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[Test] Thunderflash - Switch

Image de couverture de [Test] Thunderflash - Switch
Consultez directement le verdict

Seep et Ratalaika Games nous replongent dans les années 80, époque des premières consoles, micro ordinateurs et incontournables salles d’arcade avec un jeu inédit, hommage aux run & gun vue de dessus, j’ai nommé Thunderflash !

 

Fiche technique :

  • Genre : Arcade, Run and gun
  • Développeur : Seep
  • Editeur : Ratalaika
  • Langues : Anglais, italien, français, espagnol, allemand, japonais
  • Plateformes : Nintendo Switch, Playstation 4, PS5, Xbox One, Xbox Series S|X
  • Testé sur : Switch Lite
  • Prix : 4,99 €
  • Version : 1.0.0
  • Taille : 106 Mo
  • Date de sortie : 26 février 2021
  • Disponibilité : Dématérialisé

 

Contexte universel

Eh oui, qui dit années 80/90, dit la guerre ! (oui, bon, ok j’aurais pu dire ça pour n’importe quelle période…)

A cette époque la guerre du Vietnam bien que terminée, laisse une légère odeur de napalm dans les souvenirs, la guerre froide est en passe de se terminer, différents conflits animent les journaux télévisés, Rambo tient la tête d’affiche au cinéma et les séries TV telles que “l’enfer du devoir” passent en boucle. Il y a donc matière à inspirer encore une fois le secteur du jeu vidéo avec de nombreuses sorties mettant en avant ces conflits, que ce soit dans le domaine de la stratégie, la simulation, le shoot’em up ou encore les jeux d’action avec des commandos d’élite plongés au coeur de la jungle ou de la sibérie.

Dans le domaine du Run & gun, véritable genre à part entière, propulsé entre autres par SNK et Capcom, de nombreux titres font la part belle à l’action pure, et dégainent le concept de “one (or two) man army”. Seuls contre tous, une poignée de soldats doit venir à bout d’une organisation ou une armée entière.

On tient là le thème et le cadre qui vont nous mener aujourd’hui, en 2021, à la proposition de Seep : se remémorer ces jeux mythiques avec un titre qui s’empare de tous les codes de l’époque : Graphismes 2D basse résolution de type 8/16 bits, musiques chiptune caractéristiques et gameplay on ne peut plus éprouvé, le tout bien évidement enrobé d’un scénario à faire pâlir les plus grands auteurs d’Hollywood.

 

Pre-Briefing

Thunderflash nous accueille comme il se doit par un premier écran de choix de langues proposant le français aux côtés de l’anglais, l’italien, l’espagnol, l’allemand et le japonais.

Vient ensuite un écran de configuration expliquant de manière animée et visuelle les commandes de jeu, proposant de manière inhabituelle un choix de quantité de crédits plutôt que de les ajouter un à un avec une touche simulant le monnayeur : 10, 15 ou 20 (généreux mais pour l’instant bloqué à 10 !). Enfin un filtre CRT (écran cathodique) peut être activé ou non. Préférant un rendu pixel perfect sans artifices, je l’ai immédiatement désactivé.

options

Un condensé de praticité

Une fois ces petits réglages effectués (bien que mémorisés, il faudra les valider à chaque lancement), nous appuyons sur “+” et découvrons un petit écran carré (Donnant l’illusion que notre Switch vient de se transformer en GameBoy Color ou Neo-Geo Pocket).

loading

Warming up now...

Petite simulation d’écran de chargement de la ROM… Ahhh que j’aime ces petits détails... et enfin l’écran titre qui entend en mettre plein la vue et les oreilles. Aux premières loges, deux héros musclés prêts à en découdre !

menu

Sont proposés plusieurs modes de jeu :

Arcade : comme son nom l’indique, vous partez avec un des deux héros : Rock ou Stan, et devez mener l’aventure de bout en bout avec le nombre de crédits choisis. C’est le mode de jeu principal où vous passerez certainement le plus clair de votre temps.

Sélection d’étape : Permet de reprendre le jeu en cours de route et commencer avec le total de crédit à partir de n’importe lequel des vingt quatres tableaux. (Il faudra bien entendu au préalable les avoir débloqués pour qu’ils soient accessibles). Ce mode permettra aux personnes ayant le plus de difficulté à conserver des crédits intacts de continuer de progresser dans l’aventure malgré une mort prématurée.

