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[Test] The Deer God - La rédemption féérique - PS Vita

Image de couverture de [Test] The Deer God - La rédemption féérique - PS Vita

Aujourd’hui nous allons déballer et tester la version physique de The Deer God proposée par Red Art Games. “RAG” est un éditeur et distributeur Français qui est arrivé sur le tard dans le cercle très fermé des éditions à tirages limités (2018).

Si vous me suivez sur Twitter vous savez déjà très certainement que je scrute avec attention leur actualité et leurs annonces.

Graĉe à eux donc, nous avons la possibilité aujourd’hui de tenir entre nos mains The Deer God en édition physique pour PS Vita. Il s’agit du dernier jeu publié par l’éditeur sur ma console fétiche avant que Sony ne ferme définitivement les vannes et ne produise plus aucune cartouche (en Europe). The Deer God est donc le 6e et dernier élément de la collection Vita Red Art Games.


Fiche technique :

  • Genre : Contemplatif, Aventure
  • Développeur : Crescent Moon Games / Red Art Games
  • Plateformes : PS Vita (disponible également sur PS4)
  • Prix : 24,99 € en édition physique
  • Tirage : 2000 ex.
  • Version : 1.00
  • Taile sauvegarde : 1 Mo
  • Date de sortie : 2019 (physique)
  • Disponibilité : Edition physique / Dématérialisé
  • Platine : Oui
  • PS TV : -
  • Test sponsorisé : Non
  • Obtenu via : L'éditeur

 

L’édition physique limitée

Premièrement, si le jeu The Deer God est une édition limitée en terme de tirage, il ne s’agit pas d’une édition collector (parfois l’amalgame est fait). Seule la boite standard du jeu est présente.. et une belle boite ! Le visuel de celle-ci est particulièrement réussi.

Face avant

La face avant reprend en image ce que l’on peut vivre in-game, surmonté du titre du jeu, façon pixel art. Le logo du studio Crescent Moon est lui aussi pixelisé pour coller au jeu. Il ne manquerait plus que le PEGI 7 pixélisé et tout serait parfait ^^. Hélas certaines choses ne sont pas possibles.

Sur la tranche, petite déception, avec du grand classique : texte noir sur fond blanc. Question d’uniformité ou choix graphique ? Chaque jeu de la collection PS Vita de Red Art Games est ainsi. C’est un peu dommage mais soit… on le trouvera plus facilement dans l’étagère.

Dos

Le dos de la boite quant à lui reprend l’esprit de la face avant, en ajoutant 2 screenshots représentatifs de l’aventure… C’est tout ? Oui, il n’y a pas de description.

Enfin la cartouche reprend le visuel de la boite et comporte le product id “PCSB 01282”.

 

Manuel d’utilisation

Si hélas, on le regrette, le manuel du jeu est absent en version papier. La bonne surprise est que The Deer God dispose d’un manuel numérique (disponible sur l’écran d’accueil).

Celui-ci, est travaillé, très beau, est très complet. J’ai presque envie de prendre des screenshots de chaque page puis de me l’imprimer… dommage qu’il ne soit pas inclus !

A noter que le manuel est uniquement en anglais, tout comme le jeu. Amis qui peinez avec les langues étrangères, soyez prévenus !

manuel du jeu

Je pense qu’il est maintenant temps de parler du jeu en lui-même !

 

La légende du chasseur

Si le titre du jeu parle de “Cerf”, non, l’histoire ne commence pas comme on pourrait le penser avec votre naissance, façon film d’animation de Walt Disney… avec vos 2 parents et un doux foyer où vous abriter.

le chasseur
Dis donc Marcel, c'est pas avec ce temps pourri qu'on va dégoter du gibier !

 

Non, vous êtes un chasseur, amateur de bonne bière, de galinettes, et de tir au cerf !
Votre vie n’est pas celle de criminel mais... un jour, une de vos attaques contre la nature -celle de trop- se retourne contre vous.

A peine après avoir shooté une biche et son faon vous voilà attaqué par une meute de loups… Game over, on remballe, vous êtes écroulé au sol.

C’est à ce moment précis que le Dieu des cerfs vous fait monter dans un halo de lumière au paradis... des cerfs, afin de vous expliquer que votre acte va avoir pour conséquence de vous réincarner dans un jeune faon, afin d’accomplir les grands projets que l’on a pour vous. Rien que ça !

le dieu cerf
Il va être temps de changer mon petit...

 

Petit problème, vous êtes le seul à le savoir, bien sûr, le reste du monde ne verra en vous qu’un petit cervidé fraîchement né.

