testé sur : Switch 2019 / Switch Lite
  • Prix : 17,99 €
  • Version : 1.5
  • Taille : 2,6 Go
  • Date de sortie : 22 juillet 2019
  • Disponibilité : Dématérialisé uniquement
  • Test effectué sur un exemplaire acheté

 

Avant de parler du futur...

Rise: Race the future, un énième jeu de course ? C’est la question que je me suis posée au moment de consulter sa fiche sur l’eShop alors que j’étais en quête d’un nouveau jeu de caisses. Si les représentants de ce genre ne sont pas légion sur Switch, le choix commence à progresser et on retrouve un peu tous les styles : les habituels Mario Kart like, les courses de supercars, les rallyes, wipeout likes et j’en passe. Dans un monde où on a presque déjà tout vu, Rise apporte t-il donc du sang neuf à notre moulin ? (roh ce mélange d’expressions).

Rise est une licence jusque là inconnue et démarre donc sur un opus unique qui n’a pas forcément de lien de parenté avec un jeu existant. L’éditeur VD-Dev est français (Cocorico !) et ne propose actuellement qu’un jeu de course… mais saviez-vous que VD-Dev n’en était pas à son coup d’essai ? Le studio est derrière de nombreux autres titres plus anciens comme par exemple : V-Rally Game Boy, V-Rally 3 GBA, Test-drive Le mans GBA, Stuntman GBA, Driv3r GBA et plus récemment “COP the recruit” sur 3DS (et c’est pour ne citer que les jeux de course car le nombre de leurs réalisations est grand !).

v-rally
Extrait du site de VD-Dev

 

Étant donné leur attachement à proposer des jeux sur consoles Nintendo on est un peu moins étonné que ce jeu soit pour l’heure une exclusivité Switch (snif) et hélas disponible uniquement en démat… Croisons bien fort les doigts pour une sortie boite un jour !

 

Attention : J’ai souvent lu ou entendu des personnes confondre Rise avec Xenon Racer, qui est un jeu en apparence proche, mais au final très différent, y compris dans sa réalisation. Il ne s’agit ni de près ni de loin de ce jeu (qui est d’ailleur multiplateforme, lui).

 

La jante entre deux chaises

Rise propose un concept qui n’est pas forcément inédit mais qui apporte une singularité intéressante. Les véhicules à votre disposition ont l’air d’être totalement classiques, à part peut être leur design futuriste (très réussi) et un air de déjà vu pour certains modèles, on ne devine pas grand chose.

Une fois pris en main et les premiers tours de piste amorcés on se rend compte que les roues cachent bien leur jeu. En effet dans Rise, celles-ci en apparence complètement standard ne sont pas telles que nous les connaissons aujourd'hui. Sur terre ou sol dur elles ont une épaisseur assez fine et ne semblent pas être équipées de pneus à proprement parler. Ces "roues", agissent comme une sorte de patin de luge améliorés avec des boosters positionnés à fleur de piste…

Sur l’eau ou sur les flaques (oui car vous allez pouvoir léviter sur des étendues d’eau), elles se replient à 45° et offrent une sorte de sustentation à la Wipeout grâce à leurs hélices. Intéressant tout cela...

jantes
Ne sont-elles pas racées ?

 

Petit tour du propriétaire

Le menu principal propose de démarrer notre aventure ou bien de s’égarer dans les options.

Celles-ci sont assez complètes et proposent le choix de langue (dont le français, heureusement ^^), le choix d’unités, les différents niveaux de volumes sonores mais également la distance et hauteur des caméras ainsi que leur retard de rotation. Enfin il est possible de régler le niveau des vibrations HD (opérationnelles depuis une mise à jour récente).

options
Une caméra adaptée à tous les goûts c'est rare...

 

Les commandes sont entièrement paramétrables et ceci très finement avec par exemple la possibilité de modifier la zone morte, la rapidité et la sensibilité du joystick analogique. Chaque paramètre peut être attribué différemment à une manette en particulier.

controles
On peut difficilement faire plus configurable.

