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[Test] Baldurs Gate 3

[Test] Baldurs Gate 3
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Larian Studios - PC / PlayStation 4 / PlayStation 5 / Xbox One / Xbox Series - 120 Go - Sous-titres et interfaces en français

L'avis d'Imrage

Bien le bonjour cher lecteur. J’aurais vraiment aimé pouvoir sortir ce test plus tôt, malheureusement, ce jeu est long, malheureusement, j’ai une vie très chargée à côté, et plein d’autres facteurs m’ont empêché d’écrire ces lignes plus tôt. Un peu à l’image de mon précédent “test” de Diablo IV, il s’agira ici d’un billet d’humeur plutôt qu’un test en bonne et due forme. Loin de moi l’idée de vouloir faire plus journaliste que les journalistes (ce que je ne suis pas), mais il me semble assez nécessaire de mettre les points sur les “i” concernant Baldur's Gate 3 et peut-être un peu sur le traitement journalistique de celui-ci. Rentrons dans le vif du sujet.

Baldur's Gate 3 est un jeu que nous autres, fans de RPG espérions depuis de nombreuses années. Si vous êtes, comme moi, un passionné de ce genre, vous n’êtes pas sans savoir que le projet aurait pu voir le jour bien avant que Larian obtienne la licence. Baldur’s Gate 3 est à la fois une arlésienne et une madeleine de proust.

Compte tenu de la montée en puissance de Larian (à juste titre), il semblait assez évident que le studio avait les épaules, l’expérience et le moteur pour développer ce tant attendu épisode.

 

Contexte

Pour résumer rapidement l’histoire de Baldur’s Gate 3, il n’est plus ici question d’une crise liée aux rejetons de Baal, mais plutôt d’une invasion Illithide (une des nombreuses races de l’univers D&D), d’un culte d’une divinité nouvelle (l’Absolue), et surtout, d’une larve fichue dans le cerveau de votre héro, qui menace à tout instant de vous transformer en poulpe humanoïde. C’est donc tout naturellement que vous devrez venir à bout (ou pas) de ces différents périples, et tenter de démêler l’inqualifiable sac de nœuds dans lequel vous vous êtes fourré..

Scénaristiquement, certains reprocheront au jeu de ne pas faire de lien avec les deux précédents épisodes. Si ça peut les rassurer, le jeu s’ouvre littéralement sur un menu avec en fond la porte de Baldur et un temple de Baal. Les liens avec l’histoire des deux premiers épisodes existent bien, et il ne tient qu’à vous de les découvrir.

barbare

J’ai arrêté mon choix de personnage sur un Barbare Tieffelin. Admirez la qualité graphique, du jamais vu sur ce type de jeu.

 

3 actes pour convaincre

Baldur's Gate 3 est probablement un jeu assez particulier dans l’industrie du jeu vidéo. Il s’agit bel et bien d’un triple A, et, fait relativement rare pour ce type de jeu, il a été distribué sous forme d’accès anticipé très tôt dans son développement. Pendant plusieurs années, les joueurs ont eu accès à l’acte 1 du jeu, ainsi qu’à une grande partie de ses features. Autant dire que les joueurs (dont moi) ont poncé dans tous les sens l’intégralité de ce chapitre, qui mine de rien pouvait vous entraîner sur plusieurs dizaines d’heures de jeu.
Larian a plutôt été à l’écoute des joueurs pendant cette phase d’accès anticipé et a ainsi pu travailler bien des aspects du jeu (mécaniques, gameplay, scénario etc…), ce qui leur a permis de réaliser un premier acte impeccable, à tous les niveaux.
Pour la version gold, c'est-à-dire le jeu tel qu’il est sorti, et passé une bonne trentaine d’heures, on se retrouve donc plongé dans l’acte 2, non sans être passé par une zone souterraine qui n’était pas présente pendant l’accès anticipé - une bonne surprise.

