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[Test] Wreckfest sur Xbox - L'hymne à la destruction

[Test] Wreckfest sur Xbox - L'hymne à la destruction
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Wreckfest, littéralement “Le festival du saccage”, est un jeu de course dans lequel le joueur prend place à bord de véhicules modifiés pour le “Banger Racing”, discipline obligeant ceux-ci à être à la fois plus légers mais également plus robustes et sécurisés. Une seule règle : “Il n’y a pas de règles !”.

Tôle froissée, odeur de sans plomb et d’huile surchauffée, bruit de pétarade des échappements libres, explosion de schrapnell vous attendent vous, joueurs avides de sensations fortes ! Prêts à se mettre en cage et libérer les chevaux ? Enfilez votre meilleur casque et votre combi, ça va secouer !

Fiche technique :

  • Genre : Course, destruction
  • Développeur : Bugbear entertainment
  • Editeur : THQ Nordic
  • Français : Oui
  • Plateformes : Xbox One, Xbox Series, PS4, PS5, PC (steam)
  • Testé sur : Xbox One S
  • Prix : 29,99 €
  • Version : 2.0.0.5
  • Taille : 19,3 Go
  • Date de sortie : 26 août 2019
  • Disponibilité : Physique et Dématérialisé (actuellement inclus dans le Game Pass)

 

 

Next car game ?

“mais pourquoi ne l'ai-je pas testé avant ?” telle est la question que je me suis posée il y a quelques semaines. Après avoir longtemps suivi l’évolution de développement, hésité (trop occupé par mon backlog), attendu, attendu encore... J’ai écouté les recommandations émanant de nombreux amis et fini par acheter Wreckfest sur PC... puis j’ai remis le couvert sur Xbox, “emprunté” via le Game Pass, afin de défoncer des bouches en multi !

Comme une drogue, j’ai pris goût dès la première dose et vécu une certaine addiction pour ce titre qui, même si on va le voir, n’est pas dénué de tares, n’en demeure pas moins un titre que j’estime comme étant majeur... et je vais vous expliquer pourquoi dans ces quelques lignes chapitres.

limousine piégée dans une arène

Que la fête commence !

 

Avant la bagarre, on se prépare

Wreckfest propose un menu qui mêlera tradition et modernité, je m’explique. On retrouvera le charme désuet de ce qui se faisait dans le premier Flatout -du même développeur- avec un véhicule, cette fois-ci en bon état (pour l’instant), qui restera présent au second plan. La caméra effectuant une rotation autour de celui-ci à mesure que l’on navigue sur les différents onglets et tuiles.

menu principal

En haut à droite, un cartouche omniprésent nous indique notre niveau, notre expérience, le nombre de nos crédits ainsi qu'un petit surnom tout mignon.


Le premier onglet : “Jouer”, point d’entrée vers l’univers de la destruction, sera dédié au classique choix du mode de jeu : Carrière bien sûr, qui va nous occuper un certain temps, épreuve personnalisée afin de se faire son petit monde à la carte, multijoueur en ligne évidemment, et enfin tournoi. De quoi nous occuper longuement…

Le second onglet : “Garage”, est davantage dédié aux véhicules : choisir celui qui sera notre arme monture, un atelier d’améliorations, un atelier de personnalisation puis enfin les réglages (aux petits oignons) et la salle de vente alias “le marché” où l’on pourra se procurer de nouveaux joujous.

Enfin le troisième onglet : “Divers” vous plongera dans le paramétrage et la personnalisation du jeu et de son gameplay (et il y a de quoi faire !).

 

On démarre tranquille

La carrière solo de base (hors DLC donc) est décomposée en 5 gros chapitres qui contiennent à leur tour un sacré paquet d'événements et défis à réaliser.

chapitres

Ce pot de yaourt à trois pattes vous accompagnera dans certains défis (paix à son âme).