 

Une fois appuyé sur “Démarrer” on peut choisir parmi 3 modes de jeux :

  • Challenges qui propose 8 chapitres/saisons de 8 courses, avec un ou plusieurs “défis” à remporter pour chacune d’elles.
  • Championnat qui permet de disputer 8 championnats comportant chacun une longue série de courses.
  • Time attack pour s'entraîner à faire les meilleurs temps possibles.

 

On peut au passage décider du niveau de difficulté (Challenge uniquement) mais également de la qualité de rendu du jeu : Moyen (performance, 60 fps), ou bien élevé (graphismes, 30 fps). C’est une autre des nouveautés du patch qui vient d’être déployé.

choix
Le choix de qualité, autrefois réservé aux jeux PC est de plus en plus souvent proposé sur Switch. Bon point.

 

Informations : vous disposez de 3 slots de sauvegardes. C'est toujours bon à prendre.

 

Choix de véhicule

Quel que soit le mode ou le circuit choisi, vient naturellement le choix du bolide que vous désirez piloter.

Au total nous nous retrouvons avec un beau roster de 10 caisses... mais en début de carrière il faudra se contenter de très peu, avec seulement 2 “voitures” proposant 2 profils assez tranchés : rapide et difficile à contrôler pour l’une, plus équilibrée que ce soit en terme de performance et maniabilité pour l’autre.

véhicules
Quelques unes d'entre elles...

 

Les 8 autres seront à débloquer en gagnant des championnats et réalisant le maximum de défis.

Pour chaque véhicule, une série de caractéristiques sont indiquées au moyen de quatre jauges :

  • Puissance (et donc vitesse)
  • Adhérence (tenue de route)
  • Stabilité (propension à garder le cap)
  • Direction (Incisivité du “train avant” :p)

 

Au final ces infos sont peu utiles et moyennement précises, chaque engin s'appréciera en prenant son volant. Une fois celui-ci choisi, il sera également de bon ton de choisir la couleur et/ou la livrée de stickers qui vont le décorer (d’autres stickers sont déblocables au fil de victoires).

Les aides sont paramétrables directement depuis cet écran avec une assistance au freinage réglable / désactivable et le choix du mode boost : remplissage si on roule vite, si on dérape ou remplissage intégral à chaque tour. Pour parfaire la personnalisation du gameplay, ajustez la stabilité du véhicule ou encore la sensibilité de la direction avec les jauges idoines. 

configuration
Difficile de faire plus à la carte pour un jeu qui n'est pas une simulation pure et dure.

 

Prenons place !

Le gameplay justement parlons en ! Globalement nous n’avons à faire ni à une simulation ni à un jeu typé arcade mais un gameplay plutôt équilibré qui s'apprécie différemment selon le véhicule choisi. Chacun d’eux se démarquant des autres assez facilement. Les modèles les plus rapides verront souvent leur stabilité être très mauvaise avec une fâcheuse tendance à effectuer un tête à queue très facilement dans les virages et parfois même encore plus facilement sur l’eau. Têtes-à-queue qui, une fois amorcés, sont quasiment impossibles à contrer (à moins d’abuser du boost pour tenter de redresser la barre).

D’autres véhicules proposeront au contraire un gameplay tout à fait “facile”, stable et naturel mais des perfs moindres. On se retrouve avec un plaisir de conduite qui fait donc du yoyo en fonction de la voiture choisie (ou imposée dans certains championnats), de la même manière qu’un Gear Club où certaines d’entre elles étaient tout bonnement incontrôlables passé les 150 km/h.

course
Une des voitures les plus homogènes. Rapide et stable.

 

Dans le cas des véhicules plus homogènes (c’est fifty fifty au final) la conduite est très agréable mais ne sera pas sans challenge non plus. Il faudra parfois bien manier le frein à main pour entamer des glissades permettant de prendre une courbe plus rapidement (davantage encore sur l’eau).

l’alternance de surfaces offre une sensation et une maniabilité différentes, ce qui rend l’expérience pour le moins intéressante. A vous d’être bon dans tous les cas de figures : Drift, anticipation, boost...

Le boost, disponible via la touche B permet de vider sa jauge et par la même occasion de s’offrir de belles pointes tout en gardant la possibilité par exemple de repartir rapidement en sortie d’épingle à cheveu.

boost
Le boost est également la garantie de mieux contrôler notre bolide sur l'eau.