Cet acte 2, que j’ai personnellement trouvé excellent, divise néanmoins les joueurs. La zone, couverte d’une brume maudite offre moins de diversité dans ses décors, les biomes sont moins marqués, et met les joueurs, en tout cas sur les premières heures dans une situation de pression constante, puisque ces derniers doivent trouver un moyen de gérer la brume, au départ à l’aide d’une simple torche, puis plus tard, par d’autres moyens, plus efficaces. L’acte 2 est relativement long (mais le plus court des 3 actes du jeu), il commence tout doucement, puis se conclut sur un climax très intéressant, toujours de mon point de vue.

rencontre originale

Un acte 2 qui vous proposera d’ailleurs de résoudre certaines rencontres de façon très originale.

 

Puis vient l’acte 3, qui se déroule intégralement au sein de la cité de la Porte de Baldur. Je dois vous avouer que pendant les 2 premiers actes, j’étais tout excité à l’idée de découvrir la grande ville légendaire sublimée par un moteur de jeu moderne.

Paradoxalement, les jeux dont une portion se déroule en milieu urbain en viennent vite à m’ennuyer. Le même type d’ennui que l’on ressent sur des jeux vidéo proposant des niveaux aquatiques.
Je n’aime pas être enfermé, j’aime les grands espaces, la profusion de NPC m’ennuie terriblement, et comme j’ai peur de rater quelque chose, je parle à tout le monde, je visite chaque maison, chaque ruelle, chaque recoin sombre. Au point d’en avoir des nausées.

acte 3

L’arrivée à la Porte de Baldur, un grand moment…sur le papier.

 

Parfois, certains jeux offrent un bon level design, des quêtes qui vous sortent de la ville, des personnages qui apportent de la vie…un habile mélange qui ici ne fait pas tout à fait mouche. La ville est immense, les NPC qui la peuplent n’ont pas de routine de vie (puisqu’il n’y a pas de cycle jour/nuit), et n’ont pas grand chose à raconter.
La majorité des quêtes annexes sont anecdotiques et ne sont là que pour tirer artificiellement la durée de vie de cet acte 3. On notera qu’en l’état, j’ai très vite atteint le niveau 12 (maximal), largement avant la fin du jeu, ce qui m’a empêché, en plus de faire évoluer mon personnage sur la fin de cet acte. Je parle ici de plusieurs dizaines d’heures de jeu sans évolution autre que celles fournies par l’équipement..

Mais je ne vous ai pas parlé du pire : la technique. Rarement, dans un jeu vidéo, je n’ai été confronté à un tel effondrement technique. Et je pèse mes mots !
L’acte 1 et l’acte 2 étaient presque irréprochables. L’acte 3 est une purge. Les FPS se sont effondrées, incapables même d’être stables. Un input lag se manifeste même par endroits, les temps de chargements sont devenus ignobles (déjà assez longs par défaut). La faute au nombre hallucinant de NPC (qui pourtant, comme je l’ai dit, n'ont pas de routine) présents dans la ville, à sa taille, et certainement aussi, au poids grandissant des fichiers de sauvegarde (une mise à jour a pourtant travaillé sur ce point).

actes 1 et 2

En tout cas, plus resplendissante que l’acte 3.

 

Autant vous dire que l’expérience globale de ce troisième acte est réellement gâchée par tous ces facteurs. C’est dommage, car dans l’ensemble, la ville est très belle, certaines zones sont assez bien construites et plus inspirées que d’autres. Et c’est encore plus dommage car sur le fond même du jeu, l’histoire offre une belle évolution : les conclusions des histoires personnelles de vos compagnons sont satisfaisantes, et les décisions importantes que vous allez devoir prendre pour arriver à la conclusion du jeu sont capitales et poignantes, pour la plupart.

Puisque l’on parle de la conclusion du jeu, je tenais à faire part de ma frustration vis à vis de cette dernière. Disons que la fin que j’ai eue (mais après quelques vérifications, je peux vous dire que tout le monde est logé à la même enseigne) m’a laissé un sentiment de frustration et de forte déception. Pour faire simple, je suis venu à bout de toutes les menaces, j’ai terminé les quêtes personnelles de tous les membres de mon groupe. On va dire que j’ai une des “meilleures” fins possibles. La conclusion du jeu (saupoudrée de bugs graphiques, des lags, et du popping incessant pendant les saynètes ) ne projettent pas l’action au-delà des 5 minutes qui suivent la résolution de l’aventure. Ce que je veux dire, c’est que généralement, lorsque l’on termine un livre, un jeu, ou un film, on voit comment devient le monde suite aux actions des personnages principaux. Et la projection se fait sur des jours, des semaines, des mois ou des années. Et bien dans Baldur’s Gate 3, il n’en est rien. On voit ce qu’il se passe 5 minutes après avoir défait la dernière menace, et puis c’est terminé. Larian est probablement partisan du voyage qui importe plus que la destination, mais je dois avouer qu’après 130h de jeu, c’est un peu frustrant de ne pas voir les conséquences à plus ou moins long terme de tout ce que l’on a fait. C’est encore plus valable quand on sait le nombre de choix que l’on a pu faire tout au long du jeu.