Pour débuter, nous commençons par des épreuves relativement courtes qui nous mettront à bord des tous premiers véhicules disponibles. Compacts, peu puissants, peu maniables (surtout cette horreur à trois roues), peu convaincants côté puissance et endurance.

en course

Neuve sortie d'usine ma Mustang ! Non, ma carrosserie n’est pas déjà tordue, c’est un drapeau peint…

 

Il ne faudra pas se décourager car peu de performances et de vitesse ne veut pas dire peu de fun. Ces premiers tours de roue à faible vitesse vous permettront de vous familiariser avec le gameplay du jeu, ses rouages, son IA, les tracés… puis viendra l’heure, si vous vous en êtes donné les moyens, de se rendre au marché, histoire d’en finir avec les petites cylindrées tournant sur trois pattes (pas que les roues donc).

marché

Pas si vite ! Inutile d’être trop gourmand dès le début, sans crédits point de salut !

 

C’est aussi via ces premières épreuves que vous aurez la chance immense de gagner des véhicules farfelus à mesure que vous remporterez des défis qui le sont tout autant. Courses de canapés (oui, oui…), mini tracteurs tondeuses à gazon contre une moissonneuse, une immense limousine contre des véhicules plus léger et rapides dans une arène… bref Wreckfest va tenter de vous changer les idées et rompre avec la course monotone.

Comme on le pressent, à mesure que nous débloquons les chapitres, montent crescendo la variété : des épreuves, des circuits, des véhicules disponibles; la longueur des manches et défis, la difficulté... mais également le fun !

 

Les tracés de la déroute

Le panel de circuits et environnements est assez éclectique. On retrouve des circuits “classiques”, avec du dénivelé, du plat, et parfois même des loopings et sauts, des circuits ou configurations “arènes”, des ovales à la Daytonaaaaaaa, des huits (vous savez comme dans Destruction Derby…), des croisements frontaux (imaginez une autoroute sans terre plein central :p)… il y en a pour tous les goûts et surtout pour les amateurs de danger et de collisions mortelles.

daytona

ROLLLLINNNNG STAAAAAARRRT

 

Les revêtements sont variés avec en gros 2 possibilités : sols meubles : terre, gravier, herbe, et de l’autre côté asphalte. Certains tracés mélangent les deux pour le plus grand plaisir des fans de physique bien gérée.

Les tracés sont parfois très urbains, rectilignes (Motorcity), avec des virages à angles et autre chicanes mortelles, d’autres sont plus axé bouillasse et campagne avec du slalom, des saut, des fossés, évitements d’obstacles improbables, nids de poules...

En ce qui concerne les abords, on trouvera pas mal de décorations inspirées des tournois de banger racing et des jeux de mots sur les marques publicitaires fictives comme “Freckwest” ou “DOG” à la place de “CAT” sur les engins de chantiers.

dog cat

Ça ne manque pas de détails. On est libre de “sortir” visiter… Attention, le DOG est aux abois.

 

Des circuits il y en a des tonnes, vraiment, certains se ressemblent pas mal entre eux, par l’environnement qui les entoure, d’autres dénotent vraiment du reste et deviendront rapidement vos favoris. A cette belle générosité s'ajoutent des variantes (comme les virus) qui permettront de profiter d’autres tracés à l’intérieur même de ces circuits là.

looping

Trackmania... avec collision, avec dégâts, avec bus...

 

Des véhicules bien connus

Les véhicules de Wreckfest sont eux aussi très nombreux et si on les observe bien… ont ressent comme un petit goût de déjà vu… non ?

Tous reprennent les traits de caisses mythiques connues mais ne sont pas sous licence officielle. A quoi bon ? Ils sont transformés jusqu’à la moelle et ne ressemblent plus vraiment à des voitures de série. Les noms sont souvent un hommage aux vrais, par exemple : El Matador pour la El Camino. Il y en a pour tous les goûts, couvrant essentiellement les années 60, 70, 80 et 90. On retrouve pêle-mêle de nombreuses représentantes des marques Volvo, Opel, BMW, Fiat, Ford, Buick, Honda, Dodge, Pontiac, Cadillac, Chevrolet, Jaguar, Toyota, Nissan, Austin et j’en passe !

chevrolet bel air hot shot

Une Chevrolet Bel Air flambante. Ne vous inquiétez pas, il y a aussi Christine (Plymouth Belvedere)...

 

volvo 240 break

Qui pilote en Volvo, vole haut. (Admirez les détails)

 

Tout ce beau monde est classé par pays, mode de propulsion et gabarits mais peut appartenir également à 3 classes bien distinctes : C (quasi de série, très peu puissants), B (améliorés), A (surboostés).