Boss Rush : Vous invite à enchaîner les différents boss du jeu avec seulement 4 crédits… avis aux hardcore gamers…

Survie : Qui porte lui aussi bien son nom vous proposera de faire face à des vagues de drones dans une arène. Vous pouvez choisir parmi 6 thèmes et en avant pour de la purge de vilains ennemis robotiques. Le but sera d’en dégommer un maximum tout en essayant de rester en vie le plus longtemps possible. Dans ce mode il sera non seulement possible de choisir un des deux héros mais également la répartition de vos compétences entre armure, vitesse et puissance de feu.

2 players

Le point commun de tous ces modes de jeux est qu’ils proposent de jouer solo ou bien à deux ! Après avoir terminé une première fois le jeu vous aurez également la possibilité de passer en difficulté hardcore :D

 

Ready player one

Notre aventure commence au "Kashmir" (oui, la version pixelisée du Cachemire...) où l’équipe Thunderflash devra dégommer une organisation criminelle sobrement nommée “Bloody Wolf”, disposant d’un cheptel de mercenaires proche de l’infini et faisant aussi dans les armes non conventionnelles de haute technologie. A sa tête, plusieurs membres énigmatiques, très puissants, disposant de pouvoirs secrets et ressources inattendues. Dénominateur commun ? tous font dans la manipulation de masse avec des implants cybernétiques leur permettant de lever une armée d’esclaves voués à leur cause, des mercenaires ++ quoi !

briefing

T’es mignonne, c’est gentil merci...

Afin de mener à bien cette mission, le jeu devra savoir quel héros vous comptez incarner : Rock ou Stan ? Outre leur apparence, difficile de savoir ce qui peut bien les différencier. Dans le cas d’une partie à deux vous devrez choisir qui incarne qui, pas de doublons…

 

Parachuté aux quatres coins du monde

Vous voici donc catapultés sur le terrain. Dans le cas d’un jeu en solo vous ne serez pas accompagné et devrez vous débrouiller seul, votre acolyte étant certainement occupé à faire le ménage dans une autre zone du théâtre de guerre, il ne montrera pas son joli minois à l’écran.

Le jeu démarre donc par un environnement 2D façon pixel art d’époque, disposant d’une vue de dessus. A l’écran, votre personnage se déplacera tel un Link dans un bon vieux Zelda.

mission starts

Ah bah il est où mon avion ?

La prise en main est simple et surtout immédiate avec des contrôles très limités mais suffisants pour ce type de jeu : Flèches directionnelles ou stick analogique gauche pour se déplacer suivant 8 directions (droite, gauche, haut, bas ainsi que les diagonales), A pour tirer avec votre arme principale (aux munitions illimitées), X pour utiliser votre arme secondaire.

La direction du tir va de pair avec la trajectoire de votre joueur, c'est-à-dire que si vous vous déplacez à droite, votre tir vise la droite de l’écran, si vous vous déplacez vers le bas vous tirez en bas. Nous ne sommes donc pas du tout dans un twin stick shooter (ou certains autres run 'n gun un peu plus récents comme Hive Jump par exemple) où vous pourriez à la fois vous déplacer dans une direction tout en tirant dans une autre. Bien que plus pratique ce n’est pas le schéma de commande retenu ! Ce qui m’a amené à rompre avec mes habitudes - étant avant tout fan de twin stick shooters - et m’obligeant à “repenser” ma façon de jouer, pour quelque chose de plus stratégique que bourrin (oui j’ai perdu la main depuis le temps !).

char diagonales

Mais vise le char bord** $%*@ !!

La progression est très linéaire et consistera en une succession de tableaux de la largeur de l’écran dont le défilement sera tantôt vertical, tantôt horizontal. Ici, pas de notion d’exploration, pas d'embranchements ou de cartes immenses (Chaos Engine sur Amiga), il s’agira avant tout de couloirs plus ou moins encombrés d'obstacles où l’on pourra avancer, stationner ou rebrousser chemin.

linéaire

Les limites sont plutôt claires.

vue côté

Dans ce cas-ci, la vue donne l’illusion d’être un peu plus au raz des pâquerettes. Top down ou side scrolling finalement ?

 

Hud intelligent

Thunderflash a la bonne idée (comme certains portages arcade actuels) de déplacer le hud (interface d’information) en dehors de la zone de jeu pour ne pas l’encombrer inutilement et profiter de l’espace laissé libre par les bandes noires. Celui-ci s'affiche donc sur le quart gauche pour le joueur 1 et le quart droit pour le joueur 2.

Les informations sont dans l’ordre :

  • Barre de vie du joueur,
  • Score actuel,
  • Nombre de munitions de l’arme secondaire et principale,
  • Tête du joueur… dépendant directement de sa jauge de santé (Doom style) et des tirs qu'il prend.
  • Enfin tout en bas, le nombre de crédits restants.