 

Un tacle à la gorge

Viens un problème majeur, lié à l’industrie du jeu vidéo au sens large, et à la confiance que l’on doit accorder aux influenceurs et à la presse mainstream en général. Nous autres péons, avons tous été trompés. Voyez par vous même.

Metacritic : 96/100. Destructoid : 100 ; MMORPG.com 100 ; Gamereactor UK : 100 ; IGN 100 ; Hardcore Gamer 100 ; PCMag : 100 ; Edge Magazine : 100 etc.

La France n’est pas en reste : JV.com 19/20 ; Gamekult : 9/10 ; IGN France 10/10 etc…

Sans compter nos amis influenceurs qui ont surfé allègrement sur la vague de clés offertes par Larian, ne tarissant pas d’éloges à propos du jeu, avant de passer, comme d’habitude à la trend suivante sans même venir à bout du jeu. Sympa de ne montrer que la partie la plus propre du jeu.

karlach

Karlach qui mérite tous les câlins du monde, contrairement à ces journalopes.

 

Je vous le garantis, ceux qui ont mis plus de 90% à ce jeu ne sont pas venus à bout de Baldur’s Gate 3 et ont donc donné une note totalement biaisée. Comment peut-on donner 100% à un jeu qui présente de tels problèmes techniques ? La réponse est simple. Un journaliste ne peut tout simplement pas terminer un jeu qui dure 130h pour émettre un avis avant sa sortie.

 

Il y a quand même du (très) bon

Voilà, maintenant que j’ai pu parler de ce qui n’allait pas, il faut tout de même admettre que Baldur’s Gate 3 aurait pu réellement mériter ses notes.

Globalement, l’histoire de Baldur's Gate 3 est tout bonnement excellente. Le jeu est réellement l’apogée de plusieurs décennies de cRPG, tant les possibilités d’aborder l’aventure sont nombreuses. La variété de races et de classes sont hallucinantes, et chacun trouvera son bonheur dans son propre style de jeu. Les ramifications dans l’histoire, les choix que vous pourrez faire, bons ou mauvais vous garantissent une expérience unique dans son déroulement. Les compagnons sont tous très bien écrits, leurs histoires personnelles, bien que systématiquement “tragiques” au moment de leur rencontre, sont touchantes, et la façon de les résoudre très nombreuses et globalement satisfaisantes.

Même Wyll, qui au début du jeu (et même jusqu’à très tard dans l’aventure), me semblait posséder le charisme d’une moule asthmatique se révèle finalement plus complexe qu’il n’y paraît, et la conclusion de son histoire (en tout cas, telle que je l’ai vécue) m’a déchiré le coeur.

Le jeu est vraiment très beau, les décors foisonnent de détails, les animations et les effets de particules sont de très haut niveau ! C’est un presque sans fautes, vraiment.

inventaire

Il faut quand même reconnaître que la gestion de l’inventaire est un problème que peu de jeux arrivent à résoudre. Baldur’s Gate 3, même s' il a tenté 2 ou 3 choses soufre de ce problème..