En fonction de sa classe de départ et des améliorations et pièces montées (surtout côté bloc moteur) un véhicule peut couvrir les 3 classes successivement avec la possibilité permanente de revenir à une configuration plus modeste.

Un indice de performance justement est directement collé à la lettre de la classe du véhicule, exemple : C103, B166, A237

cheminee

Ce n’est pas un échappement à ce stade c’est une double cheminée de… four à pizza ?

 

Certains véhicules deviennent disponibles à mesure que l’on avance dans la carrière et que l’on remporte des défis, d’autres seront à acheter contre crédits sonnants et trébuchants du côté du marché. S’ajoutent à cela des combos et machines vraiment loufoques : voiture superposée, canapé, mobil home, bus scolaires (sic!), limousine, poids lourds, moissonneuses batteuses...

Pour compléter un tableau déjà quasi idyllique, des DLC apporterons à cette collection de rêve encore plus de variété, on va en trouver des trucs très… “recherchés” : cabine de toilettes, auto tamponneuse, buggy télécommandé géant, voiture électrique pour enfant... parmi d’autres plus classiques.

choix de voitures loufoques

Sofa, tracteur, moissonneuse, Labo de meth ambulant, tout est bon pour se rentrer dedans.

 

Il est à noter que quelques épreuves imposent des contraintes piochées dans les caractéristiques et modèles évoqués ci-dessus et réduisent donc parfois à peau de chagrin les véhicules utilisables.

Je pense donc que vous avez saisi le but du jeu ? Remportez des défis et tournois, gagnez un max d’argent afin d’effectuer des améliorations, acheter de nouveaux véhicules, personnaliser un max, ce sera ça le nerf de la guerre ! Choisissez bien car ici ce n’est pas Forza, qui vous offre tellement de véhicules que vous ne savez pas quoi en faire ni même comment avoir assez de temps pour tous les tester. Il faudra soigneusement choisir, améliorer, débloquer et s’habituer à conduire une caisse (parfois imposée) sur de nombreux kilomètres.

 

Personnalisation… à mort

Si les améliorations de performance sont mises à l’honneur avec une continuité de ce qui se faisait dans Flatout, Wreckfest propose d’aller assez loin également du côté de la personnalisation visuelle : peintures, livrées, jantes, attributs de carrosserie, echappements, panneaux, objets additionnels, etc. Une fois encore, des DLC proposent de surenchérir avec plusieurs panoplies d’objets et décorations pour rendre votre caisse encore plus fantaisiste, euh, fantastique.

sharky amelioration

Si l’aileron déjà imposant ne suffit pas à garder votre bolide au sol, adoptez Sharky pour améliorer votre coefficient de pénétration.

 

Les éléments d’améliorations sont parfois uniquement visuels : Jantes, sorties d’échappement, ramasse poussière, ailerons, types de pneus… et ne semblent pas avoir plus d’impact que cela sur la conduite. C’est avant tout esthétique.

 

Gameplay et moteur physique convaincants

Le gameplay de Wreckfest mettra tout le monde d’accord, du débutant au joueur exigeant : aides, boite de vitesse auto ou manuelle, niveaux de difficulté des IA et surtout niveaux de dégâts… Il est tout à fait possible de faire de ce jeu quelque chose de plaisant pour tous les profils. “A la carte” comme on dit !

Si côté stand on a vu qu’il y a de quoi faire, côté course, on ressent vraiment les différences de comportement d’une voiture à l’autre, d’un gabarit à l’autre, d’une amélioration à l’autre, selon la longueur du châssis, la puissance, le grip, si une voiture est une propulsion ou une traction elle aura le comportement réaliste qui correspond.

p5

Drifter se fait tout naturellement dans Wreckfest. C’est un réel plaisir.

 

Si elles sont actives par défaut, il est tout à fait possible de supprimer chacune des aides proposées : ABS, ESP, TCS afin de vraiment profiter de tout le potentiel de votre monture. En découlera un comportement plus proche d’une simulation (tout en restant très sécurisant) : Les freinages appuyés vous font aller droit devant, l'écrasement de la pédale d’accélérateur fera partir le ou les trains par lesquels au sol doivent passer les chevaux, et enfin les glissades et angles de drift seront plus marqués si vous désactivez le contrôle de trajectoire.

réglages de difficulté

Allez, on désactive tout ! En mode Returnal (tu vas en chier !)