 

Le début d’une aventure contemplative

Pour présenter visuellement et esthétiquement The Deer God, il n’y a pas besoin de passer par quatre chemins.

C’est beau, très beau. Nous sommes mis face à un jeu 2,5D… c’est à dire scrolling horizontal avec progression 2D, dans un univers modélisé en 3D. S’il fallait expliquer le style 2,5D … trois mots : Little Big Planet.

pixel art
Végétation détaillée, "pixel art", effets de lumières, le rendu visuel est soigné

 

Le charme de ce monde vient tout d’abord du choix de générer celui-ci avec des blocs de pixels (un peu plus finement et avec davantage de détails de terrains que le ferait Minecraft). Cette méthode fait énormément penser au principe des voxels : De grands éléments composés d’une infinité de petits éléments cubiques (ou non).

Ensuite ce charme se traduit également pour la choix d’un cycle jour/nuit très réussi qui illumine totalement la scène et en change de manière transparente et très progressive la palette de couleurs. Bleu de l’aube, jaune/vert le jour, rougeâtre au coucher de soleil, violet, etc.

Les éléments de décors et différents protagonistes adoptent eux aussi un aspect pixel et un character design dont la personnalité me plait beaucoup. A vous de voir si c’est également votre tasse de thé ^^.

chara design
Si les décors sont détaillés, ils manquent parfois de contraste.

 

La survie avant tout

Le but du jeu est premièrement de survivre. Comment cela se matérialise-t-il ?

3 jauges vous accompagnent en permanence dans le coin haut gauche de votre interface. Chaque jauge se vidant ou se remplissant en fonction de la situation :

jauges

La santé (rose)

Élément central, la santé est primordiale, si cette jauge se vide complètement suite à un nombre répété d’attaques ou blessures, c’est fini, c’est la mort. Elle se rempli petit à petit automatiquement jusqu’au maximum.

La faim (vert)

Cette jauge représente les calories qu’il vous reste avant d’être en hypoglycémie (en gros). Si votre jauge de faim est au plus bas, cela va dégrader considérablement et rapidement votre santé, menant à la mort.
Elle se vide par petites fractions, très régulièrement. Pour la remplir de nouveau il faut manger des fruits et autres baies qui se trouvent au sol ou dans les arbres.

La puissance (bleu)

Est votre jauge gérant la réserve d’énergie pour les attaques. Elle se vide au fur et à mesure que vous attaquez ou sautez dans tous les sens. Elle se remplie à nouveau lorsque tout est paisible dans votre comportement.

 

La survie c’est savoir gérer correctement toutes ces variables et ne pas bourriner. Cela ne mènerait qu’à votre perte. Essayez de durer le plus longtemps possible sans mourir (ce que je n’ai pas vraiment pris au pied de la lettre lors de mon tout premier run).

Débusquez et ramassez des artefacs noirs scintillants en forme de tête de cerf afin d'augmenter votre nombre de "vies" (réapparaître immédiatement et dans le même état après une mort).

tete
S'il ne vous en reste aucune, vous repartirez de très loin et perdrez votre "évolution en âge"

 

Apprendre de ses ancêtres.

Ce paysage idyllique est un endroit idéal pour la contemplation, mais pas que. Vous irez à la rencontre de nombreux personnages et “ancêtres cerfs” plus ou moins âgés. Comme dans la réalité, les ancêtres ont beaucoup à nous transmettre. C’est ainsi que de vieux cerfs vous apprendront des compétences : Double saut, attaque, démolition, etc…

ancetres
Le pouvoir de la force, maîtriser, tu dois...

 

Ce ne seront pas les seules rencontres puisque vous croiserez de nombreux autres animaux (terrestres, insectes, rampants, volants…) plus ou moins pacifiques. Il se pourrait même que vous deviez faire face à la nature humaine… qui était la vôtre il y a peu de temps.

Pas mal d’items (plus ou moins cachés) seront collectables. Il faudra également venir à bout de quêtes et autres mini puzzles afin de récupérer quelques objets, “vies” et power ups..

rencontre
Vous ne rencontrerez pas que des humains mauvais...

 

Les power ups sont des “one shot” qui vous permettront d’effectuer des choses bien sympa, mais une seule fois ou sur une durée très limitée… snif. Alors il faudra les économiser et surtout ne pas les utiliser par erreur.

Ils se divisent en 2 catégories : les “sombres” et les “lumineux”... certains s’acquièrent en faisant le bien, d’autres le mal. Question de karma...

