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[Test] Sir Eatsalot - Switch - Vous reprendez bien un peu de dessert ?

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Vous avez toujours rêvé d’être LE héros qui déchire ? beau, musclé et avec un belle cape ? C’est exactement ce que propose le studio allemand Behind The Stone avec “Sir Eatsalot”… ou presque !

Si la cape est bien là, le cliché du classique vaillant héros en prend pour son gras..de…

Vous êtes dans la peau de Sir Eatsalot himself, preux chevalier du royaume de Gloutonnia, en proie aux vils desseins de la maléfique sorcière Hystérica. Celle-ci a décidé d’empoisonner avec sa recette bien spéciale ce merveilleux endroit fait de bonbons et autres amuse-gueules… Dans quel but ? Le pouvoir et la domination bien sûr !

 

Fiche technique :

  • Genre : Aventure, plateforme, bande dessinée
  • Développeur : Behind The Stone
  • Plateformes : PS Vita, Switch
  • Testé sur : Switch 2019
  • Prix : 12,99 €
  • Version : 1.0.0
  • Taille : 1,4 Go
  • Date de sortie : 9 janvier 2020
  • Disponibilité : Dématérialisé

 

Ce n’est pas la première fois que je te vois

Sir Eatsalot est un jeu d’aventure au look très BD, entièrement dessiné à la main. Sorti en 2018 exclusivement sur PS Vita y compris en édition physique grâce à Eastasiasoft (voir notre unboxing), ce titre désirait donner sa chance à toutes les fonctionnalités spécifiques à cette console : Gyroscope, Appareil photo, pavés tactiles avant et arrières, etc…

edition limitée
On espère simplement un édition physique Switch maintenant ;)

 

C’est donc presque 2 ans après qu’est sorti la version Switch, incluant les améliorations du dernier patch PS Vita, contenant également la traduction en langue française (effectuée par votre serviteur).

Je vais donc vous donner aujourd’hui mon avis sur un jeu dans lequel j’ai humblement participé… pour une simple raison, celui-ci et son équipe de développement ne m’avaient pas laissé indifférent ! Cela ne m’empêchera pas de mettre en avant les quelques défauts du titre. Car oui il y en a ;)

 

Les petits plats dans les grands

Le menu principal de Sir Eatsalot nous accueille comme il se doit avec une musique entraînante de type classico-médiévale -Oui j’adore inventer de nouveaux termes-.

menu principal

Un petit tour par les options permettra de régler les habituels paramètres ainsi que la langue, dont le français donc.

options

L’interface est claire et fonctionne au tactile (Le jeu ne pouvant pas être joué autrement qu’en mode portable). Cela commence fort visuellement avec un aperçu des talents artistiques du studio et le thèmes omniprésents du “médiéval” et des sucreries ! Les boutons sont toutefois tout ce qui a de plus simple : des rectangles aux bords arrondis, peut être une variété particulière de bonbecs ? ;)

slots

Il est temps de choisir parmi un des 3 slots de sauvegardes et démarrer l’aventure !

 

Début de partie

Vous êtes donc Sir Eatsalot, chevalier en armure bedonnant mais à l’aspect pour autant soigné. Il se repose tranquillement en effectuant un bon petit pique nique. Faut pas pousser mémé dans les orties, surveiller un royaume où tout se passe tranquillement mérite repos et festoiement.

festoiement
Dans ce monde, poulets rotis et donuts poussent comme des champignons

 

Toute bonne chose se devant d’être interrompue, un messager du Roi le préviens d’un nouveau danger qui empoisonne littéralement les lieux et l’enjoint à sauver le royaume. Oui car il n’y a qu’un héros à Gloutonnia et c’est lui… enfin vous ! #OneHero #OneManArmy

Sir Eatsalot va donc devoir “reprendre du service” et le scénario s’empressera de nous présenter brièvement les différents protagonistes dont le roi ainsi que le côté obscur de cette aventure avec la très vilaine sorcière Hystérica, source de tous les maux, accompagnée par une cohorte de rats guerriers à l’allure patibulaire et un sous fifre à l’humour rempli de sarcasmes.

excès de confiance
Le point commun des vilains... L'excès de confiance.

 

Léger comme un plume...

Sir Eatsalot propose un gameplay de type plateforme 2D, animé image par image, à l’ancienne ! Le scénario de cette aventure fait la part belle aux mises en situations et dialogues. Ceux ci enrobent et ponctuent régulièrement les différents phases d’action et vaudront également de guide dans les premiers pas en proposant des tutoriels intégrés au scénario mais aussi très graphiques !

tuto
Des tutoriels entièrement dessinés et intéractifs, telle est la devise de Sir Eatsalot

 

Sir Eatsalot est un personnage lourd, visuellement bien entendu, mais aussi dans son maniement. C’est un choix volontaire de la part de Behind The Stone que de proposer d’incarner quelqu’un qui n’a aucun caractéristique extraordinaires. Pas de course à 70 Km/h, pas de sauts de 50 mètres de long, ni de double saut. Juste quelqu’un qui prend le temps, son élan... et qui surtout s'essouffle rapidement.