 

BG3 se paye aussi le luxe de nous offrir des cinématiques très belles avec une mise en scène satisfaisante, qui va au-delà de tout ce que les cRPG’s de ce type pouvaient nous offrir jusqu’ici. Dommage que le jeu ne soit pas capable de tenir un framerate constant et satisfaisant dans sa dernière partie, qui en passant dure plus longtemps que les actes 1 et 2 réunis, pour vous dire à quel point c’est long et douloureux.
N’oublions pas non plus tout l’aspect sonore du jeu. Les doublages déjà sont probablement les meilleurs que j’ai pu entendre depuis fort longtemps. Les acteurs donnent réellement de leur personne pour insuffler de la vie, et dévoilent des trésors d’acting qui tutoient les étoiles. Mention spéciale à la narratrice, Amélia Tyler qui offre une performance vocale à la limite de l’ASMR. Les bruitages sont aussi totalement satisfaisants : les impacts des armes, les sons environnementaux, les effets sonores des sorts et autres capacités. Simplement parfait.
Musicalement, c’est aussi ici un sans faute. L’OST est excellente, la diversité des morceaux est hallucinante et totalement en accord avec les musiques des précédents épisodes de la série. Certaines sont inoubliables, tout simplement. Impossible de ne pas citer le thème principal, qui est génial (et qui propose même certaines variations en cours d’aventure), ou encore une des musiques que l’on ne peut entendre qu’une seule fois dans le jeu, durant un combat très particulier, contre un certain être démoniaque. Musique digne d’une comédie d’horreur à la Rocky Horror Picture Show (je ne pensais vraiment pas citer ce film un jour dans mon activité de rédacteur pour Chromabox). Ceux qui l’ont entendue comprendront de quoi je parle.

Le gameplay, et plus particulièrement le système de combat est aussi une petite merveille, dans la droite lignée des productions récentes de Larian. Le sacro-saint système de combat en temps réel avec pause active a laissé la place à un système au tour par tour, plus tactique agrémenté des petits systèmes propres à Larian (effets environnementaux, les actions contextuelles etc.). Si vous avez joué à la série Divinity Original Sin, vous saurez de quoi je parle.

Globalement donc, ce qui différencie BG3 des autres cRPG, récents et moins récents, c’est la production value, qui est tout bonnement excellente. Tous ces éléments font de Baldur’s Gate 3 un très grand jeu, entaché malheureusement par les trop importantes lacunes techniques. On verra ce que proposera la probable version “Enhanced” du jeu.

Benji

Benji pue le fromage et les fientes de pigeon.

 

Conclusion

Oui, je suis partagé. Baldur’s Gate 3 est un excellent jeu, l’un des meilleurs dans son genre. Cependant, sa grandiloquence l’éloigne parfois de ce qui fait l’essentiel de ce type de jeu. De trop nombreuses choses sont passées à la trappe (le système de météo, le cycle jour / nuit, le sentiment de surprise en général…). Sans parler, évidemment, de cette technique qui globalement s’effondre tout au long du jeu, son plus gros problème à l’heure où j’écris ces lignes.

 

- - -

 

L’avis de Spangle, Baldur's Deck

Bonjour cher lecteur, je me permet d'intervenir ici pour apporter quelques éclairages complémentaires ainsi que ressenti personnel sur Baldur's Gate 3.

mise en scène

Un des énormes points forts du jeu : sa mise en scène abusant de plans cinématographiques.

 

L’interface manette

J’ai joué à Baldur’s Gate 3 sur Steamdeck 80% de mon temps de jeu, et si les premières heures de jeu sont relativement agréables du fait qu’on l’on ai peu de pouvoirs différents (j’ai joué un occultiste) et peu de parchemins et autres objets, les choses se compliquent rapidement avec l’augmentation drastiques des possibilités offertes lorsque l’on prend des niveaux et que l’on remplit son inventaire.

inventaire

L’inventaire est une plaie, le gérer à la manette devient un véritable enfer. Heureusement la comparaison d’objets est plutôt pratique et lisible.

 

Mon premier conseil sera de ranger votre inventaire dès le début du jeu pour ne pas vous laisser déborder. Pour ceux qui ont joué aux précédentes productions du Studio, on retrouve exactement la même structure qui multiplie les menus radiaux (NB Imrage : pas de menus radiaux en clavier/souris). Si lors de la sortie, il était impossible de les réorganiser, divers patchs sont venus corriger ce problème et les développeurs ont su être à l’écoute et faire quelques changements dans l’interface pour que tout soit plus accessible.

roues

Sélectionner la moindre action va vite devenir une corvée et la multiplication de menus radiaux frise parfois le ridicule !