 

L’inventaire de la mine

L’inventaire de The Deer God ressemble beaucoup à celui de minecraft, avec sa barre d’accès rapide en bas et l’inventaire complet sous forme de grille au dessus. Même si sur le principe, le fonctionnement est identique, il est plus complexe que cela.

inventaire

Trois colonnes de tableau se partagent l’affiche :

  • à gauche les capacités acquises (et infinies)

  • au milieu la grille de power ups

  • à droite la description des power ups

 

Au dessus de tableau se trouvent les 2 bois du cerf contenant à la manière d’un chandelier des items spéciaux. Quand vous êtes petit vous ne disposez que de 2 emplacements, mais vos bois poussent avec l’âge...

 

Sauver ma vie...

La façon officielle de sauvegarder une portion de jeu c’est de faire une rencontre avec une biche et hop un petit coup… de coeur plus tard un bébé bambi éclos. créant une sorte de checkpoint. Mais ce n’est pas tout… le jeu sauvegarde automatiquement à des moments clés, avant de rencontrer un boss ou un personnage, en rentrant dans une maison, etc.

L’aspect sauvegarde était très déroutant pour moi depuis le début. Au lieu de sauvegarder uniquement lors de ces moments clés, la sauvegarde a lieu de manière répétée lors d’autres événements comme… la mort… étrange.

Il m’est arrivé de ne plus pouvoir jouer car la sauvegarde me faisait apparaître à un endroit où je venais de mourir, donc je re-mourrais immédiatement… donc loading en boucle… donc obligé de recommencer de zéro...

Bref, même si cela n'est arrivé qu'une fois, je pense que si il y a un aspect dans le jeu qui mériterait une grosse amélioration, c’est cela (étant une fonction vitale).


La longue aventure de l’évolution

Si le monde qui se déroule (littéralement) devant vous est généré de manière plus ou moins aléatoire et automatique, votre avancée dans le jeu dépendra surtout de l’accomplissement des quêtes qui vous sont proposées. Ainsi vous pourrez faire des centaines de kilomètres sans même avancer d’un seul pourcent dans le jeu. A l’inverse si vous avez eu la bonne idée d’accomplir une quête (elles sont souvent très simples), votre pourcentage de progression augmentera (visible dans la sauvegarde). Soyez donc attentifs à ce que vous disent et vous demandent vos rencontres.

saves
La sauvegarde résume votre "âge", le poucentage d'avancée, le nombre de jours de survie, la difficulté

 

Les ennemis sont très variés et de tous poils… ils disposent tous de leur jauge de vie et sont plus ou moins rapides et faciles à exterminer. Vous pouvez également effacer de la carte les animaux pacifiques (et même vos congénères), augmentant ainsi votre karma de noirceur et réduisant l’amour qu’ils vous portent (jauge sous forme de petit coeur qui se vide)… fichtre.

chasse
Toi tu me rappelles quelqu'un...

 

Le jeu est ponctué de boss. Qui -pour certains- relèvent fortement la difficulté. Ils ne sont pas impossibles, bien entendu, mais ont une jauge de vie bien costaud. Leurs patterns sont heureusement faciles à identifier à la longue. A vous donc l’immense responsabilité de ne pas mourir trop souvent avant de les rencontrer, ni d’utiliser trop de power ups pour rien.

boss
Arriver sur ce boss "à vide", fut une très mauvaise idée...

 

Enfin attention, de manière globale à ne pas mourir bêtement dans des pics acérés car l’utilisation du dash avec la touche carré vous propulse de nombreux mètres en arrière (vers la gauche) si vous ne maintenez pas la touche de direction, et ce, même si vous êtes orienté vers la droite… très bizarre.

 

Une chanson douce, que me chantait ma maman...

Amis fans de musique expérimentale, que dis-je abyssale, vous serez comblés. De profondes basses accompagnées de notes synthétiques à la limite de l'électro vous accompagnent… mais tout en douceur ! Ici pas de discothèque non… une bande son tout aussi contemplative que le reste.

C’est totalement dans ce que j’aime et surtout cela m’a permis de m’immerger plus profondément dans la narration de The Deer God.

Les effets sonores ne sont pas en reste et agréables. Bien entendu celui du "galop" sera omniprésent... :D

Techniquement parlant

The Deer God est fluide mais il arrive de constater des saccades se produisant à intervalle régulier lors de la progression dans l’univers. Je m’explique, quand on avance vers la droite par exemple, on sent pendant une fraction de seconde que le jeu est en train de générer la suite. Ce n’est pas une gêne trop handicapante dans le gameplay et on s’y fait vite mais c'est omniprésent.