 

En parlant de sécurité… Ici, nous ne sommes pas dans Gran Turismo, les carrosseries ne restent pas intactes bien longtemps. Une fois la voiture endommagée, cela peut avoir un impact qui sera proportionnel à la violence des chocs que vous donnerez et recevrez. Tout dépend bien sûr du niveau de dégâts choisi : normal, fort ou encore réaliste. Dans ce dernier cas il sera recommandé d’être prudent, défensif mais également peu offensif, au risque de finir la course quelques secondes seulement après le départ (surtout dans les arènes !).

Pour vous aider, une mini carte des dommages du véhicule est affichée en permanence comme dans Destruction Derby et les premiers WRC. Elle est également accompagnée d’indicateurs qui peuvent virer au jaune, orange ou rouge. Et là ce n’est pas la carrosserie mais vos trains roulants, votre moteur, votre transmission… tout peut se dégrader fortement et réduire à néant des performances que vous avez pris le temps de peaufiner…. et cela s’entend !

parallelisme vrillé

J’suis bon pour un parallélisme !

 

Si la physique des véhicules est parmi les meilleures que j’ai pu tâter, la physique et la visualisation des dégâts l’est aussi… jusqu’à un certain point, car parfois la voiture est tellement amochée qu’elle ne devrait plus pouvoir se mouvoir ni même changer de cap (elle le fait encore mais plus difficilement). On se console en se disant que l’on n’a pas vraiment besoin d’atteindre le réalisme d’un Beam NG pour prendre son pied et que Wreckfest reste haut la main dans le top tier des jeux du genre.

 

Contrôle au doigt et à l’oeil

Malgré son aspect de “petit jeu fun”, Wreckfest se dote de toutes les ambitions des plus grands. Le support des volants à retour de force est bien là, pour de vrai, et propose un gameplay tout à fait travaillé pour ce type de périphériques. Il faudra bien entendu passer par la case réglages pour, à minima, réduire la puissance du retour de force qui pourrait vous décoller l'omoplate et briser quelques doigts au passage.

Du côté des manettes c’est également le sans faute avec de très nombreux réglages possibles (vraiment). Sans faute ou presque, le mapping des touches étant uniquement modifiable via des modèles prédéfinis et non pas au choix touche par touche comme sur la version PC, ce qui est un peu frustrant, ayant été obligé de faire défiler 9 configurations pour arriver à mon idéal (simplement inverser vitesse supérieure et frein à main…).

parametres

Enfin on notera que les vibrations sont très bien gérées, utilisent également les moteurs intégrés aux gâchettes et participent pleinement à l’immersion. Good job les gars !

 

Une IA..gressive

Aujourd’hui, encore plus qu’hier, L’IA est un aspect très important pour moi dans un jeu (et pas que pour la course !). Un titre qui se targuerait par exemple d’être taillé pour la “next-gen” et qui proposerait une IA indigne serait pour moi pire qu’une escroquerie (non je ne vise personne :p). C’est un pilier essentiel d’un bon jeu et on ne peut pas faire l’impasse dessus (côté FPS, goûtez à FEAR 1 et 2 qui datent de plus de 10 ans, vous m’en direz des nouvelles !)

Point de soucis à se faire du côté de Wreckfest puisque comme tout le reste du jeu, celle-ci est plutôt bonne, à condition bien entendu de la laisser s’exprimer pleinement. Le réglage de difficulté est LE levier qui va vous permettre de vous mesurer à quelque chose de consistant. Je ne vous conseille pas de pousser les réglages immédiatement à fond mais d’y songer à mesure que vous allez vous approprier le gameplay et ses recoins, afin que celle-ci puisse vous suivre et vous donner du fil à retordre.

truck

C’est d’autant plus valable quand les différences de gabarits sont parfois… disproportionnées

 

Ce qu’il ne faut pas oublier c’est que Wreckfest ce n’est pas vous contre 4 ou 5 véhicules, non. Ici on parle de courses à 24 ! On parle d’un nombre et d’une granularité qui font que l’on peut presque parler de mécanique des fluides quand la piste rectiligne et large se transforme en goulet d’étranglement à cause d’un passage étroit, d’un virage serré ou d’une chicane.