 

Globalement les voitures se conduisent sur terre exactement comme elles le feraient si elles avaient des roues normales, avec une sensation de grip légèrement différente. On sent que c’est une luge plus qu’un patin à roulette si vous voyez ce que je veux dire : la voiture est poussée et les roues ne la tirent pas. Sur l’eau nous ne sommes pas en mode Wipeout mais plutôt avec le sentiment d’être un aéroglisseur qui ne subit pas les assauts des vagues ou remous. Dans l'ensemble j'ai trouvé les deux configurations extrêmement agréables !

La gestion des collisions avec les autres adversaires est bonne, je n’ai pas constaté de comportement erratique lors des accidents à part que les véhicules ne subissent aucun dégâts. Il resteront donc identique du début à la fin, que ce soit cosmétiquement parlant ou en terme de maniabilité. Dommage. Par contre il se saliront partiellement en passant dans des environnements boueux.

boue
Ok c'est sale mais ce n'est pas aussi dramatique qu'une Polo WRC après une spéciale boueuse...

 

Comme sur une île paradisiaque

4 environnements de jeu sont disponibles chacun sous forme d’un microcosme de la taille d‘une île. Chacun évoque une région terrestre et/ou une saison différente : forêt, far west, amazonie / inde, Alaska... et propose plusieurs revêtements parmi : Neige, glace, eau, bitume, terre... ainsi que plusieurs conditions climatiques et moments de la journée : jour, crépuscule, brouillard, pluie, neige.

pluie
La pluie est assez bien rendue. Même si on est loin du réalisme d'un F1 2020, l'écran est couvert de goutelettes à mesure que l'on accélère ou passe sur des étendues liquides.


Tous ces environnements proposent des tonnes de routes et d’embranchements. Chaque tracé est donc une variation parmi les différentes combinaisons, menant à un total quasi infini de possibilités, allant de très court à extrêmement long, très droit à très courbe, très sec à très mouillé, très à l’endroit ou à rebours...

Dans l’ensemble la qualité est là et surtout homogène avec de nombreux types de virages, de revêtements, des allées et venues sur des portion aquatiques proposant parfois des raccourcis et un excellent rendu… Chaque tracé étant unique il faudra donc adapter le choix de son véhicule à celui-ci. Plutôt rapide pour les longues lignes droites ? Maniable pour enchaîner les zig-zags ? Dans tous les cas la route est large et me remémore avec nostalgie ce que proposait un bon vieux SEGA Rally.

cascades
De nombreuses cascades au rendu réalistes sont présentes ça et là

 

Les décors sont de très bonne facture et on sent que le level design a été travaillé avec beaucoup de soin, et cela nous amène à un petit problème : Certes c’est très beau, très propre... mais c'est aussi assez peu en terme de diversité (bon j’exagère légèrement mais vous saisissez l’idée). Si chaque course propose un des environnements avec une configuration différente, et que chaque tracé diffère donc du précédent, le sentiment de déjà vu et de lassitude vient hélas logiquement pointer le bout de son nez au bout de quelques heures de jeu.

details
On retrouve des temples et bâtisses inspirés des cultes de civilisations orientales.

 

Dans le rétro

Les adversaires disposent d’une IA qui ne souffre pas de bêtise ou de folie, c’est assez homogène sans toutefois rivaliser avec les gros hits du moment (n’oublions pas que VD-Dev n'est pas un immense studio de plusieurs dizaines ou centaines de personnes). L’IA se place toutefois un cran au dessus de celle de Gear.Club 1 pour vous donner un point de comparaison.

Seul problème à mon sens, par défaut elle est simple à battre. Pour neutraliser un ennemi un peu retors, il suffit de lui foncer dans le popotin ou heurter son train arrière par le côté, il perdra dans la plupart des cas l’équilibre, fera une embardée et se retrouvera en queue de peloton. L’IA n’hésitera toutefois jamais à utiliser son boost et venir au contact pour conserver une bonne trajectoire et tenter de vous doubler dès que l’occasion se présentera.

oops
Désolé mais tu me gênais !