En effet une “barre d’énergie” s'amenuise à chaque sollicitation “sportive” d'Eatsalot. Par exemple dans un sprint pour sauter plus loin qu’un mètre… Il faudra donc la recharger… en mangeant quelques sucreries qui ont la bonne idée de pousser un peu partout.

décors
Ah, et si en plus on peut engloutir manger des portions de décors...


Si Sir Eatsalot est lent, il n’en demeure pas moins maniable, une fois que l’on a pris en main ce gameplay un peu particulier il n’y a pas de raison de rager car les niveaux sont “calibrés” pour lui. Si vous n’arrivez pas à franchir un précipice c’est que ce n’est pas par là qu'il faut aller, tout simplement.

Au delà du parcours de plateformes, Sir Eatsalot peut aussi attaquer et contrer ! Il est pour cela doté d’une épée ainsi qu’un bouclier. Là aussi le maniement est lent, il faudra faire preuve de patience et d’un bon timing pour ne pas s’en prendre plein les dents.

joute
Nous en profiterons pour apprendre la joute (pas que verbale) en utilisant nos doigts lors de rencontres spéciales avec des "boss"...

 

En dehors de ces "évènements spéciaux" il n’y a pas d’autres armes… à part peut être la plume.. en effet vous aurez comme tâche “fil rouge” de dénicher des espèces animales et dessiner leurs contours au doigt dans un carnet de croquis, mettant en avant les capacités tactiles de la console.

dessinez c'est gagné

 

A noter que l’interface de type “inventaire et missions” rassemblant également les quêtes (et sous-quêtes) revêt l'apparence d'un gros livre très joliement réalisé !

livre quêtes

 

J’ai vu du pays

Sir Eatsalot propose une belle variété de paysages, décors et éléments visuels. Nous parcourons de belles plaines, des forêts, montagnes, cavernes, des endroits sombres et lugubres, des plages, des villages et pas mal d’autres endroits. Le soin apporté à chacun des environnements est flagrant avec un level design entièrement fait d’objets dessinés et une thématique axée autour de la notion de “sucreries”. Tout ce qui est présenté sous nos yeux nous donne presque envie de croquer dedans.

overdose de sucre
Oui ce sont carrément des montagnes entières de crème glacée, des sapins patissiers, des calissons en forme d'étoiles qui meublent cet univers hyperglycémique...

 

A défaut de croquer, on pourra toucher des bonbecs et autres sources de calories avec le bout de nos doigts afin que Eatsalot puisse s'empiffrer avec. Beaucoup d'autres mécaniques de gameplay et obstacles auront également besoin d'intervention digitales... un mélange de commandes physiques et tactiles pour le moins original :D.

poulie
Votre joycon gauche risque de surchauffer ;)

 

Certains niveaux seront un peu labyrinthiques avec quelques quêtes “allez-retours” en mode “Metroidvania light”. La présence d’une map (fraîchement ajoutée sur PS Vita également) n’est pas de trop ! Celle-ci n’est pas une simple succession de rectangles et de lignes, non elle est elle aussi entièrement dessinée à la main, de manière élégante qui plus est !

map
Cette map a été demandée par les joueurs car absente de la version originale, on remercie les développeurs à l'écoute de la communauté !

 

Le bestiaire d’ennemis ainsi que le panel de protagonistes que vous rencontrerez sont relativement vastes et s’élargissent à mesure que vous progresserez dans l’aventure. Certains reviennent (beaucoup) plus souvent que d’autres... Quoi qu'il arrive vous ferez de belles et surprenantes rencontres, je puis vous en assurer.

raclée
Ce gros malabar m'a filé une belle raclée, pourtant j'avais 3 coeurs (façon Zelda et positionnés en haut à droite)

 

La difficulté ne sera pas forcément de mise car les patterns des ennemis sont assez basiques et pour certains, révèlent presque du tour par tour. C’est un peu le reproche que j’ai à formuler sur certaines phases de combats très lentes et répétitives. Malgré tout, la difficulté se corse par moments : rapidité, précision et dextérité seront de mise.

Enfin vous ne serez pas perdu car on est face à une histoire qui ne progresse que quand vous effectuez les actions requises. Si vous avez l’impression de tourner en rond c’est donc que vous avez oublié de faire quelque chose… Le niveau géant des grottes est surement le plus long et celui qui comporte le plus de quêtes, sous-quêtes et quêtes annexes.

12 travaux
Vous vous souvenez des douze travaux d'Astérix ?