 

Jouable, c’est le mot à retenir. L’expérience manette reste plus laborieuse que le classique combo clavier/souris qui permet souvent en 2 clics maximum de faire la majorité des actions. Les règles D&D étant plus complexes que celles de Divinity, avoir gardé la même interface me semble être une solution de facilité, au détriment de l’ergonomie. On passe énormément de temps dans l’interface, et plus on joue, plus on constate ces lourdeurs qui se font pesantes et qu'on verrait bien appartenir au passé.

 

Une déception à la hauteur de mon attente

rendu flatteur

Même sur Steamdeck, il est possible d’avoir un rendu plutôt flatteur, au moins le temps du premier acte…

 

Fallout, Baldur’s Gate, Planescape Torment, Arcanum, tous ces Rpg sont sortis fin 90, début 2000 et ont tous été la cause d’innombrables nuits blanches durant mon adolescence. Dire que j’attendais un nouveau Baldur’s Gate est un euphémisme. Je le redoutais tout autant, par peur d’être déçu. Les premiers BG étaient basés sur les règles officielles D&D en les rendant un peu plus dynamiques avec la pause active, un système qui n’était pas dénué de défauts et qui finalement cassait presque plus le rythme des combats que le vrai tour par tour utilisé pour ce 3ème épisode. Et quoi de plus normal que ce système pour adapter un RPG papier? Le choix de Larian me semble plus approprié que celui fait par Black Isle à l’époque.

Le problème que j’ai avec ce BG3 concernant les combats, c’est que l’on comprend vite qu’en abusant de l’environnement, on bacle tous les combats et ils finissent tous par se ressembler (NB Imrage : je n’ai pas ressenti cela personnellement, c’est un débat sur lequel nous ne sommes pas d’accord avec Spangle :) )

Il faudra donc faire l’effort de ne pas abuser des barils explosifs, ou de ne pas systématiquement pousser dans le vide nos adversaires sous peine de rouler sur le jeu, sauf de rares cas de pics de difficulté totalement ridicules. Il y a deux autres choix que je trouve incompréhensibles : l’absence de météo, ou de cycle jour/nuit, qui auraient pu influencer les combats entre autres. Je rappelle qu’ils étaient présents dans les jeux sortis en 1998 !

amis

J’ai eu quelques difficultés à me faire des amis.

 

Mais ma plus grande déception vient surtout de l’aventure en elle-même… J’ai décidé d’incarner un Occultiste égocentrique et égoïste qui ne pense qu’à ses intérêts et à son profit. Logiquement beaucoup de mes compagnons m’ont abandonné, ou ont tenté de me tuer. Et dans le cadre de ces tentatives, les autres personnages en viennent à me défendre, pour retourner vaquer à leurs occupations comme si de rien n’était.

Si les 2 premiers épisodes nous faisaient voir du pays et nous plongeaient dans des ambiances très différentes, ce 3ème opus est finalement très monocorde. Les ambiances des auberges m’ont cruellement manqué.

Techniquement j’ai eu de gros bugs dès l’acte 1, et j’ai dû reprendre une sauvegarde antérieure car le jeu refusait de quitter le mode tour par tour. À l'acte 2 j’ai subi d’énormes ralentissement sur le Steamdeck, le jeu devenant presque injouable. J’ai décidé de continuer l’aventure sur pc, malheureusement, mon aventure s'est achevée peu de temps après lorsque mes sauvegardes ont finies par ne plus être reconnues par le jeu !

Vous l’aurez compris, après plus de 60h de jeu, j’ai dû me résoudre à abandonner. L’acte 1 était vraiment excellent, le début de l’acte 2 est poussif, visiblement ça s’améliore par la suite mais je n’ai pas eu la chance de le constater. (NB Imrage : en même temps t’es un aimant à bugs)

UPDATE : Je ne sais pas quelle mise à jour à résolu mon problème de sauvegardes mais il semble que je vais pouvoir reprendre l’aventure!

mimic

Que serait un RPG sans ses Mimics?