 

Autre point rigolo, si vous perdez le contrôle par mégarde et vous retrouvez en plein milieu de la chaussée à faire une manoeuvre de marche arrière, les adversaires ralentiront et s’arrêteront parfois sagement, le temps de vous laisser finir votre créneau. Dans d’autres cas ils vous fonceront simplement dessus sans la moindre hésitation, achevant au passage tout espoir de reprendre la route en bonne position.

carambolage
Oops j'ai provoqué un petit carambolage... Souvenirs de Destruction Derby 2.

 

La partie Challenges est certainement une des plus intéressantes avec des courses qui mettront à l'épreuve plusieurs aspects de votre pilotage, avec ou sans adversaires pour vous gêner. Parmi les défis proposés on retrouve :

  • Finir à une certaine position
  • Ne jamais être dernier
  • Améliorer son temps à chaque tour
  • Ne pas se faire dépasser
  • Atteindre une certaine vitesse
  • Effectuer une certaine longueur ou un certain nombre de dérapages
  • Ne pas descendre en dessous d'une vitesse minimum
  • Ne pas utiliser le boost
  • et j'en passe...

défis
Dans certains cas il faudra relever jusqu'à 3 défis. Vous pouvez les déverouiller en plusieurs fois.

 

Une technique digne des plus grands

Techniquement, Rise est impressionnant. S’il n’utilise pas à outrance des effets de folie en mode performance, il reste tout à fait regardable pour un jeu Switch. Un jeu qui équivaut ou surpasse ce que l’on a pu voir du temps de la PS3 et dans certains cas des jeux plus récents.

circuit
Le clipping est aux abonnés absents.

 

C’est beau, les lumières et ombres sont bien gérées. Les éléments de décors dynamiques comme des cascades d’eau, les flaques, les reflets, les étendues d’eau ou les conditions climatiques (pluie, neige) sont très bien travaillés et à la hauteur des exigences que l’on est en droit d’attendre d’un jeu Switch récent.

Les 10 véhicules sont parfaitement modélisés, bien décorés, et font office d’hommages très travaillés et surtout réussis à des bolides mythiques : La Lancia Delta, Lancia Stratos, certains modèles d’Alfa Romeo, Ferrari, Porsche, pour ne citer qu’elles… Il y a même un "Pick-up / SUV" ! Tout est un rappel : allure générale comme décalcos. La personnes en charge de leur conception n'est autre qu'Anthony Jannarelly qui est un vrai designer automobile (de talent !).

véhicules
Un remaster futuriste de SEGA Rally ?

 

Les différentes caméras sont tout à fait exploitables et proposent des vues pour tous les goûts : Capot, parechoc et 3 niveaux de caméras extérieures (plus ou moins hautes et éloignées). La caméra “rétroviseur” est quant à elle comme une gopro vissée en hauteur au dessus du capot. Un petit effet d’objectif sale s’ajoute à la longue liste des petits détails graphiques plaisants.

Les animations et trajectoires des véhicules sont réalistes, la fluidité est au rendez-vous et surtout stable, quel que soit le mode de qualité choisi ! En mode portable nous sommes bien en pleine résolution de l’écran (pas de triche) et la fluidité est exactement la même : impeccable. L’impression de vitesse est bien là !

adversaires
C'est ultra fluide, quel que soit le nombre de véhicules ou effets à l'écran.

 

Le hud est lui aussi très travaillé et clair :

  • la portion du haut affiche le temps au tour ainsi que votre position.
  • Directement à sa droite se trouvent votre dernier temps ainsi que le meilleur temps effectué.

Dans la partie inférieure de l’écran, à droite et à gauche, deux autres emplacements prennent la forme de rétroviseurs futuristes.

  • A droite le compteur de vitesse, compte tour, et rapport de boîte enclenché.
  • A gauche, l’intégration très réussie d’une mini carte proposant une bonne visibilité sur le tracé et la position de vos adversaires. On pourrait presque conduire en se focalisant uniquement sur elle. Extrêmement pratique !

 

hud
Les défis sont validés en temps réel sur la partie haute de l'écran

 

Il est possible de prendre des captures d’écran ET des séquences vidéo de vos exploits. De même, les temps de chargements sont également très bons comparé à la concurrence.