Plutôt que suivre le courant il faudra mettre à profit vos notions de faufilement, intérieur, extérieur, esquive, freinage de dernière minute etc afin de ne pas vous faire “emporter par la foule”.

rail

C’était le rail de trop...

 

Unitairement parlant, les IA ont chacune leur propre “caractère”, au point de retrouver pour un adversaire donné un comportement similaire, plus ou moins agressif, risque tout et violent, d’une course à l’autre.

Les adversaires ne sont pas posés sur un rail, c’est heureusement quelque chose qui de nos jours ne se fait quasi plus (quoi que..). Chacun emprunte une trajectoire différente selon la situation, fait des erreurs et ça ne semble pas être fait exprès ou juste lancé de manière aléatoire, c’est réellement en fonction de la “pression” qui leur est imposée : quand on talonne le premier par exemple et qu’on le pousse quelque part à la faute.

Pour renforcer un peu plus l’impression que l’on se bat possiblement contre des humains, les “bots” disposent de noms évocateurs avec une image de profil soigneusement choisie et raccord avec celui-ci.

critique

"Dégâts critiques", c'est généralement à ce moment que l'on calme nos ardeurs...

 

Les adversaires vont également vous servir à engranger des points supplémentaires et remporter des défis prédéfinis en fonction de ce que vous leur infligerez : les faire partir en sucette, asséner un choc, les faire déraper, provoquer un tête à queue, les détruire… (et en fonction du nombre de fois que vous le faites).

Cela va également dans l’autre sens. Lorsque l’un d’entre eux est particulièrement offensif envers vous et qu’il provoquera un gros choc ou une sortie de route, lui sera attribué le statut de rival. A vous ensuite de vous “occuper” de lui et gagner des points supplémentaires en le choquant de nouveau ou en l’emmenant au trépas…

hecatombe

Hécatombe : définition

 

En course, que ce soit course classique ou arène de démolition, chacun dispose d’une jauge de vie. En fonction du mode de jeu, de la difficulté et du réalisme des dégâts, celle-ci peut se vider très rapidement. Elle est placée au-dessus de chaque voiture et se rend plus visible à mesure que vous approchez.

Je rappelle l’importance de bien gérer ses trajectoire et ne pas perdre de temps en ralentissant trop sous peine de se faire foncer dedans et se faire expulser dans le décors… mais bon il est possible d’anti-jouer également (c’est même recommandé), en se servant des autres comme rampes pour prendre les virages à fond… sauf quand ils voient votre manège et tournent ou freinent pour que vous vous crashiez… (oui ils sont loin d’être cons… ^^)

IA

Aie les arbres !

 

Pour faire face il faudra adopter une stratégie qui pourra varier selon les courses, plutôt tank lourd et indestructible ou en mode woody woodpecker ultra rapide mais qui se brisera au moindre choc ? C’est là que la mise en place ou non des améliorations de blindage est capitale. Il est également possible d’aller encore plus loin et de régler chaque détail du véhicule : rapports de boite, fermeté des suspensions, différentiel plutôt ouvert ou fermé, répartition du freinage, etc.

boite

Par défaut c’est souvent bien réglé, à part la boîte automatique qui est extrêmement lente et parfois très mal étagée…

 

Le grand écart

Wreckfest propose une réalisation extrêmement solide pour un jeu qui doit savoir gérer une physique réaliste, de nombreux éléments de décors ainsi qu’un nombre d’adversaire plutôt hallucinant.

Ce sera un jeu que l’on jouera en 30 fps sur Xbox One S et X avec quelques rares et petits ralentissements quand le moteur physique est très sollicité : gros carambolages ou chargement de grosses portions de décors, essentiellement sur One S. Pour moi c’est un quasi miracle de voir qu’il tourne bien sur ce matos de presque 10 ans de conception ! C’est également un miracle que Wreckfest tourne sans compromis, surtout sur le nombre d’IA et la vastitude des environnements (appelez-moi Ségo).

ombres

Sans saucisse la puissance n’est rien ! Ombres, lumières, reflets, impression de vitesse... tous les ingrédients sont là

 

Sur Next-gen c’est mieux avec un très solide 60 FPS sur Xbox Series X par exemple et une image forcément plus détaillée. Enfin j’ai pu noter un très solide 60 FPS également sur PC portable milieu de gamme avec processeur Ryzen 4600H (en 720p réglage moyen, qui se trouve être un poil plus beau et détaillé que ce qui se fait sur One, pourtant en 1080p, elle...).