 

Un espoir malgré tout

Comme mon confrère [NB Dimeao : ah ouais carrément confrère, ça va tranquille les "journalistes" de Twitter ?], les notes de la presse me laissent perplexe tant mon expérience fût différente de tout ce que j’ai pu lire ! Larian a déjà sorti plusieurs grosses mises à jour, et le studio étant habitué aux versions “Enhanced”, j’ai l’espoir de pouvoir revenir sur ce jeu dans quelques années et en profiter pleinement, en l’état, je reste déçu de ne pas avoir fini mon aventure.

Je ne peux m’empêcher de penser que les finances ont manqué pour cet énorme projet, que le jeu est sorti beaucoup trop tôt comme beaucoup de productions récentes. Le succès commercial laisse penser que le studio fera le nécessaire pour corriger les plus gros problèmes.
Je conseille donc à ceux qui n’ont pas franchi le pas de l’achat d’attendre et profiter du jeu dans de bien meilleures conditions.

La vraie bonne nouvelle c’est que les ventes ont certainement prouvé aux éditeurs frileux pour soutenir les RPG “de niche”, que le public existe encore, ce qui pourrait nous amener à voir plus de jeux du genre dans les années à venir.

optimisme

Si le jeu est capable de vous indiquer quand un combat semble perdu d’avance, Larian a fait preuve d’un excès d’optimisme en avançant la date de sortie de son jeu.

 

Verdict global :

Les +

  • Les personnages plutôt attachants et assez bien écrits (même Wyll)
  • Plutôt très joli
  • Le système de combats, jamais lassant
  • L’histoire principale
  • La diversité de classes / sous-classes proposées
  • L’acte 1 et 2
  • Le très bon suivi de Larian dans les premières semaines (c’est la moindre des choses, mais tous les studios de dev ne sont pas autant impliqués)
  • La narratrice
  • Les doublages
  • Les musiques

Les -

  • La technique à la ramasse, surtout à l’acte 3
  • L’acte 3
  • La maladie du jeu vidéo depuis bien trop longtemps : le fait de devoir toujours tout fouiller, en permanence.
  • Les fins du jeu, en général, assez décevantes ne se projettent pas assez loin dans le temps.

On aurait aimé :

Un autre acte 3, ce qui aurait pu régler bien des problèmes du jeu. Ou à minima, un acte 3 plus stable techniquement.

Dans le même genre :

Baldurs Gate 1 et 2, Tyranny, Pathfinder…

Les yeux
Le jeu est évidemment très beau, mais incontestablement, il souffre de graves lacunes techniques à l’acte 3, qui impactent grandement le framerate du jeu.
6/10
Les oreilles
Dans l’ensemble, le sound design ainsi que les musiques frôlent la perfection.
9/10
Les mains
Prise en main facile, mais toujours des problèmes d’ergonomie dans les menus, dans l’inventaire, voire même dans la barre d’action.
6/10
La plume
Si on s’en tient purement et simplement à l’histoire de base, je trouve que c’est très bien. Mais Larian a commis une énorme erreur avec cet acte 3 qui vient diluer toute l’histoire dans un foutoir de citadin de ses morts.
5/10
La patience
C’est trop long, à cause de ce foutu acte 3. J’aurais pu encaisser une durée de vie aussi longue si ce troisième acte était aussi fluide que les deux premiers.
5/10
Le porte monnaie
Pour peu que vous soyez le type de joueur capable d’encaisser une telle durée de vie, il est indéniable que vous en aurez pour votre argent.
8/10
Le coeur
Si comme les principaux sites de jeux vidéo j’avais fait mon test en m’étant arrêté à l’acte 1 ou à l’acte 2, j’aurais hurlé au GOTY. Mais l’acte 3 a réellement plombé mon expérience, au point d’en penser beaucoup de mal. Avec une déception finale sur la fin qui m’a été servie.
6/10
Total : 6.4/10

 

Fiche technique :

  • Genres : Computer RPG
  • Développeur : Larian Studios
  • Editeur : Larian Studios
  • Français : menus, sous-titres, voix
  • Plateformes : PC, Playstation, Xbox
  • Testé sur : PC et Steamdeck
  • Prix : 59,99€
  • Taille : 120 Go
  • Date de sortie : 3 août 2023
  • Dispo en : Dématérialisé
  • Magasins : Xbox, PS4, PS5, PC (Steam)

 

 

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