 

Parlons de ce qui pourrait “fâcher” et qui est à mon sens le seul point négatif sur le plan technique : je n’ai pas pu apprécier le mode “esthétique 30fps” censé rendre le jeu plus beau. La différence est peu flagrante en terme de qualité et les performances sont similaires. Pire, l’usage abusif du flou… y compris sur notre propre véhicule, devenant de plus en plus illisible à mesure que sa vitesse augmente, est pour moi rédhibitoire. La caméra étant en permanence à la même distance de celui-ci, le flou est donc incompréhensible et gâche le plaisir de voir ses belles lignes. Je suis donc très heureux que le choix soit donné et que le mode performance soit configuré tel qu'il l'est !

graphismes
A 130 ça commence déjà. Imaginez le flou à 250 Km/h...

 

Bande sonore :

Rise propose une partie sonore là aussi avec la jante entre deux chaises.

Si les voitures sont futuristes et semblent en apparence ne pas être propulsées de manière conventionnelle, leur moteur fait un bon bruit de voiture de course thermique, le tout saupoudré d’un petit bruit de soucoupe volante pour tenter d’ajouter une touche futuriste. C’est loin d’être dégueu et je trouve ça plutôt raccord au final, surtout que chaque modèle dispose bien d’un son qui lui correspond.

Si les montées en régime et changements de rapports sont plutôt bien gérés, on sent que le moteur sonore est un peu daté et fait le strict minimum, surtout lors des rétrogradages et sauts (pourquoi rétrograder et ralentir automatiquement pendant les sauts ? mystère !). Pas de bruit de boite, pas de turbo, pas de trou au changement de rapport, tout est fait simplement à ce niveau et c’est vrai que jouant actuellement à des jeux comme F1 2020 ou Forza Motorsport 7, la comparaison est forcément en défaveur de Rise. A titre de comparaison, Gear Club fait par exemple cette fois ci un peu mieux (enfin un bon point en sa faveur).

J’ai remarqué également que lorsque l’on bascule en caméra rétroviseur (touche A), le son global subit une micro-coupure d’une fraction de seconde, rien de méchant mais c’est gênant quand on effectue cette action régulièrement comme c’est le cas pour moi.

Concernant les autres bruitages, de manière globale c’est là aussi très simple avec un son de table de camping que l’on tabasse violemment quand le châssis de la voiture heurte une bosse, des chocs qui ont tous le même son attitré, idem pour les glissades et virées aquatiques avec un bruit de “je jette mon seau d’eau du ménage” dès que l’on passe de la terre ferme à l’eau. Les “tic, tic, tic” dans les menus font le strict nécessaire en terme d'interactivité.

Dommage que cette partie sonore ne soit pas juste un peu plus travaillée, même si elle reste dans la moyenne et que j’ai déjà vu largement (très largement) pire.

Les musiques quant à elles sont dans un thème electro lounge pour les menus et plutôt axées rock lors des courses. Sans être mauvaises, si dans les années 90 c'était la norme sur certains jeux arcade, elles ne sont pas forcément ma tasse de thé et rappellent les jeux cheap actuels qui ont tous une bande son rock avec des pistes qui se ressemblent toutes entre elles. Dommage de ne pas avoir fait montre de plus de personnalité avec des pistes plus péchues et mémorables comme c’est le cas sur Xenon Racer qui, à défaut d’être un bon jeu, propose des musiques endiablées qui donnent envie.

 

T'es un peu dur... le jeu aussi ?

Rise: Race the future offre une durée de vie plus que correcte pour un jeu indépendant. Comptez un minimum de 10 à 15h pour finir tous les challenges et championnats. Davantage si vous vous égarez dans le mode time-attack ou si vous tentez les difficultés les plus hautes dans les challenges (bon courage).

challenges
Les challenges variés participent tant bien que mal à tromper l'ennui des courses.

 

Rise est accessible à pratiquement tous les profils de par son gameplay équilibré entre arcade et simu, avec un bémol toutefois sur certains véhicules à la limite de l’incontrôlable (c’est un peu mieux avec une vraie manette externe de type Pro Controller).