Les textures des véhicules et revêtements sont vraiment convaincants, tout comme les traces de pneus sur l'asphalte et les rainures dans les sols meubles. Les modèles de véhicules sont très détaillés, les décors farcis de détails, des pneus... beaucoup de pneus, des spectateurs, des engins de chantier, de la végétation et surtout des obstacles fixes mortels !

alternateur

Un mode photo, très libre et réussi est dispo dans le menu pause !

 

Fait plutôt rare, on n’a absolument pas de bugs au niveau de la physique, c’est sans accrocs… Normal, Bugbear a toujours été en avance sur son temps à ce niveau… à part en multi où les lags et désynchronisation perturbent gravement la physique par moment.

Wreckfest propose de nombreuses vues de qualité et jouables : derrière le véhicule, éloignée, très éloignée, pilote, pare choc, capot… Toutes les vues ou presque permettent une rotation à 360°…

vues

La vue pilote est très jouable mais rend difficile l’anticipation des poussettes par derrière ou sur les côtés.

 

Enfin un point noir sur Xbox One... les temps de chargement sont affreusement longs sur consoles à disques mécaniques à plateaux. Sans surprise, les chargements seront extrêmement courts sur Xbox Series puisque équipée de stockage SSD NVME proposant une bande passante de transfert gigantesque.

 

Ambiance sonore

Quelques petites notes douces de piano, nous voici dans le menu principal de Wreckfest, une ambiance calme et posée qui va rapidement se conformer à l’ambiance trash et destruction avec du bon rock bourrin et lyrique dès que l’on va se lancer réellement dans les challenges et la course !

Il n’y aura pas que les chanteurs, les moteurs sont également hurlants avec des sonorités un peu étranges pour le commun des mortels, pas vraiment rauques comme on pourrait s’y attendre non, semblable à des moteurs de Formules 1 récentes avec cette sonorité caractéristique de “tondeuse à gazon” comme je le dis souvent avec affection. En cause ? Très certainement le fait que les “lignes” d'échappement, quand elles ne finissent pas à 50 cm du collecteur, ne contiennent ni chicanes, ni intermédiaires, ni silencieux, oh non... échappement libre !

L’ambiance est là, avec des bruitages de tôle froissée omniprésents (tu m’étonnes) plutôt variés et raccords avec ce qu’il se passe à l’écran. Les titres sont extrêmement bien choisis, mélangeant electro et rock avec brio. Plus entraînant tu ne peux pas… à condition d’aimer le genre bien sûr.

 

Le multi : légitime défonce !

S’il y a un mode de jeu que je boudais il y a encore quelques années et que je trouve indispensable, surtout dans Wreckfest c’est bien le multijoueur en ligne !

C’est simplement le meilleur moyen de s’éclater (dans tous les sens du terme) avec ses amis (et s’en faire des ennemis). J’ai pu participer à de très nombreuses courses dantesques avec les amis “racing” que je connais sur Twitter. Des moments mémorables où je n’ai pu arrêter de pleurer de rire, tellement les situations et dialogues associés dans le chat étaient énormes. Le multi a litérallement décuplé l'intérêt du jeu et même provoqué chez certains l'envie d'aller plus loins dans la carrière après des débuts mi-figue mi-raisin.

multi

Je crois que les roues me disent merde là

 

Si le multi est excellent, il mériterait un enrobage de meilleure qualité avec un choix de circuits et déclinaisons qui ne soit pas réduit à sa plus simple expression et mélangé aux règles du jeu. Pourquoi ne pas avoir repris les interfaces du mode “courses à la carte” et ne pas proposer de miniatures ou de maps pour choisir plus aisément... ou simplement arriver à se repérer. Difficile donc sans le wiki Wreckfest de faire un choix en connaissance de cause.