 

frais

Bon, là mon gars a l’air plutôt frais mais ça ne va pas durer… On en profite pour découvrir d’où provient l’inspiration de certaines séquences qui ont parfois un air de déjà vu.

défoncé

Lui par contre il a pris cher… Oh la zolie moto !

 

Un bestiaire plutôt sage

La plupart de nos ennemis sont humains (même si parfois un peu customisés). Des mercenaires qui avancent vers vous tout en tirant. Ils disposent d’armes variées, allant du couteau de corps à corps à des armes à feu plus lourdes à la portée parfois conséquente... ainsi que des grenades (bien reloues d’ailleurs). Contrairement à vous, ils peuvent tirer dans une “infinité” de directions et vous toucher où que vous soyez… un peu injuste quand on sait que vous n’avez “que” 8 directions à disposition. Leur pattern est parfois plus simples avec un chemin rectiligne tout tracé qu'ils suivent sans s'en écarter.

lance flamme

Pu*** de lance-flammes ! A peine entrés dans l’écran, notre héros est en danger quasi immédiat.

D’autres ennemis un peu plus gros (et semi-statiques) sont matérialisés par des blindés ou tourelles, heureusement coincés la plupart du temps derrière une clôture.

char 2

Impossible donc pour eux de venir vous écraser, et impossible pour vous de les contourner… malin.

Vous aurez droit aux classiques mines à déclenchement brièvement retardé, lasers, arcs électriques et bien d‘autres choses encore.

mines

Hmmm, on va jouer à saute mouton je crois… ah bah non, on ne peut pas sauter.

tranche

Si les sols se mettent également à devenir dangereux, où allons nous !

Enfin, tout cela c’est sans compter sur l’appui de frappes aériennes avec des séquences où de bon gros avions larguent des bombes sur le champ de bataille. Et devinez quoi ? Les explosions font uniquement des dégâts à votre perso ! Et ouais ! No friendly fire, man !

Gameplay classique oblige, quand les ennemis vous effleurent, votre barre de vie baisse, et quand vous vous trouvez à proximité immédiate, il est encore plus difficile de les dégommer en visant dans la bonne direction. Seule solution, rester loin d’eux, quand c’est possible.

En cas de mort (et ça arrivera... beaucoup), vous réapparaissez exactement au même endroit et une invincibilité temporaire sous forme de halo bleu vous est accordée.

 

Pistolet Millenium

Les armes à disposition sont variées dans les types de tirs qu’elles offrent mais sont au final très peu nombreuses. Le pistolet sera votre seul ami en illimité. Faites sauter quelques barils verts inoffensifs et vous obtiendrez des power ups sous forme de santé ou bien d’armes (primaires comme secondaires) : mitraillette, lance flamme, shootgun tri directionnel à large rayon d’action, sorte de gatling rayon vert, grenades, roquettes, etc. par contre aucune arme de corps à corps, pour la raison évoquée un peu plus haut.

gatling

Chaque arme “power up” dispose d’une cadence, d’une efficacité et d’une portée différentes. Elles resteront temporaires et pas vraiment illimitées car les munitions sont comptées et peu nombreuses. Si le maniement est on ne peut plus “direct” on regrettera que les diagonales soient compliquées à maintenir ou tout simplement déclencher.

papa noel

Une montre Casio digitale ? Que nenni !

Il arrivera que vous pensiez trouver des armes, mais à la place, certains barils vous offriront des trésors sous forme de lingots, croix de guerre et autres bibelots dorés tout droit sortis de la caverne d’Ali Baba. D’ailleurs certains d’entre eux vous attendent en nombre bien au chaud.

trésors

Même si vous n’aimez pas l’or, les récupérer augmentera votre score, “à l’or” ne passez pas à côté !

 

Boum. Ouille. Shoot. Splash.

Précédés par un écran “danger incoming, target acquired” et une alerte sonore stridente comme dans les meilleurs shoots, la pression s’élève tout à coup avec des boss qui sont difficiles avant tout par leur jauge de vie démesurée et les salves qu’ils envoient dans tous les sens, empêchant des tirs “justes” répétés. Ils sont même par moments accompagnés d'ennemis plus ou moins classiques dont la tâche sera de vous distraire et vous hôter de précieux points de vie.

Leurs patterns sont heureusement assez simplistes et répétitifs. Il suffira pour vous de “trouver le bon spot” et canarder à tout va pour se les faire tranquille avec un minimum de dégâts… Encore faut il pouvoir enclencher une %$*#& de diagonale...

boss

Le premier boss est un des plus basiques, il ne bouge même pas...