Le titre ne propose pas de trophées ou équivalents intégrés comme c'est parfois le cas chez la concurrence, seuls le déblocage de tous les circuits et véhicules ainsi que le nombre de médailles et de fans gagnés dans les challenges seront des indicateurs de succès pour vous.

championnats
Même les championnats très difficiles seront à votre portée pour peu que vous ayez pris en main le gameplay.

 

Conclusion

Rise: Race the future est avant tout un jeu indépendant qui fut une très bonne surprise pour moi. Après la douche froide Xenon Racer, j’étais plutôt frileux face à un titre qui semblait jouer dans la même cours.

Rise propose un concept de course intéressant mettant en oeuvre une nouvelle façon de piloter des véhicules à la fois sur terre mais aussi sur l’eau. Les challenges proposés sont variés et intéressants et l’on ressent un certain plaisir à contempler son univers à la fois futuriste mais aussi idyllique.

Techniquement, on sent que l’équipe de développement a mis du coeur à l’ouvrage avec un excellent moteur de jeu, fluide, beau et un certain talent pour la mise en scène et la modélisation.

Le gameplay n’est pas parfait et aurait mérité un peu plus de finesse mais il reste accessible au plus grand nombre avec des réglages vraiment nombreux.

Au final que reprocher à Rise ? Pas grand chose, si ce n’est une certaine lassitude, qui malgré les qualités nombreuses du jeu, arrive rapidement. En cause, des environnements très répétitifs et une IA neutre qui aurait mérité un peu plus de personnalité… tout comme les effets sonores qui manquent de travail et des pistes musicales pas vraiment accrocheuses.

 

Verdict :

Les +

  • C’est beau
  • Véhicules magnifiques
  • Environnements
  • Gameplay accessible
  • Fluide et constant

Les -

  • Certaines voitures récalcitrantes
  • La partie audio moins travaillée
  • Lassitude et répétitivité
  • Il manque quelque chose mais je ne sais pas quoi ou alors...

On aurait aimé :

Des armes et power ups ?, Améliorations des véhicules ?, Multi local ou en ligne ?, Dégâts ???

Dans le même genre :

Fast RMX, Xenon Racer, Gear.Club unlimited, Grid Autosport, Flat Out 2

Graphismes :
8/10
Musique et sons :
6/10
Gameplay :
6/10
Scénario et histoire :
-/10
Durée de vie :
7/10
Rapport qualité / prix :
7/10
Coup de coeur :
7/10
Total : 6.8/10

 

Merci pour votre lecture !

Vous appréciez notre travail et désirez nous soutenir ?

Facebook Twitter Google Plus email

0 Commentaires

Il n'y a pas de commentaires pour l'instant

Ajouter un commentaire

 

Ces articles pourraient vous intéresser...

Image de couverture de [Test] Fairy Tail sur Switch, le test chaud comme la braise!Switch

[Test] Fairy Tail sur Switch, le test chaud comme la braise!

Fairy Tail est l'adaptation du manga et de l'anime éponymes, développée par Gust et éditée par Koei Tecmo. Annoncé pour mars 2020, le jeu sera ensuite reporté en juin, puis une nouvelle fois pour ce 30 juillet. Faisant partie des fans qui attendaient le jeu depuis son annonce, j'ai pu le tester, voici mon avis.
Lire la suite...

Image de couverture de [Test] F1 2020 - Xbox - Plus fort, encore ?Xbox

[Test] F1 2020 - Xbox - Plus fort, encore ?

La F1 est de retour sur nos chères consoles en cette année 2020, marquée par une crise sanitaire sans précédent. Si la donne a changé dans la vie réelle, les joueurs attendent pourtant cette mouture vidéoludique avec impatience et exigence.
Lire la suite...

Image de couverture de [Test] Warhammer : Mechanicus sur Switch, sus aux Necrons!Switch

[Test] Warhammer : Mechanicus sur Switch, sus aux Necrons!

Sorti sur PC en novembre 2018, voici un nouveau jeu issu de la célèbre licence Warhammer 40 000 porté sur consoles. Développé par Bulwark studios , Mechanicus est un jeu de stratégie au tour par tour mettant en scène l'Adeptus Mechanicus, bataillon de soldats mi-hommes, mi-machines qui se bat pour L'Imperium.
Lire la suite...