 

C’est un des aspects qui m’a agacé, à chaque fois que l’on croit avoir mené à bien quelque chose et enfin pouvoir en finir avec ce niveau, on nous demande autre chose, ou bien d’aider quelqu’un, ou encore aller activer quelque chose à l’autre bout des souterrains. Heureusement cela ne dure pas (trop) longtemps et le reste de l’aventure continue de manière plutôt linéaire : ce que je préfère.

 

Tu veux arpenter une BD ?

Globalement j’ai trouvé Sir Eatsalot très soigné sur le plan esthétique. L’aspect cartoon/BD y est pour quelque chose c’est certain mais il y a aussi le fait que chaque personnage propose une personnalité et un façon de s’adresser aux autres assez particulière. Leurs identités sont bien forgées et cela se ressent au delà des dialogues. L'ambiance humoristique cartoonesque est omniprésente.

nain
Les ennemis ont également tendance à se chamailler entre eux...

 

Les animations (image par image je le rappelle) sont de bonne facture et font penser à ce qu’il se faisait il y a quelques dizaines d’années dans nos dessins animés et sur nos vieux jeux d’aventure sur PC, amiga, atari etc… un bien bel hommage, remis au goût du jour.

animations
Du Tex Avery tout craché !

 

Les décors sont très riches et détaillés par moment, assez déserts dans d’autre rares cas. Le tout donne une bonne impression de profondeur avec un système de parallaxe intéractif (arrière plan, scène principale, premier plan). L’aventure nous fera rencontrer de nombreuses personnes, plus loufoques les une ques les autres. Même les vilains sont attendrissants c’est dire.

sir pudding

 

Sur le plan de l’ambiance sonore nous sommes accompagné en musique avec un thème qui colle à chaque étape du scénario. Les musiques sont variées et nous immergent bien dans l’univers du royaume de Gloutonnia et ses abords.

Les effets sonores sont quant à eux bons, peu nombreux et donc rapidement répétitifs.

 

On en prend pour combien ?

L’aventure de Sir Eatsalot vous plongera dans son univers pour un minimum de 5h, si vous jouez “pressé”, et peut être plus si vous prenez le temps de savourer ou que vous vous perdez…

Les profils de joueurs seront assez large du fait de la faible difficulté ainsi que l’accompagnement assez omniprésent dans le scénario. Difficile de ne pas savoir quoi faire. Certaines rares étapes proposeront toutefois un pic de difficulté en mode ultra dextérité.

A l’identique de la version PS Vita, des succès appelés “prix” (c’est pas ma faute) sont à débloquer. Certains sont même “secrets” ce vous poussera un peu plus à fouiller et faire certaines actions précises sans toutefois subir la pression d’obtenir le platine à tout … prix ^^.

prix

 

Verdict :

Les +

  • Graphismes
  • Animations
  • Utilise les capacités de la switch
  • Les personnages et dialogues
  • L’humour omniprésent
  • ça change des héros “convenus”
  • Le système de “prix” (succès) intégré

Les -

  • Mode portable uniquement
  • Gameplay plus lent et une certaine inertie
  • Phases de combats leeeennnntes
  • On s’est parfois perdu
  • ça pixelise sur les gros plans scénarisés

On aurait aimé :

Un menu d’accueil un peu plus dans le sujet, pouvoir reprendre à un chapitre donné

Dans le même genre :

Flashback, Another World, Rayman (pour l’aspect visuel), Les vieux Asterix, Prince of persia, Aladdin

Graphismes :
Les graphismes sont très soignés, les lieux et protagonistes nombreux. On regrettera quelques rares zooms pixelisés et disgracieux.
8/10
Musique et sons :
La bande son de Sir Eatsalot est très riche avec de nombreux morceaux, adaptés à chaque situation. Les effets sonores manquent un poil de variété et les personnages restent désespérément muets.
7/10
Gameplay :
Une gameplay volontairement lent et malgré tout accessible mélangeant régulièrement tactile et commandes physiques. L'aspect puzzle omniprésent ajoute de la saveur.
7/10
Scénario et histoire :
Une histoire certe classique avec des gentils, des méchants, un royaume à sauver... Toutefois l'humour omniprésent et les nombreux dialogues donnent corps et personnalité
8/10
Durée de vie :
Une durée de vie correcte, on regrettera juste quelques aller-retours qui allongent inutilement la sauce
6/10
Rapport qualité / prix :
La qualité est là ! Le prix est dans la moyenne des jeux un tant soit peu travaillés et c'est bien le cas ici !
7/10
Coup de coeur :
Oui c'est un grand coup de cœur pour moi depuis la découverte du titre sur PS Vita. Eatsalot n'a pas pris une ride !
8/10
Total : 7.3/10

 

Nous remercions Behind The Stone qui nous a fourni une copie de review du jeu


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