 

Un peu de variété ne fait pas de mal

Les missions de Thunderflash sont découpées en plusieurs sous-zones (25 au total), de nombreux thèmes graphiques se succèdent cachant au final une structure de level design qui ne change que peu. On avance, on canarde, on évite les obstacles, on dégomme des mini boss, on dégomme un boss de fin et… ah si ! On découvre quelques petites séquences où le gameplay sortira de sa monotonie !

Vous aimez les shooters ? Parfait ! Plusieurs phases de shoot sur véhicule sont au programme avec de la moto, du bateau, du jetpack, etc. Un coup horizontal, un coup vertical, je dois avouer que ça rythme bien les missions.

terminator

Hasta la vista, baby

bateau

Séquences shoot’em up vertical à bord d’un bateau d’attaque commando (un petit air d’hydra sur Lynx, sans l’effet de perspective cette fois)

jetpack

Encore du shoot’em up horizontal

marais

Enfin certains passages comme ici dans les marais, avec des barricades à dégommer et une notion d’altitudes (ennemis inatteignables, en hauteur sur des remparts) ajoutant un poil de variété.

Les écrans de fin de mission, comptabilisent des points bonus avec la vie restante et au niveau suivant elle remonte au max. Merci pour l'intention, c'est louable.

gameover

Autre intention louable, 5 crédits gratuits en plus pour la prochaine partie. Merci ! Souvenir de certains gérants de bars/salles qui offraient parfois quelques pièces aux plus fidèles joueurs. Pas besoin de carte de fidélité à l'époque :]

Globalement, on retiendra des graphismes variés dans les choix de couleurs, des conditions climatiques comme la pluie et une direction artistique très début des années 80, qui, si elle est plutôt réussie, ne compte pas rivaliser avec du SNK, même ancien (Metal Slug et les versions arcade de Ikari pour ne citer qu'eux explosent littéralement tout sur leur passage). Même constat du côté des animations qui ne sont pourtant pas mauvaises, loin de là ! N’oublions pas que Thunderflash est principalement l'œuvre d’une seule personne, ce qui est tout de même à signaler !

 

Monte le volume !

Thunderflash propose une bande son hommage aux vieux jeux arcade avec musiques, effets et voix caractéristiques des années 80. Une voix féminine commente les évènements majeurs se déroulant à l’écran : Démarrage de mission, récupération de bonus d'armes ou santé, arrivée de boss, mort, sortie de niveau, etc.

Les effets sonores des armes et ennemis semblent davantage issus du monde du shoot’em up ou du versus fighting et sont hélas ultra répétitifs et peu “satisfaisants”. Leur choix m’a parfois semblé peu judicieux. Par exemple, le son de votre pistolet ressemble davantage à un bruit de patate ou de balayette qu’envoie un personnage dans un Street Fighters II, le bruit que provoque le jet de grenades ennemis fait penser à un ressort qui se tend, et les cris des ennemis et explosions semblent tourner en boucle sans fin tellement il ne varient jamais.

boss

Les boss ne sont pas non plus l’occasion de découvrir énormément d’effets supplémentaires.

Bref vous l’aurez compris, je n’ai pas été convaincu sur ce point, c’est une expérience certes à l’ancienne mais surtout peu riche, qui manque de rythme et donne une impression de lenteur. Dommage car les premiers instants en jeu dès l’écran titre étaient prometteurs.

Autre bémol, les musiques sont peu mises en avant, laissant la scène sonore obstruée par ces effets disgracieux alors que tant d’autres jeux de cette époque proposaient l’inverse. Certaines d’entre elles sont non seulement en retrait mais aussi très calmes et peu dynamiques, participant là aussi à un sentiment de lenteur et un manque d’entrain. On est en mode infiltration ou bourrin là ?? J’ai comme un doute.

boss

"Pew pew pew, ziouf, aie, pew pew, ziouf, aie..."

 

C’est pas ma guerre !

Thunderflash n’est pas un jeu difficile et propose un gameplay qui ne déroute personne. Certes il y a des difficultés et un certain coup à prendre pour passer entre les balles tout en visant juste mais il n’y a rien de punitif. Le nombre de crédits est plutôt généreux (de plus en plus) et permet aux plus téméraires d’arriver au bout sans problèmes en l’espace de même pas une heure. Pour les autres qui, comme moi, sont un peu plus “rouillés” on va dire :D, la sélection d’étape sera salvatrice et la durée de vie un poil plus longue.

sélecteur

Le fameux sélecteur de mission

Le mode boss rush ainsi que le déblocage de la difficulté hardcore constitueront un pallier de plus côté défi. de quoi s’enjailler sur du scoring pur et dur comme c’était le cas en arcade et allonger un peu la sauce, la rejouabilité n’étant pas mauvaise !