Nous avons également à plusieurs reprises subi des problèmes de connexion avec les serveurs, lags et décalages physiques même quand tout le monde est fibré ou en vdsl2. Amenant des étrangetés comme des véhicules passant à travers le décor (loopings) ou roulant dans une position incongrue (décalage de physique).

bugs

Des bugs qui nous poursuivent jusque dans le menu de sélection de véhicules.

 

On notera également des chargements (longs), déclenchés dès que l’hôte choisit un nouveau circuit, interrompant les personnes qui sont en train de sélectionner de véhicule ou simplement en train de l’améliorer. Le nombre de bots et humains pouvant rejoindre la partie semble complètement aléatoire et doit dépendre de facteurs qui nous ont échappé (charge serveur ? console de l’hôte ? état du réseau ?).

bots

Les multi 100% humains sont quand même d’un autre niveau de fun !

 

Plus c’est long moins c’est bon

La carrière contient 5 grands chapitres avec à l’intérieur de nombreux championnats, elle propose un nombre imposant de niveaux, véhicules et versions différentes de chaque circuit.

L’avancée dans les championnats propose de nouveaux défis comportant toujours plus de course, toujours plus plus longues, ce qui impliquera de votre part une meilleure régularité, éviter de bourinner et foncer dans le tas, au risque de finir éventré au 3ème tour sur… 12.

Les modes de jeu et types d’épreuves sont variés mais la carrière traîne en longueur, surtout vers la fin.

auto tamoneuses

Lui il s’est fait traîner tout court...

 

Les défis quotidiens, hebdomadaires et spéciaux ajoutent une grosse couche de durée de vie pour qui veut s’y frotter afin de gagner en réputation (“fame”) et dégotter des livrées, décorations et véhicules inédits. Cela permet également de vous comparer au reste du monde avec une position dans le classement global pour chaque épreuve.

fame

Les points de gloire rendent accessible pas mal de petites choses intéressantes. De quoi motiver un minimum.

 

2 saisons sont disponibles via 2 DLC ou dans la “Complete edition”, afin de rajouter énormément de contenu supplémentaire. Je n’ai testé que la version de base et je peux dire que ces DLC sont vraiment optionnels pour profiter pleinement du jeu qui propose vraiment de quoi faire pendant un bon moment.

canapé

Un canapé sacrément overclocké

 

Un Flatout frileux ?

Wreckfest est-il la suite de Flatout ? La réponse est "oui et non".

Après deux épisodes majeurs qui ont montré qu'un jeu de course pouvait être bon et à la fois décallé tout en mettant à profit une physique hors pair, Bugbear a laissé son bébé à d'autres studios par manque de temps, s'en sont suivi des années d'èrement de la licence qui a vécu des heures sombres, très sombres...

Le retour du fils prodigue n'a jamais eu lieu et à la place nous avons eu son frère, Wreckfest. Si le lien de parenté semble évident, saute aux yeux et aux doigts immédiatement, Wreckfest se crée sa propre identité en reprenant les bases de feu son frère Flatout, tout en allant slalomer sur les pistes de Destruction Derby et Dirt Showdown. On est sur de la course et de la destruction, et on oublie donc le volet jeu de quilles ou de saut en hauteur. Adieu boost nitro qu'il fallait inlassablement recharger à coup de dégommage de décors et de dentiers, et adieu également aux épreuves d'éjection (voire éjaculation) de pilotes qui avaient défrayé la chronique !

Le délire est tout de même présent avec des pilotes toujours autant mis à mal mais cette fois-ci sans la mise en scène digne d’un cirque à grand spectacle. Les véhicules louphoques ultra personnalisables et circuits "aériens" sont la marque de fabrique d'une nouvelle saga qui rejoint ce qui se fait déjà chez la concurrence en y peaufinant plusieurs composantes qui pour moi font mouche : Un moteur physique béton, un excellent gameplay, une gestion physique et visuelle des dégâts aux petits oignons et surtout une IA qui a le mérite de se montrer plutôt coriace et intelligente quand on lui en laisse la possibilité.

