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[Test] The Silvercase 2425 sur Switch, un thriller en VN

[Test] The Silvercase 2425 sur Switch, un thriller en VN
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The Silvercase 2425 est une compilation qui réunit The Silvercase et The 25th Ward : The Silvercase, sortis respectivement en 1999 sur PS One et 2005 sur mobiles. Imaginés par Suda51 (No More Heroes, Lollipop chainsaw, Killer is Dead...), ces récits vont nous plonger dans un univers dystopique plutôt sombre à la poursuite de la vérité…

 

Fiche technique :

  • Genre : Visual novel
  • Développeur : Grasshoper Manufacture
  • Editeur : NIS America
  • Langues : Anglais
  • Plateformes : Switch
  • Prix : 39,99 €
  • Version : 1.0.0
  • Taille : 9,17 GB
  • Date de sortie : 09 juillet 2021
  • Disponibilité : Physique et Dématérialisé

 

F*ckin' Big D*ck

The Silvercase va nous plonger dans l'ambiance sombre du 24e district du Kanto à la poursuite de Kamui Uehara, un tueur en série qui aurait éliminé plusieurs hommes politiques 20 ans plus tôt. Dans ce monde dystopique comme dans la réalité, les riches et les pauvres ne jouissent pas des mêmes avantages. Ici c'est sur l'information que cela se joue. Les riches sont informés de ce qui se passe autour d'eux alors que les pauvres sont volontairement maintenus dans l'ignorance.

On incarne donc un agent d'une brigade d'élite sur les traces de Kamui, ainsi qu'un reporter qui enquête sur l'affaire. Plus on avance dans cette histoire et plus on se rend compte de la folie noire de l'histoire, on frise même souvent le paranormal.

Tout seul, sur une route déserte, de nuit... Qu'est-ce qui pouurait mal se passer?

 

L'histoire de The 25th Ward : The Silvercase se déroule 7 ans après le premier épisode, comme son nom l'indique, dans le 25e district. On incarne cette fois une recrue dans un groupe d'inspecteurs qui enquête sur une mystérieuse épidémie de suicides dans la ville. A nouveau, nous serons plongés dans une histoire complètement tordue mais très prenante issue tout droit du génie de Suda51.

 

Polar Visuel

Le titre n'a pas conquis le cœur du public occidental lors de sa sortie en 1999, encore assez peu friand de visual novel à l'époque. Pourtant, celui-ci casse les codes du VN tel qu'on le connaît : des dialogues à choix multiples, qui peuvent conduire à plusieurs fins, bonnes, moyennes, mauvaises, etc… Ici l'expérience est tout aussi narrative, mais on y a ajouté des phases d'enquêtes. Bien que celles-ci soient très dirigistes et que la liberté d'action y soit toute relative, le gameplay (assez étrange) à la première personne permet au joueur une immersion dans ce monde malsain et malaisant à souhait.

C'est mon petit surnom, il m'aime bien

 

Les discours ne permettent pas en effet de choix multiples ayant une incidence sur la suite de l'histoire. Ils sont accompagnés d'un son de machine à écrire à l'ancienne qui s'avère rébarbatif au bout d'un moment. Quant aux phases à la première personne, on ne peut se diriger que d'un point A à un point B, puis C, etc… matérialisés en rouge dans le décor. Lorsque l'on peut déclencher un évènement, ce point prend la forme d'une étoile jaune, ce qui nous permet de nous guider facilement. J'ai trouvé le gameplay en lui même assez étrange, il faut d'abord sélectionner sur la roue en bas à droite de l'écran un option parmi 4 : mouvement, contact, item, sauvegarder, avant de pouvoir faire quoique ce soit. C'est contre instinctif et on a vraiment du mal à s'y habituer, jusqu'à la fin du jeu. Il faut aussi bien penser à souvent regarder en haut et en bas avec R et ZR, ce qui accentue encore la complexité à se déplacer. Assez dommage car le gameplay nuit à l'expérience plutôt unique de thriller en VN.