Le mode survie vous permettra quant à lui de vous entraîner dans des conditions un peu différentes avec une arène fixe et un écran élargi au maximum. Un petit bonus sympathique qui vous occupera quelques temps à effectuer du scoring là aussi.

arène

Un petit air de “Rock Boshers DX”

Au crédit de la durée de vie on ajoutera que le mode deux joueurs permettra de profiter d'une expérience légèrement plus dynamique en co-op, ce qui pourrait s'avérer un peu plus fun que tout seul abandonné... Si vous êtes accompagné il y a des chance que ce mode devienne votre privilégié.

 

L’arcade... avec des limites

Si Thunderflash veut nous proposer une expérience sous forme d’hommage à arcade, j’ai pu constater en de rares occasions des ralentissements de rythme. La progression du personnage, des ennemis ainsi que la cadence des tirs diminuant drastiquement de façon inexpliquée. La Switch est une machine particulièrement bien adaptée à ce genre de jeux ou portages arcade et les titres de type ACA Neo-geo ou compilations de type Psikyo sont d’une fluidité sans compromis, il est dommage qu’un jeu de ce genre, aussi récent et peu cher soit il, souffre de ce genre de mésaventures. Espérons que ce “bug” soit corrigé prochainement.

Autre petit point “dommage”, mais je pinaille, si on compare à Ikari Warriors, on ne peut pas s’emparer de mini chars ennemis. Bah quoi ? il était plutôt fun de pouvoir rouler sur eux… :D

Enfin le point qui m’a le plus dérangé : Thunderflash est de par sa nature une ode au scoring... mais il ne dispose pas de leaderboard, encore moins en ligne, seul le meilleur score est affiché et il n’y a aucune interface pour entrer ses initiales en fin de partie. Bof bof d’avoir retenu le comportement “console” sur ce coup.

 

Verdict :

Les +

  • Un bel hommage aux run & gun arcade
  • Beaucoup de missions
  • Environnements variés et parfois très bien rendus
  • Différentes armes et powerups
  • Bonne ambiance musicale
  • Choix entre effet CRT ou pixel perfect
  • Choix de difficulté à débloquer (plus de crédits)
  • Rejouabilité

Les -

  • Gameplay daté et poussif
  • Les effets sonores basiques et répétitifs
  • musiques peu mises en avant
  • Quelques fautes de traduction
  • Rares ralentissements inexpliqués
  • pas de leaderboard

On aurait aimé :

Un mode twin stick shooter ?, (Online) leaderboard ?

Dans le même genre :

Ikari Warriors (SNK), Victory Road (SNK), Commando (Capcom), Mercs (Capcom), Shock Troopers (SNK), Thunderzone (Data East), Chaos Engine, etc. Il y en a des tonnes.

Graphismes :
Même si c'est parfois inégal, globalement les graphismes sont un hommage pertinent à ce qui se faisait du temps des premiers run 'n gun arcade/consoles
7/10
Musique et sons :
Bien dynamiques sur le menu, les musiques sont plus sages et en retrait par la suite. Les bruitages sont bien le reflet d'une époque mais très répétitifs et parfois mal choisis
5/10
Gameplay :
Le gameplay est d'une simplicité sans pareil, on avance on tire. Il reste toutefois plus "sportif" côté visée et tir.
5/10
Scénario et histoire :
Nous ne sommes pas sur le scénario le plus recherché qui puisse exister mais nous avons compris que tout cela n'est qu'un prétexte à la castagne, comme d'hab'.
6/10
Durée de vie :
Bonne durée de vie pour un jeu arcade avec des modes de jeu et difficultés additionnelles. Le mode deux joueurs est un plus, contrebalancé par un leaderboard inexistant.
6/10
Rapport qualité / prix :
Pour 2€ de moins qu'une réédition arcade habituelle on découvre un jeu inédit et plutôt bien réalisé compte tenu de la tranche de prix
8/10
Coup de coeur :
J'ai vraiment apprécié Thunderflash avec son petit goût de vintage et ses références (ou reprises) à des jeux et une époque qui me sont chers. A deux doigts du gros coup de cœur.
7/10
Total : 6.3/10

 

Nous remercions Ratalaika Games et SEEP qui nous ont fourni une copie de review du jeu

 

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