J'ai passé un excellent moment dans Wreckfest, j'ai adoré le solo, dévoré le multi, acheté de nombreux véhicules, personnalisé un max, gagné de nombreuses fois, perdu de nombreuses dents également, recommencé des tas de courses, sans jamais me lasser ou presque. Mon seul regret sera certainement que les derniers chapitres ne sont que bis repetita de ce que l'on a déjà vu, saupoudré de seulement quelques défis qui sortent du commun. La longueur et l'ennui on failli l'emporter à coup de courses de 12 tours et je pense que la carrière s'est arrêté au bon moment avant que la lassitude me fasse ranger définitivement le titre.

Le multi est certainement l'aspect qui m'a le plus plu, un jeu convivial et à pleurer de rire à plusieurs, là où il en devient mécanique et répétitif en solo. J'ai certainement passé autant voire plus de temps dans ce mode ainsi que dans les tournois que dans la carrière seule, c'est dire si l'addiction était là !

Bref vous l'aurez compris, malgré quelques imperfections, Wreckfest est pour moi une valeur sûre, qui comme tout jeu risque de ne pas forcément toucher tout le monde de la même façon mais vaut vraiment le coup d'être essayé (merci les semaines de Game Pass très abordables ;)).

 

fin

Même “terminé”, on n’a qu’une envie, y retourner, débloquer tous les bonus et points

 

Verdict :

Les +

  • Physique et dégâts réalistes
  • Véhicules variés, parfois complètement loufoques
  • système d’upgrade complet
  • personnalisation, objets déco et peintures (livrées)
  • IA très agressive et revancharde
  • Nombreux modes de jeux
  • Beaucoup de lieux/circuits/arènes et configurations
  • Rendu graphique très bon

Les -

  • Pas de conditions météo (à part un ciel grisâtre parfois)
  • Multijoueur perfectible
  • Temps de chargement
  • Ralentissements (assez rares heureusement, sur One S principalement)
  • Pas de multi en écran splitté
  • Carrière qui traîne trop en longueur

On aurait aimé :

Des personnages à incarner ?, Du nitro boost ?, Un multi un peu plus résilient

Dans le même genre :

Destruction Derby, Flatout, Dirt Showdown, Carmageddon Max Damage, Racedriver Grid, Trackmania

Graphismes :
Que ce soit dans les menus ou en jeu, Wreckfest se concentre sur la sublimation des véhicules et des crashs. C'est beau, c'est fluide, les décors font preuve d'une belle inventivité mais sont également un peu plus dépouillés.
8/10
Musique et sons :
L'ambiance sonore est excellente avec des bruits de pétarades et de ferraille qui souffre. On remarque l'absence du public et d'un commentateur qui auraient pu relever un peu plus celle-ci. A la place on a droit à des morceaux très dynamiques et qui restent bien en tête, pour peu que l'on aime !
7/10
Gameplay :
Un gameplay qui s'ouvrira à tous, du débutant qui ne veut pas se prendre la tête à l'expert du drift qui veut gérer chaque aspect de la physique de son véhicule. Tout est réglable pour que chacun puisse y trouver du plaisir.
9/10
Scénario et histoire :
S'il n'y a pas d'histoire ou de scénarisation à proprement parler, l'enrobage du jeu est plutôt bon, la thématique est bien ressentie et le cheminement dans la carrière bien accompagné. Il manque juste des personnages que l'on peu voir et identifier, à la place des visages (FlatOut 2) on a juste droit à des avatars.
6/10
Durée de vie :
Très correcte pour la carrière solo (une vingtaine d'heure selon la difficulté et les aides), sera décuplée si vous devenez adepte comme moi de son mode multi (plus de 40h pour ma part). Seul bémol pour moi, l'aspect redondant et répétitif de la carrière sur la fin (alors qu'il est tout à fait possible de se faire des épreuves personnalisées de dingue !)
7/10
Rapport qualité / prix :
Une trentaine d'euros (en physique et démat) pour un titre de cette qualité, c'est vraiment le bon prix, vous ne pouvez pas être perdant. Et si vous êtes peu assuré, empruntez le sur le Game Pass ;)
9/10
Coup de coeur :
Dois je vraiment détailler ?
10/10
Total : 8/10

 

Test effectué sur un jeu acheté par la rédaction (PC) et loué sur le Game Pass (Xbox)

 

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