Là c'est sûr, il va moins bien marcher

 

En règle générale, il n'y a pas de grande difficulté dans les recherches, l'expérience se veut avant tout narrative, et c'est sur ce retrait que le soft de Grasshoper Manufacture tire son épingle du jeu. L'histoire est riche tout en étant complètement tordue, avec des personnages hauts en couleurs et avec souvent un langage très fleuri.

 

Éclectisme

C'est le mot qui qualifierait le mieux la direction artistique du soft. Plutôt étonnant, la fenêtre de jeu n'occupe pas la totalité de l'écran. En général, plutôt une petite lucarne au centre, parfois plusieurs sur l'écran, avec aussi des fenêtres de dialogue qui pop un peu partout. Certaines scènes sont en 3D (d'époque), d'autres sont filmées (d'époque aussi donc bien pixelisées), d'autres encore sont dessinées. Quant au fond d'écran, il change régulièrement de style et de couleur, tout en affichant des messages quasiment subliminaux.

Attention en bas!

 

La bande-son, la plupart du temps angoissante, colle très bien à l'ambiance sombre du titre ainsi que les effets sonores.

L'intégralité du titre est en anglais, avec notamment pas mal d'argot et de vulgarités. Le jeu étant basé à 90% sur la lecture, les non-anglophones n'y trouveront malheureusement pas leur compte. On aurait aimé que cette réédition soit l'occasion d'une traduction en français, mais c'est certainement trop un jeu de niche pour que l'éditeur mette un budget là dessus. Et je trouve ça bien dommage tant ce jeu propose une expérience unique et très différente d'une partie des sorties actuelles, plus aseptisées afin de plaire au plus grand nombre.

Oh la joile fontaine!

 

Il faudra compter entre 25 et 30 heures pour finir les 2 épisodes sur la cartouche.

 

The Conclusion 2425 : Mon avis sur The Silvercase 2425

The Silvercase est un jeu complètement à part, une expérience narrative unique. Cette dystopie prend aux tripes grâce au génie de Suda51. Malgré que le premier épisode ait plus de 20 ans, il reste accrocheur visuellement. Seul le gameplay très peu ergonomique fait tâche au tableau. Il gagnerait beaucoup à être simplifié et rendu plus intuitif. 

Les énigmes sont plus accessoires qu'autre chose, l'accent étant vraiment mis sur les scénario, ce qui n'est pas un mal, au vu du gameplay justement. L'unique langue anglaise disponible sera malheureusement un frein pour ceux qui ne maîtrisent pas la langue de Shakespeare, cependant, ça reste à mon avis le genre de jeu qui mérite qu'on fasse l'effort de le déchiffrer, car il propose une expérience vidéo-ludique assez unique, je ne saurais vous en citer un autre qui y ressemble. A tester si l'envie vous prend de jouer à quelque chose de différent ;)

 

Verdict :

Les +

  • Scénario palpitant
  • Direction artistique unique
  • Expérience réellement différente

Les -

  • Gameplay étrange et pas ergonomique

On aurait aimé :

Un peu plus de liberté dans les phases d'enquête

Dans le même genre :

Rien

Graphismes :
Graphismes plaisants bien que datés, direction artistique au top
7/10
Musique et sons :
Ambiance malaisante assurée par l'OST
8/10
Gameplay :
Gameplay contre intuitif assez rebutant malheureusement
5/10
Scénario et histoire :
Le gros point fort du soft, et encore heureux pour un titre qui se veut avant tout narratif!
9/10
Durée de vie :
Un trentaine d'heures environ pour les 2 épisodes
8/10
Rapport qualité / prix :
Les amateurs d'expériences uniques seront ravis!
8/10
Coup de coeur :
Plutôt oui, l'immersion dans ce thriller est une expérience que je n'oublierai pas de si tôt!
7/10
Total : 7.4/10

 

Nous remercions Koch Media qui nous a fourni une copie de review du jeu

 

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