Techniquement c’est beau, très beau, l’osmose entre graphisme, histoire, gameplay et musique est pour moi parfaite. La gestion des différents plans (parallaxe) avec des événements se passant au loin et très près de la caméra n’est pas anodine bien au contraire. De même la gestion des conditions météo (tempête, éclairs, pluie, vent, neige…) est très inspirée et bien rendue.

meteo

 

Les temps de chargements sont un poil long mais restent corrects pour le genre (et ne rivaliseront jamais avec ceux de Lara Croft Go qui étaient abominablement longs).

Enfin, si le jeu a été patché afin d’adresser quelques bugs de génération de terrain. Hélas ces patchs n’éliminent pas complètement le problème. Il m’est parfois arrivé de me retrouver face au vide en revenant sur mes pas, ou encore de passer à travers une paroie et me balader sous le sol… puis être propulsé dans les air jusqu’au plancher des vaches.

langoliers
Thanos a encore frappé, le monde s'est désintégré derrière moi...

 

Ce problème et celui de la sauvegarde (même s’ils se produisent très rarement) encouragent la synchronisation régulière et manuelle de la save du jeu, soit sur le PC soit sur le PS+.

 

Les trophées et la durée de vie

La liste des trophées de The Deer God est complète. Elle en comporte 30, qui seront déblocables non seulement en progressant dans le jeu mais aussi en effectuant de nombreuses quêtes annexes. Il faudra bien entendu battre tous les boss et finir le jeu mais aussi collecter pas mal de petites choses, se débarrasser d’ennemis de façon particulière et en nombre.

trophees
Il y aura également des choses à ne pas faire sur une longue durée. Je vous laisse découvrir cela.

 

Le jeu en lui-même n’est pas difficile, c’est plutôt la compréhension de ce qu’il faut faire ou ne pas faire qui l’est. En cela il se rapproche beaucoup d’un rogue like où la seule façon d’apprendre à cerner le jeu (et l’apprécier) c’est d’y jouer encore et encore.

adulte

 

Conclusion, la rédemption ou le trépas ?

The Deer God est clairement une bonne idée, une oeuvre artistique plus qu’un jeu.

Il dispose d’une réalisation graphique soignée, une direction musicale très intéressante, et une histoire qui change un peu des habitudes.

Si quelques points techniques viennent hélas entacher le tableau (sauvegarde hasardeuse et bugs de génération), The deer god permet de passer un bon moment de contemplation mêlée d’action. Que vous soyez du genre à rusher ou plutôt farfouilleur, il saura vous amadouer et vous immerger dans son monde rempli de nombreux détails, tableaux, personnages...

décors

 

On a aimé :

  • Une esthétique exemplaire, variée et colorée
  • Des musiques immersives et de qualité
  • Une histoire et une narration bien ficelées
  • Des quêtes
  • Manuel digital très bien fait
  • De nombreuses personnages, ennemis et rencontres
  • De nombreuses aptitudes et power ups
  • L'évolution de votre cerf

 

On a moins aimé :

  • L’attaque dash par défaut à gauche, menant parfois à la mort
  • Un système de sauvegarde à revoir
  • L’impression d’être perdu / de tourner en boucle par moments
  • Le stress de devoir s’alimenter en permanence :D

 

Ce que l’on aurait voulu

  • Mourir moins bêtement
  • Des points de sauvegardes clairs et/ou manuels
  • Un manuel imprimé

 

Dans le même genre :

  • Little Big Planet
  • Duck Tales remaster
  • I Am The Hero

 

Notes :

Graphismes :
Très bons, variés, soignés, pixelisés comme il le faut. Cependant en retrait comparé à d'autres plateformes.
7/10
Musique et sons :
Un musique immersive qui tient la route, des bruitages sobres.
7/10
Gameplay :
On n'est pas complètement à l'aise avec l'inventaire les sauvegardes et les divers bugs / ralentissements qui gâchent un peu la fête.
5/10
Scénario et histoire :
Une histoire originale, surnaturelle, émouvante...
7/10
Durée de vie :
Un jeu qui peut être dégusté de longues heures mais aussi picoré sur de courtes sessions. Des trophées qui ajoutent un peu de piquant et récompensent le "complete" du jeu.
7/10
Rapport qualité / prix :
Une édition physique limitée à ce prix c'est tout à fait honnête. Bien que des patchs soient déjà inclus sur la cartouche, j'espère que d'autres viendront parfaire la donne.
7/10
Coup de coeur :
The Deer God arrive à mêler une œuvre contemplative et un jeu. Si les débuts m'ont un peu perdu, je l'ai ensuite beaucoup apprécié.
6/10
Total : 6.6/10

 

N'hésitez pas à commenter et nous dire ce que vous avez pensé du test et du jeu !

Nous remercions Red Art Games qui nous a fourni une copie de review du jeu


 


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